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Craham

Histoire des vikings. Des invasions à la diaspora

Les vikings ont laissé dans les mémoires collectives un ensemble d’images fortes et contradictoires. A la fois pirates redoutables semant la terreur et la dévastation, navigateurs intrépides explorant des terres lointaines, guerriers et commerçants en quête de richesses, ils représentent cet « autre » proche et lointain, tantôt habillé des oripeaux de la barbarie, tantôt parés des vertus qui incarnent l’esprit d’aventure. Ces représentations ont une histoire. Elles sont une porte d’entrée à une histoire des vikings dont les approches ont considérablement varié. Cet ouvrage propose en une synthèse des interprétations qui en sont issues.

Le phénomène viking, placé traditionnellement entre la fin du VIIIe siècle et le milieu du XIe siècle, s’inscrit dans un temps long qui doit prendre en compte les sociétés scandinaves et leur évolution durant plus d’un demi millénaire. Les vikings de l’an 1000 ne sont pas ceux de l’an 800 et pour comprendre ce qui les mit en mouvement, il importe de les replacer dans un contexte plus largement européen. Les vikings sont parfois présentés comme les précurseurs d’un monde globalisé. Si l’expression est anachronique, leur histoire s’interprète en termes de routes, de réseaux et de diaspora et non plus seulement sous l’angle des « invasions ». Pour autant le temps des vikings fut une période de circulation des hommes et des femmes, de migrations qui contribuèrent à façonner certaines régions de l’Europe. Les objets, les idées, les influences artistiques et religieuses, les objets culturels au sens large circulent, s’échangent, s’adaptent. Ces circulations, les transferts culturels qui y sont associés et leurs manifestations – de l’adoption au refus – forment ainsi le fil conducteur de cet ouvrage.

La guerre et la violence restent au cœur des représentations associées aux vikings, mais sont également une forme de ces échanges. A bien des égards, cette violence est à l’aune des sociétés européennes du temps, mais celle des vikings a pu apparaître en dehors des normes acceptées, ce qui la rendait particulièrement effrayante. Cependant la confrontation violente n’était pas une fin en soi, et elle laissait ouverte les voies d’une accommodation politique et culturelle. Les vikings rencontrèrent en effet des sociétés différentes, s’établirent au contact d’autres populations ou sur des terres vides d’habitants. Suivre ces expériences revient à s’interroger sur des situations d’«entre-deux », de cohabitation ou de rejet qui colorent le phénomène viking de manière singulière. La lecture de cet ouvrage aidera ainsi à penser l’unité et la diversité du monde des vikings.

 

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