L'universalisme des droits en question(s) - 15 mai 2009
Lieu :
Début :
15 mai 2009
Fin :
15 mai 2009
Responsable(s) scientifique(s) :
Lauréline Fontaine
Réflexion autour de la déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948, en partenariat avec l'UCBN, la Mairie de Caen, la Région Basse-Normandie
- L'adoption de la Déclaration universelle des drois de l'homme en 1948 dans le cadre des nations Unies ne s'est pas faite sans difficultés, et la portée de ce texte a été moins importante qu'on eut pu le croire initialement. Ce texte pose presque à tous les Etats des interrogations, de nature souvent très différentes : soit il ne s'inscrit pas dans la tradition des droits véhiculée par cet Etat ; soit il heurte des législations existantes ; soit il est simplement considéré comme trop lacunaire ou même comme sans effet direct avec une valeur symbolique uniquement. Pour preuve, la France ne l'a même pas ratifiée !
- La plupart des pays ou des régions ont préféré se doter d'un système propre de déclaration et de protection des droits, telle l'Europe avec la Convention Européenne des Droits de l'Homme ou, plus récemment, l'Amérique avec la Convention interaméricaine des Droits de l'Homme.
- Cela implique que si, dans la plupart des systèmes choisis, les droits effectivement garantis étaient déjà inscrits dans la déclaration universelle de 1948, celle-ci se trouve, dans son principe, privée d'effet et il importe de comprendre pourquoi. Par ailleurs, la variété des systèmes de garantie implique une variété de garantie, ce qui, indépendamment de leur support, conduit à s'interroger sur la portée réelle de ces droits.
- Ces problématiques sont traitées par les différentes contributions écrites au numéro 7 des Cahiers de la Recherche sur les Droits Fondamentaux » (contributions portant sur des droits particuliers - comme les droits sociaux, contributions sur l'applicabilité à certaines situations – comme les conflits armés - des droits, ou contribution sur la portée en général de la déclaration Universelle).
- Les contributions seront discutées dans le cadre de tables-rondes, avec la participation d'universitaires et d'institutionnels dans le domaine des droits de l'homme et des drtois fondamentaux.


