L'actu d'ERLIS

Lieu : Université de Caen / Amphithéâtre Pierre Daure
Début : 03/10/2018 - 18:30
Fin : 03/10/2018 - 19:30
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Fleury

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Lieu : Sciences Po Rennes, Campus de Caen, 10 rue Pasteur, 14000 Caen, Salle B11
Début : 04/10/2018 - 17:30
Fin : 04/10/2018 - 19:00
Responsable(s) scientifique(s) : Harri Veivo, Nicolas Escach, Annelie Jarl Ireman

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"Green infrastructures in Urban Landscape (Finland)" 
Kimmo Lapintie, professeur d'urbanisme et d'aménagement régional, 
Directeur de recherche au département d'Architecture, 
Université Aalto

La séance est en partenariat avec la Chaire TMAP (Territoires et Mutations de l'Action Publique est pilotée par Romain Pasquier)

Lieu : Université de Caen / Amphithéâtre Pierre Daure
Début : 07/11/2018 - 18:30
Fin : 07/11/2018 - 19:30
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Fleury

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Lieu : Université de Caen / MRSH, salle sh 027 et amphithéâtre
Début : 22/11/2018 - 08:00
Fin : 23/11/2018 - 17:00
Responsable(s) scientifique(s) : M. Harri VEIVO

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Lieu : Université de Caen / MRSH, salle sh 028
Début : 22/11/2018 - 09:00
Fin : 22/11/2018 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Nadia TAHIR et Georges DA COSTA

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« Les lieux de mémoire naissent et vivent du sentiment qu’il n’y a pas de mémoire spontanée, qu’il faut créer des archives, qu’il faut maintenir des anniversaires, organiser des célébrations, prononcer des éloges funèbres, notarier des actes, parce que ces opérations ne sont pas naturelles. C’est pourquoi la défense par les minorités d’une mémoire réfugiée sur des foyers privilégiés et jalousement gardés ne fait que porter à l’incandescence la vérité de tous les lieux de mémoire. Sans vigilance commémorative, l’histoire les balaierait vite »[1].

Dans l’introduction de Les Lieux de mémoire, Pierre Nora évoque ce qui pousse des acteurs à créer des « lieux de mémoire »[2]. Auparavant, il précise à quoi est due la prolifération de ces « lieux » :

« La curiosité pour les lieux où se cristallise et se réfugie la mémoire est liée à ce moment particulier de notre histoire. Moment charnière, où la conscience de la rupture avec le passé se confond avec le sentiment d’une mémoire déchirée ; mais où le déchirement réveille encore assez de mémoire pour que puisse se poser le problème de son incarnation. Le sentiment de la continuité devient résiduel à des lieux. Il y a des lieux de mémoire parce qu’il n’y a plus de milieux de mémoire. […] Cet effondrement central de notre mémoire n’est pourtant qu’un exemple. C’est le monde entier qui est entré dans la danse, par le phénomène bien connu de la mondialisation, de la démocratisation, de la massification, de la médiatisation. […] Fin des sociétés-mémoires, comme toutes celles qui assuraient la conservation et la transmission des valeurs, église ou école, famille ou État[3]. »

Ainsi, Pierre Nora place la volonté de créer des lieux de mémoire dans le cadre d’un besoin et pourrait-on même dire d’une forme de survie pour la mémoire. Les acteurs qui multiplient les actions en faveur de la création de ces lieux cherchent donc à créer ou « recréer » un espace (pas nécessairement physique) qui permet à des membres d’une même société, d’une communauté plus ou moins large, de s’identifier, d’établir des liens. Mais, que se passe-t-il dans un contexte où il y a « trop de mémoire » ?

Comme le précise Henry Rousso dans son dernier ouvrage, Face au passé. Essais sur la mémoire contemporaine : « Le terme de « mémoire » n’est plus seulement un mot galvaudé, c’est un mot usé. Il a fini par signifier sans distinction tout type de rapport entre passé et présent »[4]. Ce constat laisse entendre que la « mémoire » ne laisse plus de place à d’autres interprétations ou outils. Cependant, dans le cadre de sa réflexion, Henry Rousso fait une autre proposition :

« La mémoire se comprend […] comme un ensemble de discours, d’attentes, de revendications, de pratiques, de politiques, de réalisations ayant pour objectif de représenter le passé en général, et certains épisodes historiques en particulier. On parlera à ce sujet de « mémorialisation », un anglicisme qui signifie une « mise en mémoire » comme on dit une « mise en récit ». La mémoire contemporaine relève plus précisément d’un « régime mémoriel » situé et daté qui possède quelques grandes caractéristiques générales qui servent ici de fil conducteur. Cette dernière expression, d’un usage récent, permet précisément de souligner l’existence de modalités et de dispositifs qui varient dans le temps et l’espace. Elle entérine ainsi l’idée que la mémoire relève d’une histoire et d’une géographie »[5].

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Cette journée d’études a pour objectif de s’intéresser à des formes singulières de cette « géographie de la mémoire ». Il s’agira tout d’abord de s’intéresser aux « lieux » au sens propre du terme en revenant sur deux cas. D’une part, avec l’intervention d’Isabelle Bournier, directrice culturelle et pédagogique du Mémorial de Caen, nous reviendrons sur l’évolution de ce lieu emblématique en Normandie et en France. Alors qu’il s’agit d’une association, la structure ressemble de plus en plus à un « musée », nous amenant à nous interroger sur l’importance des dénominations et des définitions dans le contexte décrit par Henry Rousso. Dans le cadre de cette réflexion sur les lieux, l’intervention de Marie-Thérèse Têtu, sociologue du Centre Max Weber à Lyon, sur son travail à propos de la prison de Montluc à Lyon nous permettra de nous intéresser aux enjeux liés au travail dans un lieu de « mémoires multiples » où la Seconde guerre mondiale croise la Guerre d’Algérie et sur la création d’outils numériques autour de ce(s) lieu(x) de mémoire(s).

Ce dernier projet, nous laisse entendre que même lorsqu’on parle de « lieux de mémoire » au sens propre et matériel du terme, ses frontières ne se limitent pas à leur enceinte.

Cette porosité[6] des frontières sera au cœur du travail présenté par Enrique Fernández Domingo de l’Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis sur l’ancrage géographique du Musée de la Mémoire et des droits de l’homme à Santiago du Chili. En étudiant la superposition des temporalités, l’évolution des débats politiques et sociaux, et les disputes, nous serons plus à même de comprendre quels sont les enjeux liés à ces lieux en nous interrogeant sur les acteurs, les « entrepreneurs de mémoire »[7] impliqués dans les disputes qui accompagnent leur construction, création, récupération, etc. Cependant, grâce aux travaux de Sandra Assunçao de l’Université Paris Nanterre, sur la littérature brésilienne post-dictatoriale et ceux de Rosana Orihuela, doctorante à l’Université de Caen-Normandie, sur l’œuvre de l’auteur péruvien José María Arguedas, nous verrons que les espaces ne se limitent pas à des enceintes et s’expriment depuis longtemps dans la littérature. Grâce à un dialogue pluridisciplinaire, nous pourrons mieux comprendre les défis auxquels se confrontent ces « objets » dans une « géographie de la mémoire » de plus en plus complexe et aux enjeux politiques de plus en plus présents lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux passés traumatiques du XXème et du XXIème siècles.


[1] P. Nora, « Entre mémoire et Histoire », in P. Nora (dir.), Les Lieux de mémoire, vol.1, La République, Paris, Gallimard, 1997, p. 29.

[2] Pierre Nora ne faisait pas référence qu’à des espaces physiques plus ou moins délimités.

[3] Ibid. p. 23.

[4] H.Rousso, Face au passé. Essais sur la mémoire contemporaine, Paris, Belin,  2016, p.10.

[5] Ibid, p.21.

[6] Feld, Claudia, « Souvenirs de l’ESMA : L’exploration d’un espace complexe », in Béatrice FLEURY et Jacques Walter (dir.), Qualifier des lieux de détention et de massacre (2). Territorialisation, déterritorialisation, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 2009.

[7] Jelin, Elizabeth, Los trabajos de la memoria, Buenos Aires, Siglo XXI Editores, 2002.

 

Lieu : Université de Caen / MRSH, amphithéâtre
Début : 22/11/2018 - 17:30
Fin : 22/11/2018 - 19:30
Responsable(s) scientifique(s) : Harri Veivo, Nicolas Escach, Annelie Jarl Ireman

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Torben Jelsbak, MCF, Département d'études nordiques et de linguistique
Université de Copenhague
 
Frédérique Harry, MCF, EA 3556 REIGENN
Sorbonne Université

Communications en français

Lieu : Université de Caen / MRSH, salle sh 027
Début : 23/11/2018 - 17:00
Fin : 23/11/2018 - 20:00
Responsable(s) scientifique(s) : Annelie Jarl Ireman

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Intervenante : Mme Elise Devieilhe

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La conférence sera suivie d'une rencontre à 18h00 avec l'auteure groenlandaise Niviaq Korneliussen, autour de son roman Homo sapienne (La Peuplade, 2017)


Évènement organisé en partenariat avec les Boréales

 

Lieu : Université de Caen / MRSH, amphithéâtre
Début : 31/01/2019 - 17:00
Fin : 31/01/2019 - 19:00
Responsable(s) scientifique(s) : Annelie Jarl Ireman

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"Relations de pouvoir dans les villes suédoises: le reflet de la migration et de l'inégalité sociale dans la politique locale et l'espace urbain"

Khalid Kayati, Maître de conférences en Sciences politiques à l'université de Linköping
Marie Caes, Université de Jyväskylä
 

 

Lieu : Université de Caen / Amphithéâtre Pierre Daure
Début : 06/02/2019 - 18:30
Fin : 06/02/2019 - 19:30
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Fleury

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Lieu : Université de Caen / Amphithéâtre Pierre Daure
Début : 06/03/2019 - 18:30
Fin : 06/03/2019 - 19:30
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Fleury

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