Pouvoirs, régulation, conflits

Les relations entre les pouvoirs et les populations forment l’objet d’études principal dans le cadre du maintien de l’ordre établi et de sa contestation par des groupes sociaux. Ces relations sont envisagées dans une perspective à la fois trans-périodique (de la fin du Moyen Age à nos jours) et transdisciplinaire (histoire, sciences sociales, littérature, arts du spectacle).

  1. Régler et réguler. Comment, dans les situations dites “ordinaires”, un cadre normatif s’impose-t-il durablement à la majorité ? Par cadre normatif, on désigne un vaste périmètre de textes réglementaires : droit pénal, droit militaire, droit civil ; coutumes d’ancien régime, codes et lois de l’époque contemporaine – mais aussi l’ensemble des institutions, des appareils idéologiques et des formes de culture et de savoir susceptibles de transformer des valeurs en normes.
  2. Insurrections, répressions. Dans les contextes de mise en cause globale de l’ordre en vigueur dans toutes ses dimensions, politique, économique ou sociale, les formes de contestations collectives s’expriment en contexte de conflit. L’étude de la gradation des réponses qu’elles suscitent sur le plan judiciaire, policier ou militaire est nécessaire. Par « conflit », on désigne ici les situations extrêmes de rupture de l’ordre lors des périodes de révolte, de révolution, de guerre ou d’occupation, quand des formes d’action collective ébranlent les pouvoirs et les institutions en place, au point de pouvoir entraîner leur bouleversement complet, ainsi que celui des lois en vigueur.