Journées d'études du LASLAR

  

PASSAGES ET CONSTRUCTIONS

AU SUJET DES RELATIONS ENTRE LE TEXTE ET L'IMAGE

 

28 janvier 2011

MRSH Salle des Thèses

 

Responsable : Teresa Orecchia Havas (orecchia-havas@wanadoo)

 

La Journée fait suite aux réunions d'études qui se sont déroulées cette année et qui avaient été conçues comme une première série de discussions sur la question des rapports qu'entretiennent le texte et l'image dans le cadre des discours littéraires. Elle prolongera la réflexion en cours sur les approches théoriques de la notion d'image elle-même (éclectisme du concept d'image, notions d'iconicité, de représentation, de métalepse, etc.).

Des enseignants et des jeunes chercheurs présenteront leurs travaux, articulés notamment autour des problématiques suivantes :

- L'image dans le texte, les livres hybrides, le texte et le dessin, écriture et photo.

- La poésie comme inscription dans le monde, l'écriture en tant qu'image, l'indicible et l'invisible.

- Les images préexistantes (cinéma, bande dessinée) et leur inscription dans le récit, stratégies de confluence de divers systèmes sémiotiques, transgressions et transformations narratives.

- Le regard dans le texte, les « effets d'image » créés par le discours du texte ; l'opposition du visible et du visuel ; la construction du sensible.

- Le continu et le fragmentaire, le travail de l'œil et de la main dans la discontinuité texte-supports visuels ; du pré-texte au texte ; passages et montages.

 

Les intervenants aborderont des corpus de littérature latino-américaine contemporaine, de littérature des Antilles françaises et de littérature italienne.

 

Avec la participation de : Dominique Diard (Université de Caen) . Mariana Di Cio (Université de Paris VIII) ; Anaïs Fabriol (Université de Caen) ; Ettore Labbatte (Université de Caen) ; Lenina Martínez Craipeau (Université de Rouen) ; Geneviève Vilnet (Université de Caen)

LA NOTION DE NOUVEAUTÉ

10-11 février 2011

MRSH, salle 027

Responsable : Laure himy

On a coutume d'associer la notion de rupture à l'ère moderne, qui se serait enfin dégagée de la voie tracée par les générations antérieures, en dénonçant le principe d'imitation au nom de l'attention à l'actualité, et qui aurait ainsi renouvelé tant les contenus que les formes. Pourtant, si loin que l'on remonte dans les textes et les époques, la sensibilité au moment est présente, et génère des thématiques comme des formes d'écriture spécifiques. Nous voudrions donc dans cet appel à communication poser de façon diachronique la question du « nouveau », dans son rapport à ce qui précède

peut-on repérer et formaliser les phénomènes d'identité et de différence, les seuils permettant de parler de « nouveauté » ?

  • en quoi telle forme d'écriture relève-t-elle de l'innovation ?
  • que vient-elle modifier dans l'horizon discursif dans lequel elle s'inscrit ?

 

On pourra également poser la question du rapport entre le « nouveau » et le « moderne », et réfléchir à cette relation partielle de synonymie qui met en jeu des notions d'histoire littéraire, et demande une contextualisation précise.

Enfin, on rappelle que la journée d'étude repose sur l'idée de prendre comme terrain d'application et de vérification d'hypothèses élaborées dans le cadre de recherches de longue haleine les auteurs retenus par les programmes des agrégations de lettres. On privilégiera donc les communications théoriques ; ou les communications qui envisageront les auteurs dans la perspective historico-formelle du devenir des genres et des formes - qu'ils soient au sens strict au programme, ou qu'ils permettent d'intégrer ce programme à des perspectives qui le fassent d'autant mieux résonner.

Avec la participation de : Mathilde Aubague, Université de Bourgogne ; Luc Bonenfant, Université Québec, Montréal ; Jean-François Castille, UCBN ; Pauline Galli, Paris VIII ; Stéphane Gallon, Université Rennes 2 ; Joël July, Université Aix-Marseille ; Anne-Zoé Rillon, CESCM Poitiers ; Elisabetta Sibilio, Université de Cassino

 

LES CORRESPONDANCES ARCHIVES DE LA CRÉATION

Correspondances entre écrivains et éditeurs 18e-20e siècles

Vendredi 13 mai 2011 - MRSH - Salle 027

Responsable : Brigitte Diaz

Cette journée fait suite à la journée organisée en mai 2010 sur le traitement des correspondances d'écrivains et d'artistes comme archives de la création.

Les grandes correspondances que les écrivains du xixe et xxe siècle ont tenues avec beaucoup d'assiduité nous donnent à entendre le discours de l'écrivain sur lui-même et sur la littérature telle qu'il la pratique et qu'il la vit. Échanges, discussions, négociations à propos des œuvres faites ou à faire, convoquent tout le personnel de la scène littéraire : écrivains, journalistes, éditeurs, mais aussi lecteurs. Moteur dynamique de la création littéraire, ces réseaux épistolaires jouent un rôle important dans la communication et la circulation de l'œuvre, c'est en cela que l'on pourrait parler d'une fonction médiatique de la correspondance.

Si l'on isole les dialogues particuliers qui s'enchevêtrent dans l'ensemble polyphonique d'une correspondance d'écrivain, on perçoit combien, chacun dans son registre et à son niveau assure une fonction de régie par rapport à l'œuvre et à son parcours une fois qu'elle est lancée sur l'espace public. C'est souvent par la médiation de la correspondance que l'écrivain gère à distance ses livres et leur réception. Vecteurs et témoins de cette activité médiatique, les correspondances ont beaucoup à nous apprendre sur la « circulation littéraire » au xixe siècle, parce qu'elles restituent pour nous presque en temps réel les échanges entre tous les acteurs concernés, de l'auteur au lecteur, en passant par l'éditeur et le critique.

On évoquera lors de cette journée les relations épistolaires entre ces pôles essentiels de la scène littéraire que sont l'auteur et son éditeur.