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Avril-juin 2009

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ditorial

par Jean-Marc Moriceau

4 ans à la MRSH : un bail à ferme collégial (2005-2009)

Depuis le 1er juin 2005, le hasard m'a porté, avec toute une équipe, à la direction de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen. Soucieux de calmer certaines inquiétudes qui s'exprimaient alors et d'assurer l'indispensable sérénité qui permet aux chercheurs et aux agents de travailler ensemble, j'ai accepté la tâche. L'outil forgé en 1995 constituait effectivement un atout pour notre université et, au-delà, une chance pour les chercheurs dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales qui souhaitaient s'investir collectivement. Dans un paysage de la recherche où le réseau des Maisons des Sciences de l'Homme ne devrait plus s'étendre, où le CNRS subit une restructu¬ration et où les universités elles-mêmes sont désorientées par l'application de la loi LRU, une structure comme la MRSH de Caen offre un havre de paix et un incubateur sans égal à l'essor de la recherche interdisciplinaire. L'organisation de trois séries d'Assises de la MRSH en 2006, 2007 et 2008 l'a bien montré. La multiplicité des colloques, la valorisation virtuelle promue autour du plan de Rome et la vitalité des séminaires interdisciplinaires, en ont fourni des preuves abondantes. La délocalisation du fonds du ministère de l'Agri¬culture a constitué une forme de reconnaissance en 2007-2009. L'élargissement du comité scientifique, réalisée en 2007 est un signe de ce développement : dans les pôles et les structures qui se développent, l'interdisciplinaire, l'inter-institutionnel et l'international marchent de pair. La restructuration interne des locaux, après le déménagement du CRISI, a manifesté enfin le dynamisme de secteurs lourds et de nouveaux entrants. Les forces de la MRSH, mises à l'épreuve depuis près de 15 ans, sont manifestes. L'attractivité de notre maison suscite des convoitises et l'intérêt de structures nouvelles en SHS comme celles qui se développent à Rouen et au Havre. Elle est à l'origine de l'implication dans le volet recherche du Contrat de Projet État-région.
Cependant, dans le maeltröm bureaucratique qui accompagne l'évaluation et la reconnaissance du travail scientifique, les sciences humaines et sociales sont mises à rude épreuve. Il faut savoir à la fois résister et rester présent. C'est tout l'intérêt de la collégialité dans laquelle la direction de la MRSH a pu oeuvrer depuis 4 ans. Sans la promesse et le travail d'une équipe, je n'aurais jamais accepté une charge qui ne s'est pas allégée entre temps. C'est toute cette équipe que je voudrais remercier, Carole Dornier et Jean-Marc Fournier qui ont longtemps été directeurs-adjoints, Denis Jacquet qui a accepté de l'être depuis l'an dernier mais aussi Annie Laurent, dont le sens des responsabilités administratives a toujours été d'une grande efficacité, Sylvia Fabrizio-Costa, Christine Durieux, Alice Mills, Didier Le Gall dont les avis et les conseils ont permis de prendre toutes les grandes décisions. Enfin je n'aurai garde d'oublier tout le personnel de l'UMS dont le sens de la solidarité et de l'intérêt général sont manifestes.
C'est grâce à cette collégialité, à cet esprit d'équipe, à ce maintien de la sérénité scientifique - et de la convivialité - que les forces réelles de la maison trouvent à se développer, en inscrivant dans la durée leur travail quotidien ; mais c'est aussi dans ce contexte que nous avons pu chercher des facteurs de renouvellement, en expérimentant des formules « légères » et en diversifiant l'éventail des soutiens ponctuels. Le contrat quadriennal de la MRSH, qui figure dans le projet d'établissement 2008-2011, souligne bien l'identité, la spécificité et les atouts de notre structure en dégageant une politique scientifique générale mûrie collectivement. En passant la main, et en l'annonçant publiquement depuis décembre 2008, j'ai souhaité poursuivre en pleine lumière le processus démocratique dans lequel s'inscrit le renouvellement, toujours bénéfique, de la direction d'une composante, reconnue dans leurs évaluations par le Ministère de l'Enseignement supérieur (AERES), le CNRS (et notamment le nouvel INSHS), l'Université de Caen Basse-Normandie et le Réseau national des 22 Maisons des Sciences de l'Homme.

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