Les intellectuels face au pouvoir totalitaire, le cas tchécoslovaque

Lieu : Campus 1, Bât. Droit, salle du Belvédère, 4ème étage
Début : 17 mars 2011 - 16:00
Fin : 17 mars 2011 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : M. Boris Czerny
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Le Printemps de Prague débuta en janvier 1968 avec l'arrivée au pouvoir du réformateur Alexander Dubček et la tentative d'introduire un socialisme à visage humain. La volonté de se démarquer de la politique prônée par les caciques du communisme soviétique va se manifester par une libéralisation générale de la société tchécoslovaque dans le domaine social, politique et culturel Cette période de « redoux » va être de courte durée. Le 21 août 1968 l'entrée des tanks des armées du Pacte de Varsovie marqua la restauration d'une ligne politique dure et la normalisation de la société tchécoslovaque. En dépit de sa brièveté la Printemps de Prague eut un impact considérable. En Occident, l'écrasement d'un mouvement démocratique amena de nombreux intellectuels à revoir leur position en faveur de l'URSS et du mouvement communiste. Dans les pays d'Europe de l'Est le rôle des intellectuels dans le processus de libéralisation de la société tchécoslovaque inspira un vaste processus d'opposition au régime qui trouva un prolongement dans le renforcement de la dissidence en URSS et l'émergence du syndicat polonais Solidarnost.
M. Jan Rubes, spécialiste de Milan Kundera, professeur à l'Université libre de Bruxelles, traducteur entre autres de Vlaclav Havel qui fut une des grandes figures de l'opposition tchécoslovaque avant de devenir président de la République Tchèque et slovaque, consacrera son exposé au rapport entre le pouvoir et les intellectuels à travers la présentation de la situation en Tchécoslovaquie.
                                                                                      

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