Opéra et identité nationale

Lieu :
Début : 8 avr. 2005
Fin : 8 avr. 2005
Responsable(s) scientifique(s) : Gilles COUDERC
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Au cours des siècles et au gré des revendications identitaires, l’art opératique a dû s’adapter et ruser d’ingéniosité pour demeurer original et se détacher des modèles existants. Avec l’éveil grandissant des nationalismes, la question de la définition et de la création d’un opéra national a hanté les compositeurs, les artistes, les institutions, mais aussi le public d’opéra. En son temps, la création d’un opéra " allemand " a mobilisé les compositeurs de langue allemande de Beethoven à Wagner en passant par Schumann et Weber en réaction aux modèles que proposaient l’Italie et la France. De même, la création d’un opéra en langue tchèque ou hongroise a été une victoire des nationalistes sur l’hégémonie austro-hongroise. Benjamin Britten déplorait que contrairement aux autres nations européennes, la Grande-Bretagne ne jouissait pas d’un opéra national comparable à Boris Godounov, par exemple. Tels les écrivains rêvant du " grand roman américain ", les compositeurs ont aussi cherché à symboliser les valeurs de la nation américaine…

Dans le cadre de cette journée d’études, il s’agira de mettre en évidence les critères esthétiques retenus par les compositeurs, dans le choix du sujet, la rédaction du livret, dans la technique, les formes et l’expression musicales adoptées, qui participent de cette notion d’opéra national, sans oublier de faire mention du rôle joué par les institutions et le public.