Présentation
CE SITE EST EN COURS DE REACTUALISATION
Directrice d'ERIBIA : Anca Cristofovici
Conseil de Direction d’ERIBIA : Bertrand Cardin, Anca Cristofovici, Thierry Dubost.
PRÉSENTATION DU PROJET SCIENTIFIQUE LE THÈME CENTRAL ET SES DÉCLINAISONS PAR AXE D'EQUIPES INTERNES
MÉMOIRES CULTURELLES ANGLOPHONES
- Axes communs LSA (E1) et GREI (E2)
• Créations
• Dynamiques de la connaissance et de la conservation
• Centres, marges, déplacements
- Axes spécifiques à chaque équipe
E1 (LSA) :Transmission, éducation et construction de la mémoire
E2 (GREI) : L'intergénérationnel
Pour l'actuel quadriennal, l'exploration des patrimoines anglophones réunit les recherches de nos spécialistes dans les aires culturelles de la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Amérique du Nord. Les résultats concrétisés par les échanges lors des colloques internationaux, missions de recherche ou publications ainsi que la proximité du Mémorial de Caen et de l'IMEC (Institut de la Mémoire Contemporaine) nous ont guidés dans le choix du thème central pour notre projet 2012-2015 : " Mémoires culturelles anglophones ", la " mémoire " étant également une composante thématique privilégiée par un axe de recherche en SHS à l'UCBN.
Certains aspects de la mémoire culturelle ont été étudiés plus récemment de manière ponctuelle par des équipes d'anglicistes en France et de manière plus suivie dans le cadre d'un projet européen consacré à l'étude de la mémoire culturelle européenne. La contribution de notre propre projet se situera sur le terrain d'un approfondissement - sur le versant historique et contemporain - des enjeux culturels, sociaux, et politiques de la constitution des mémoires culturelles dans les aires anglophones et de leur circulation et interférences avec d'autres aires culturelles.
Partant d'une vision dynamique de la mémoire, nous explorerons ses effets sur les modes de pensée, de représentation et sur les catégories culturelles. Les objets de nos recherches seront, par conséquent, abordés dans une perspective relationnelle intimement liée à la définition que nous donnons à la notion de mémoire culturelle, à savoir un réseau d'environnements écrits, visuels, sonores, de réalités sociales et politiques qui laissent leurs empreintes de manière délibérée ou spontanée, consciente ou inconsciente sur les individus et les groupes anglophones par accumulation de strates successives ou simultanées. Par le biais de la langue anglaise (voire de ses multiples versions et registres culturels), des paramètres de ces environnements traversent d'autres cultures participant ainsi aux configurations du monde contemporain. Ce phénomène lui-même s'inscrit dans une plus ample mémoire culturelle, qui implique l'émergence, l'institutionnalisation, la transmission et la médiation des savoirs et des créations, leurs enjeux et usages dans la société, leur impact sur la mémoire individuelle des créateurs, savants et collectivités.
Notre exploration des créations culturelles (littéraires, artistiques, dynamiques de la connaissance) sera guidée par une réflexion sur les modalités de transmission des objets culturels, des représentations et discours, les infléchissements qu'elles leur font subir, leur adaptation à des contextes sociaux et technologiques nouveaux. On s'attachera ainsi à étudier les enjeux de l'intertexte culturel dans la création artistique et dans la traduction, le discours sous-jacent dans les formes d'exposition d'oeuvres artistiques ou d'objets à valeur documentaire, les formes de conservation d'objets culturels, des mutations dans les formes du livre et de la lecture. On questionnera ces modalités de l'expérience de la mémoire culturelle à la fois dans les modes d'expression éphémères - tels la voix, la représentation théâtrale, la danse, la musique - et dans d'autres, jugés plus statiques, voire définitives, comme les paysages, par exemple. On s'interrogera sur la notion de « génération » et du rapport entre générations, comme un facteur essentiel de la mémoire culturelle collective ainsi que sur l'impact des média sur les mémoires culturelles.
Dans le prolongement de notre projet actuel et de sa dominante en histoire des idées et histoire culturelle, notre projet pour le prochain quadriennal s'ouvre vers une dimension anthropologique à partir des questions centrales portant sur la notion de mémoire culturelle : pratiques et poétiques de la mémoire, élaboration et institutionnalisation des mémoires culturelles, gestion et valorisation des patrimoines, enjeux de la constitution, de l'utilisation et de la transmission de diverses formes de mémoire à l'ère du numérique.
Les objectifs communs de nos recherches concernant la création, la transmission et la migration des formes de mémoire anglophone dans leur diversité touchent les plans suivants : faire fructifier et/ou faire avancer des recherches de nos spécialistes reconnus par les communautés scientifiques nationales et internationales ; participer à la logique de la recherche de l'établissement en SHS susceptible de contribuer à l'identification d'une spécificité de l'UCBN sur une carte nationale et internationale de la recherche et de la formation universitaire ; contribuer à la formation doctorale et, à travers le lien avec la formation en Master recherche, impulser des travaux sur des sujets novateurs et des domaines de frontière (disciplinaire et géographique) en rapport avec les recherches en cours au niveau national et international sur la mémoire (recherche conceptuelle), sur les liens entre mémoire et culture (recherche de corpus de culture savante et populaire ou dite « majeure » et « mineure », et de discours sociaux et politiques), et sur la transmission de mémoires culturelles (recherche sur l'archivage, la médiation et l'exposition des créations culturelles, histoire des métiers du livre et de l'image). Il s'agit là d'autant de pistes susceptibles d'ouvrir à nos doctorants un spectre plus large d'insertion professionnelle et d'attirer des doctorants et chercheurs étrangers en vue de collaborations avec notre équipe.

