Les nouvelles séries télévisées américaines
Colloque co-organisé par le GRIC (Université du Havre), ERIBIA (Université de Caen) et l'ERIAC (Université de Rouen), avec le soutien du GRAAT (Université de Tours).
Depuis le milieu des années 90, une vague de nouvelles séries américaines concurrencent le cinéma dans la production d'œuvres originales, stimulantes et parfois subversives, contribuant à faire évoluer les modèles esthétiques et idéologiques.
Que l'on pense à 24, Ally McBeal, Big Love, Carnivale (La Caravane de l'étrange), Damages, Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Queer as Folk, Rome, Sex & the City, The L Word, The Tudors, ou The West Wing (A la Maison Blanche)...- ces séries ont toutes abandonné le format des épisodes indépendants et autonomes, la répétition fade de schémas préétablis que l'on trouvait dans les séries des années 80, pour se rapprocher très fréquemment de feuilletons à suivre, où le fait de manquer ne serait-ce qu'un épisode peut menacer notre compréhension de l'histoire dans son ensemble.
Ces nouvelles séries exploitent une mécanique du piège à la fois dans leurs intrigues et dans leur fonctionnement narratif et réflexif.
Comment les personnages et les spectateurs se retrouvent-ils piégés respectivement dans l'histoire et par le récit ?
Comment les spectateurs sont-ils emmenés sur des fausses pistes ? Leurs attentes se réalisent-elles ou sont-elles contrecarrées ?
Quels procédés narratifs utilise-t-on pour attirer les spectateurs d'épisode en épisode, puis de saison en saison ?
Quelles sont les conséquences idéologiques de ces « suites » prolongées, de ces conclusions sans cesse retardées ?
Quelles sont les avancées narratologiques de ces nouvelles formes de récit ?
Parviennent-elles à maintenir leur originalité ou tombent-elles finalement, à leur tour, dans le piège de la formule prévisible, du stéréotype ou du passage obligé ?
Quels sont les effets pervers de ces « pièges » à spectateurs ?

