Le "méchant", un personnage problématique
Entre identification et distanciation, le jeu de l'exemplarité dans la littérature de jeunesse.
Journée scientifique organisée par l'IUFM de Haute-Normandie le 19 mai 2010
Responsables : Myriam Tsimbidy (IUFM de Haute-Normandie) et Aurélie Rezzouk (IUFM de Haute-Normandie).
Traditionnellement, on considère que le « méchant » correspond au faire valoir du héros. L'opposition entre ces deux personnages crée une véritable dynamique narrative qui engendre le suspense et la curiosité. Toutefois, le lecteur choisit son camp et espère que le combat s'achève par le triomphe de « vraies valeurs ». « Le repérage des valeurs est en effet un des moteurs essentiels de l'investissement du sujet : les enfants ont besoin de savoir qui sont les bons et les ‘méchants'. » écrit Vincent Jouve.
Le « méchant » est censé respecter une ligne de conduite en rapport avec les principes, les normes sociales et les lois. Mais que se passe-t-il lorsque le texte modifie ou brouille le système de repérage ?
Les représentations initiales sont alors bouleversées.
Le lecteur est amené à prendre une certaine distance avec ce qu'il avait pu considérer comme un modèle ou un contre-modèle. Derrière le masque du « méchant » se cacherait-il un héros incarnant des valeurs positives ? Un personnage ressenti













