RECOMPOSITIONS URBAINES ET NOUVEAUX ESPACES DE CONSOMMATION EN ALGÉRIE

Les dynamiques commerciales aux périphéries des villes de l'Est algérien

L'Harmattan, 2017, 275 pages, ISBN 978-2-343-11122-3
Nadia KERDOUD

Méconnue depuis l'Indépendance en 1962, repliée sur elle-même pendant "les années noires" du terrorisme, l'Algérie vit depuis une vingtaine d'années des changements multiples et profonds. L'ouverture du pays à l'économie de marché, à partir du milieu des années 1990, permet la diffusion du commerce international. À Constantine de nouvelles centralités commerciales émergent aux périphéries de la ville ; et dans nombre de villes de l'Est algérien de nouveaux pôles commerciaux s'imposent. Ces espaces ne sont pas programmés par l'État, par le haut, mais surgissent spontanément par le bas. Ils sont les lieux où s'expérimentent des pratiques commerçantes inhabituelles et où se donnent à voir les changements de la société.

Les mutations économiques et sociales et les bouleversements qui en résultant remettent en question l'organisation des territoires gravitant autour de Constantine. La ville historique aux ponts suspendus au-dessus des gorges du Rhumel va-t-elle conserver sa place incontestée de métropole de l'Est algérien, alors que s'instaurent à ses périphéries et dans les petites villes qu'elle dominait, des rapports inédits d'échange et de consommation ?

Nadia Kerdoud, docteure en géographie de l'Université de Caen Normandie, a enseigné en architecture à l'Université d'Annaba, en gestion des techniques urbaines et en management de projet à l'Université de Constantine. Le livre est tiré de sa thèse, soutenue en 2012.

En couverture : La Perle du Palace, un des nombreux édifices commerciaux qui forment, à partir de 2006, le lotissement légal de Ghazi, à la sortie Sud-Est de Constantine. La parcelle marchande a remplacé la parcelle résidentielle afin de renforcer la dynamique commerciale amorcée, dès 1999 à Onama, le lotissement illégal d'en face. Photographie de Nadia Kerdoud.