La Norvège est aujourd'hui l'un des pays les plus opulents du monde : le cinquième pour le PIB par habitant, le premier pour l'Indice de Développement Humain.
Il y a un siècle encore, elle était l'un des plus pauvres d'Europe. Jusqu'en 1905, date de son indépendance, elle était quasi inexistante sur le plan politique. Incluse à la fin du XIVe siècle dans une union avec le Danemark, elle avait été cédée en 1814 à la Suède, au lendemain des guerres napoléoniennes. La révolution industrielle ne démarra véritablement qu'à l'aube du XXe siècle. Entre temps, le courant romantique et les aspirations à l'autonomie suscitèrent l'éclosion d'une culture spécifiquement norvégienne qui s'incarna dans la dernière partie du XIXe siècle dans des grands noms des lettres et des arts : Henrik Ibsen, Knut Hamsun, Sigrid Undset, Edvard Grieg et Edvard Munch, pour ne citer que les plus célèbres. Depuis 1901, la Norvège a joué un rôle majeur dans les relations internationales avec la création du Prix Nobel de la Paix. Après la première guerre mondiale, Fridtjof Nansen inaugura un engagement humanitaire qui se poursuit à l'heure actuelle, notamment dans le cadre de l'ONU dont Tryggve Lie, homme politique norvégien, fut le premier secrétaire général.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le parti travailliste - version norvégienne de la sociale-démocratie - domina la vie politique et mit en place une société de bien être performante. Le développement économique du pays fut accéléré dans les années 1970 avec la découverte et l'exploitation d'immenses gisements de gaz et de pétrole au large des côtes norvégiennes, qui assurent depuis lors la prospérité de ce pays.
L'ambition de ce colloque est d'analyser la complexité de la société et de la culture norvégiennes : les paradoxes, les effets positifs et pervers d'un bouleversement social et culturel qui s'est opéré sur une aussi courte durée. Il s'agira de dresser un bilan des quarante dernières années, dans une perspective pluridisciplinaire où seront envisagés les aspects culturels, sociologiques, politiques et économiques.
Avec la participation de :
Hans Christian BUGGE, Professeur à l'Université d'Oslo, expert en droit environnemental, Bjørn Kvalsvik NICOLAYSEN, Professeur à l'Université de Stavanger, Sindre Stenersen HOVDENAK, doctorant à l'Université de Sciences et de Technologie de Trondheim, Jean-François BATTAIL, Professeur émérite, Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), Eric EYDOUX, Maître de conférences honoraire, UCBN, Nathalie BLANC-NOEL, Maître de conférences, Université Montesquieu, Bordeaux IV, Kjartan FLØGSTAD, Écrivain et traducteur des écrivains latino-américains, Antoine JACOB, Journaliste, Thomas Hylland ERIKSEN, Professeur en anthropologie sociale à l'Université d'Oslo, Birger LINDANGER, Historien, Université de Stavanger, Helge HVEEM, Professeur en Sciences Politiques, Université d'Oslo, Viviane du CASTEL, analyste géopolitique et docteur en sciences politiques.
Ouverture du colloque :
Madame la Présidente de l'Université Josette Travert, la responsable de l'équipe de recherche ERLIS Anne-Marie Gresser, l'administatrice de l'OFNEC Catherine Bougy, le directeur artistique du festival Les Boréales Jérôme Rémy, la directrice du Département d'études nordiques Hanna Steinunn Thorleifsdóttir.
Organisé dans le cadre des programmes de l’équipe de recherche ERLIS, en partenariat avec le festival Les Boréales, 19e édition en 2010, et avec l'OFNEC.



