Quand les parents refont la carte scolaire

En Loire-Atlantique depuis le milieu des années 2000, une quinzaine d’écoles publiques ont été créées dans des communes qui en étaient dépourvues depuis la fin des années 1950. Ces créations d’écoles sont provoquées par des parents qui déplorent l’impossibilité d’une scolarisation sur place dans une école publique. Le plus souvent, il s’agit de couples de biactifs, nouveaux résidents périurbains, diplômés du supérieur, exerçant un emploi intermédiaire ou supérieur.

À Saint-Hilaire de Clisson, l’école (sur la photo) a été ouverte à la rentrée 2017, à proximité de l’école privée, avec laquelle elle constitue comme le dit la municipalité un pôle scolaire. Dans la plupart des cas, la réouverture ne se fait qu’après constitution d’une association qui pour voir son projet aboutir doit prouver l’existence d’une demande permettant l’ouverture d’au moins trois classes. Dans certaines communes, les parents ont eu à demander l’appui des services départementaux de l’Éducation nationale, voire du sous-préfet pour faire accepter leur projet par le maire. En général, au bout de 2 ou 3 ans, un agrandissement est nécessaire, si le projet initial ne comportait pas de classes en réserve. C’est un exemple d’évolution de la carte scolaire résultant de l’appropriation de la question scolaire par les parents d’élèves.

Rémi Rouault