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L'actu d'ERLIS

Lieu : Université de Caen / MRSH
Début : 22/11/2018 - 08:00
Fin : 23/11/2018 - 17:00
Responsable(s) scientifique(s) : M. Harri VEIVO

Intervenants invités : Frédérique Harry (Sorbonne Université), Gunilla Hermansson (Université de Göteborg, Suède), Torben Jelsbak (Université de Copenhague, Danemark), Turo-Kimmo Lehtonen (Université de Tampere, Finlande) et Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Haute-Alsace).

La première master classe en études nordiques en France réunit des professeurs invités nordiques et français et des doctorants et étudiants en master présélectionnés pour deux jours de travail commun sous forme d’atelier et de discussion. Les sujets abordés dans les ateliers proviennent des études littéraires, de la sociologie, des études culturelles sur la musique populaire, de l’anthropologie et d’autres disciplines encore, reflétant ainsi la richesse du domaine pluridisciplinaire des études nordiques.

Jeudi 22 novembre de 17h30 à 19h30 à l’amphithéâtre de la MRSH, la master classe fusionne avec le séminaire « Villes nordiques » pour un événement grand public avec des conférences sur « Port ouest de Copenhague – lieu de mémoire et lieu de réconciliation chez Tove Ditlevsen et Dan Turèll » par Torben Jelsbak (Université de Copenhague) et « Les villes norvégiennes comme miroir des mutations religieuses » par Frédérique Harry (Sorbonne Université).


JEUDI 22 NOVEMBRE

Amphithéâtre de la MRSH

  • 9h Accueil à la Masterclass en études nordiques et au séminaire OFNEC

Convergences franco-norvégiennes : recherche, culture et formation

  • 9h30 Pierre Denise, président de l’université de Caen Normandie : Discours de bienvenu
  • 9h45 Présentation de la MRSH

Bâtiment M2C

  • 10h-10h50 Workshop de Gunilla Hermansson (Université de Göteborg, Suède):

Theorizing the European Periphery

Mli, salle Li 160

  • 11h-12h Rencontre avec l’auteure islandaise Sigríður Hagalín Björnsdóttir

(en coopération avec Les Boréales et le Novembre nordique)

  • 12h-13h00 Déjeuner

Bâtiment M2C

  • 13h00-14h00 Atelier doctorants et post-docs :

Lise Vigier (UNICAEN) : Identity in Finnish Heavy Metal form 1990 to 2010

Camille Deschamps Vierø (Université de Bordeaux) : Writing time and nature: the emergence of ecological thinking in English, Scandinavian, French and German literature of the 19th and 20th centuries

Bâtiment M2C

  • 14h00-14h50 Workshop de Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Haute Alsace, Mulhouse) : Quelques propositions théoriques pour penser/questionner la Nordicité
  • 14h50-15h10 Pause-café

Bâtiment M2C

  • 15h10-17h10 Atelier doctorants et post-docs :

Alexandre Zeitler (Université de Strasbourg) : Les stratégies de création d’une nation Sámi

Sandra Coullenot (Université Jean Monnet, Saint-Étienne) : Donner de la mémoire à l’éphémère. Ethnographie du bâti en tourbe comme élément constitutif de l’identité islandaise

Jørn Riseth (UNICAEN) : Sur les traces de l’animal dans la littérature narrative de la Norvège moderne

Virginie Adam (Paris-Sorbonne) : Fáfnir: représentation du personnage dans les sources médiévales scandinaves

Amphithéâtre de la MRSH

  • 17h30-19h30 Séminaire « Villes nordiques »

Torben Jelsbak (Université de Copenhague, Danemark) : Port ouest de Copenhague – lieu de mémoire et lieu de réconciliation chez Tove Ditlevsen et Dan Turèll

Frédérique Harry (Sorbonne Université) : Les villes norvégiennes comme miroir des mutations religieuses

 


VENDREDI 23 NOVEMBRE

Salle desActes, MRSH

  • 9h00-10h30 Atelier doctorants et post-docs :

Alessandra Ballotti (Université de Haute Alsace Mulhouse) : Le héros immature et le roman d’apprentissage italien et nordique (1870-1914)

Maria Hansson (Sorbonne Université) : La réception des écrits féminins dans les années 1880

Marie-Lou Solbach (Université de Haute Alsace Mulhouse) : Questions d’identité dans les polars polaires

  • 10h30-10h50 pause-café

Salle desActes, MRSH

  • 10h50-11h50 Atelier doctorants et post-docs :

Aymeric Pantet (Université Paris 7 – Diderot) : L’auteur Aki Kaurismäki au sein du cinéma finlandais

Valentine Royaux (Université de Strasbourg) : La construction du genre dans les jeux vidéo contemporains nordiques

  • 11h50-12h45 Déjeuner

Salle desActes, MRSH

  • 12h45-13h35 Workshop de Turo-Kimmo Lehtonen (Université de Tampere, Finlande) : Picturing How Life Insurance Matters in the Finnish Welfare State
  • 13h35-13h50 Discussion de synthèse sur la Masterclass

Amphithéâtre de la MRSH

  • 14h-16h Panel sur « Le phénomène SKAM »
    Président de séance : Chantal Meyer-Plantureux (UNICAEN)

Cecilie Endersen (UiO Oslo, Norvège) : Images of Religion in Skam

Rodolphe Fleury (UNICAEN) : Stéréotypes sur le personnage homosexuel dans la saison 3 de la série Skam

Renate Leth Olsen et les autres étudiants du cours annuel de l’OFNEC : Regards norvégiens sur quelques implicites culturels dans Skam (et leur transposition dans le remake français éventuellement)

Discussion

  • 16h Pierre Denise (Président de l’UNICAEN) : mot de clôture de la Masterclass en études nordiques et du séminaire OFNEC Convergences franco-norvégiennes : recherche, culture et formation

 

Hors programme : Salle desActes, MRSH

  • 17h Conférence et rencontre autour de Homo sapienne de Niviaq Korneliussen

Élise Devieilhe (UNICAEN) : Lesbiennes, gays, bi, trans et intersexes dans les pays nordiques : droits acquis et revendications contemporaines

Rencontre avec Niviaq Korneliussen, écrivaine groenlandaise
 

Télécharger le programme

 

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Lieu : Université de Caen / MRSH, salle sh 028
Début : 22/11/2018 - 10:00
Fin : 22/11/2018 - 17:00
Responsable(s) scientifique(s) : Nadia TAHIR et Georges DA COSTA

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« Les lieux de mémoire naissent et vivent du sentiment qu’il n’y a pas de mémoire spontanée, qu’il faut créer des archives, qu’il faut maintenir des anniversaires, organiser des célébrations, prononcer des éloges funèbres, notarier des actes, parce que ces opérations ne sont pas naturelles. C’est pourquoi la défense par les minorités d’une mémoire réfugiée sur des foyers privilégiés et jalousement gardés ne fait que porter à l’incandescence la vérité de tous les lieux de mémoire. Sans vigilance commémorative, l’histoire les balaierait vite »[1].

Dans l’introduction de Les Lieux de mémoire, Pierre Nora évoque ce qui pousse des acteurs à créer des « lieux de mémoire »[2]. Auparavant, il précise à quoi est due la prolifération de ces « lieux » :

« La curiosité pour les lieux où se cristallise et se réfugie la mémoire est liée à ce moment particulier de notre histoire. Moment charnière, où la conscience de la rupture avec le passé se confond avec le sentiment d’une mémoire déchirée ; mais où le déchirement réveille encore assez de mémoire pour que puisse se poser le problème de son incarnation. Le sentiment de la continuité devient résiduel à des lieux. Il y a des lieux de mémoire parce qu’il n’y a plus de milieux de mémoire. […] Cet effondrement central de notre mémoire n’est pourtant qu’un exemple. C’est le monde entier qui est entré dans la danse, par le phénomène bien connu de la mondialisation, de la démocratisation, de la massification, de la médiatisation. […] Fin des sociétés-mémoires, comme toutes celles qui assuraient la conservation et la transmission des valeurs, église ou école, famille ou État[3]. »

Ainsi, Pierre Nora place la volonté de créer des lieux de mémoire dans le cadre d’un besoin et pourrait-on même dire d’une forme de survie pour la mémoire. Les acteurs qui multiplient les actions en faveur de la création de ces lieux cherchent donc à créer ou « recréer » un espace (pas nécessairement physique) qui permet à des membres d’une même société, d’une communauté plus ou moins large, de s’identifier, d’établir des liens. Mais, que se passe-t-il dans un contexte où il y a « trop de mémoire » ?

Comme le précise Henry Rousso dans son dernier ouvrage, Face au passé. Essais sur la mémoire contemporaine : « Le terme de « mémoire » n’est plus seulement un mot galvaudé, c’est un mot usé. Il a fini par signifier sans distinction tout type de rapport entre passé et présent »[4]. Ce constat laisse entendre que la « mémoire » ne laisse plus de place à d’autres interprétations ou outils. Cependant, dans le cadre de sa réflexion, Henry Rousso fait une autre proposition :

« La mémoire se comprend […] comme un ensemble de discours, d’attentes, de revendications, de pratiques, de politiques, de réalisations ayant pour objectif de représenter le passé en général, et certains épisodes historiques en particulier. On parlera à ce sujet de « mémorialisation », un anglicisme qui signifie une « mise en mémoire » comme on dit une « mise en récit ». La mémoire contemporaine relève plus précisément d’un « régime mémoriel » situé et daté qui possède quelques grandes caractéristiques générales qui servent ici de fil conducteur. Cette dernière expression, d’un usage récent, permet précisément de souligner l’existence de modalités et de dispositifs qui varient dans le temps et l’espace. Elle entérine ainsi l’idée que la mémoire relève d’une histoire et d’une géographie »[5].

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Cette journée d’études a pour objectif de s’intéresser à des formes singulières de cette « géographie de la mémoire ». Il s’agira tout d’abord de s’intéresser aux « lieux » au sens propre du terme en revenant sur deux cas. D’une part, avec l’intervention d’Isabelle Bournier, directrice culturelle et pédagogique du Mémorial de Caen, nous reviendrons sur l’évolution de ce lieu emblématique en Normandie et en France. Alors qu’il s’agit d’une association, la structure ressemble de plus en plus à un « musée », nous amenant à nous interroger sur l’importance des dénominations et des définitions dans le contexte décrit par Henry Rousso. Dans le cadre de cette réflexion sur les lieux, l’intervention de Marie-Thérèse Têtu, sociologue du Centre Max Weber à Lyon, sur son travail à propos de la prison de Montluc à Lyon nous permettra de nous intéresser aux enjeux liés au travail dans un lieu de « mémoires multiples » où la Seconde guerre mondiale croise la Guerre d’Algérie et sur la création d’outils numériques autour de ce(s) lieu(x) de mémoire(s).

Ce dernier projet, nous laisse entendre que même lorsqu’on parle de « lieux de mémoire » au sens propre et matériel du terme, ses frontières ne se limitent pas à leur enceinte.

Cette porosité[6] des frontières sera au cœur du travail présenté par Enrique Fernández Domingo de l’Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis sur l’ancrage géographique du Musée de la Mémoire et des droits de l’homme à Santiago du Chili. En étudiant la superposition des temporalités, l’évolution des débats politiques et sociaux, et les disputes, nous serons plus à même de comprendre quels sont les enjeux liés à ces lieux en nous interrogeant sur les acteurs, les « entrepreneurs de mémoire »[7] impliqués dans les disputes qui accompagnent leur construction, création, récupération, etc. Cependant, grâce aux travaux de Sandra Assunçao de l’Université Paris Nanterre, sur la littérature brésilienne post-dictatoriale et ceux de Rosana Orihuela, doctorante à l’Université de Caen-Normandie, sur l’œuvre de l’auteur péruvien José María Arguedas, nous verrons que les espaces ne se limitent pas à des enceintes et s’expriment depuis longtemps dans la littérature. Grâce à un dialogue pluridisciplinaire, nous pourrons mieux comprendre les défis auxquels se confrontent ces « objets » dans une « géographie de la mémoire » de plus en plus complexe et aux enjeux politiques de plus en plus présents lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux passés traumatiques du XXème et du XXIème siècles.


[1] P. Nora, « Entre mémoire et Histoire », in P. Nora (dir.), Les Lieux de mémoire, vol.1, La République, Paris, Gallimard, 1997, p. 29.

[2] Pierre Nora ne faisait pas référence qu’à des espaces physiques plus ou moins délimités.

[3] Ibid. p. 23.

[4] H.Rousso, Face au passé. Essais sur la mémoire contemporaine, Paris, Belin,  2016, p.10.

[5] Ibid, p.21.

[6] Feld, Claudia, « Souvenirs de l’ESMA : L’exploration d’un espace complexe », in Béatrice FLEURY et Jacques Walter (dir.), Qualifier des lieux de détention et de massacre (2). Territorialisation, déterritorialisation, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 2009.

[7] Jelin, Elizabeth, Los trabajos de la memoria, Buenos Aires, Siglo XXI Editores, 2002.


 

Fichier(s) à téléchargerVoir le programme de la journée_1 - Voir le programme de la journée_2 - Voir l'affiche

Lieu : Université de Caen / MRSH, amphithéâtre
Début : 22/11/2018 - 17:30
Fin : 22/11/2018 - 19:30
Responsable(s) scientifique(s) : Harri Veivo, Nicolas Escach, Annelie Jarl Ireman

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Torben Jelsbak, MCF, Département d'études nordiques et de linguistique, Université de Copenhague

Port ouest de Copenhague - lieu de mémoire et lieu de réconciliation chez Tove Ditlevsen et Dan Turèll

 

Frédérique Harry, MCF, EA 3556 REIGENN, Sorbonne Université

Les villes norvégiennes comme miroir des mutations religieuses

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Communications en français

Fichier(s) à téléchargerVoir le programme du séminaire 2018-2019

Lieu : Université de Caen / MRSH, salle sh 027
Début : 23/11/2018 - 17:00
Fin : 23/11/2018 - 20:00
Responsable(s) scientifique(s) : Annelie Jarl Ireman

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Intervenante : Mme Elise Devieilhe

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La conférence sera suivie d'une rencontre à 18h00 avec l'auteure groenlandaise Niviaq Korneliussen, autour de son roman Homo sapienne (La Peuplade, 2017)


Évènement organisé en partenariat avec les Boréales

 

Lieu : Amphithéâtre de la MRSH
Début : 26/11/2018 - 10:00
Responsable(s) scientifique(s) : Nadia Tahir

Rencontre avec  Guillermo Amarilla Molfino, petit-fils "restitué", et Alicia Lo Giúdice,  coordinatrices de l'équipe de psychologues de l'Association Grands-mères de la Place de Mai  (séance en espagnol)

Cette séance s’intéressera à l’histoire d’une des associations les plus emblématiques et connues du paysage politique et social argentin : les Grands-mères de la Place de Mai (las Abuelas de Plaza de Mayo). Ces femmes luttent depuis la dernière dictature (1976-1983) et jusqu’à nos jours pour que leurs petits-enfants nés dans les centres clandestins de détention ou enlevés avec leurs parents récupèrent leur identité. En effet, ces enfants ont été, pour la plupart, « adoptés » par des familles des militaires ou des proches de militaires qui ont séquestrés et tués leurs parents. Depuis plus de quarante ans, les Grands-mères de la Place de Mai ont bénéficié de l’aide de nombreux spécialistes, avocats, scientifiques, psychologues, qui ont travaillé pour mettre en place des outils et des protocoles permettant la récupération de 128 petits-enfants. Les Grands-mères de la Place de Mai aujourd’hui âgée de presque 90 ans de moyenne d’âge continuent leur travail pour la « restitution » de ces enfants devenus ultes et plus largement pour la défense des droits des enfants dans le monde.

Lieu : Université de Caen / Maison des Langues et de l'International (MLI), salle LI 160
Début : 27/11/2018 - 14:15
Fin : 27/11/2018 - 17:00
Responsable(s) scientifique(s) : Viviana Agostini-Ouafi et Marie-Christine Soubras

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14h15-15h15 : Conférence de Marie-Agnès LATOURTE

Problématiques générales de la terminologie médicale et paramédicale

15h15-16h30 : Conférence suivie de l’atelier :

Approche sémantique et terminologique dans un domaine spécialisé (système olfactif)

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Avec le soutien des équipes de recherche de l’université de Caen ERLIS et CRISCO, et avec la collaboration de la Société d'Études des Pratiques et Théories en Traduction (SEPTET) et de la Société Française de Traductologie (SoFT)

Fichier(s) à téléchargerVoir l'affiche

Lieu : Université de Caen / salle du Belvédère, Bât. D, 4ème étage
Début : 29/11/2018 - 17:00
Fin : 29/11/2018 - 19:00
Responsable(s) scientifique(s) : Juan Carlos D'Amico, Manuela-Águeda Garcia-Garrido, Alain Hugon, Alexandra Merle, Alejandra Testino-Zafiropoulos

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Da storia universale a «crónica imperial». Le traduzioni spagnole delle Historiae di Paolo Giovio nel Cinquecento

Elena Valeri, Università La Sapienza, Roma

 

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Lieu : Université de Caen / salle du Belvédère, Bât. D, 4ème étage
Début : 30/11/2018 - 14:00
Fin : 30/11/2018 - 19:00
Responsable(s) scientifique(s) : Juan Carlos D'Amico

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Les images italiennes de François Ier entre 1515 et 1530. L'attente, la crainte, la célébration et la déception chez les hommes de culture de la péninsule,

Directeur de thèse

 - M. Juan Carlos D'Amico

Jury

 - Mme Alexandra Merle (présidente de jury)

 - M. Jean-Louis Fournel (rapporteur)

 - Mme Corinne Lucas-Fiorato (rapporteur)

 - M. Cédric Michon

 - Mme Elena Valeri                                                        

Lieu : Université de Caen / Maison des Langues et de l'International (MLI), salle LI 160
Début : 04/12/2018 - 14:15
Fin : 04/12/2018 - 16:30
Responsable(s) scientifique(s) : Viviana Agostini-Ouafi et Marie-Christine Soubras

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14h15-15h00 : Conférence de Maria ZIMINA (Université Paris 7 - Diderot)

Traduction Assistée par Ordinateur (TAO) : un changement de paradigme ?

15h15-16h30 : Conférence suivie de l’atelier : Ressources textométriques de corpus de traduction

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Avec le soutien des équipes de recherche de l’université de Caen ERLIS et CRISCO et avec la collaboration de la Société d'Études des Pratiques et Théories en Traduction (SEPTET) et de la Société Française de Traductologie (SoFT)


 

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Lieu : Mémorial de Caen
Début : 12/12/2018 - 19:00
Fin : 12/12/2018 - 21:00
Responsable(s) scientifique(s) : Boris Czerny

Si notre perception de l’occupation allemande de Kiev pendant la  Seconde Guerre mondiale s’est affinée à la lumière de nombreux  documents exhumés récemment, elle cerne surtout les aspects  militaires, politiques et administratifs de la présence ennemie. Ces  Carnets de Kiev donnent au contraire à voir la vie des habitants et  de la ville entre 1941 et 1943.

Jeune bibliothécaire issue de la bourgeoisie russe traditionnelle,  Irina Khorochounova a consigné dans son journal, rédigé dans  un style sobre et précis, les événements survenus dans la Kiev  occupée. Travaillant au contact des Allemands, elle décrit avec  force détails des épisodes douloureux tels que la collaboration, le  pillage des bibliothèques, les prisonniers de guerre, le marché noir,  les expulsions et la terreur qu’inspirent dans toute la population les  rafles pour le travail forcé en Allemagne par les forces d’occupation.  Comme l’arbitraire qui y préside. En leitmotiv revient, depuis le  premier massacre dans le ravin dit de Babi Yar (29-30 septembre  1941), le martyre spécifique des Juifs, leur sort singulier dans cet  océan de violences, et leur disparition d’un monde empreint de  leur présence séculaire et familière.
 
Compte-rendu au jour le jour de la vie de Khorochounova et de ses  compatriotes au cours de ces sombres années, ce journal, conservé  dans les Archives des Organes du pouvoir et de direction de la  République d’Ukraine et inédit en français, livre un témoignage  sensible de la guerre telle que l’ont vécue les civils de Kiev.

 

 

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