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Septembre-octobre 2003

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ditorial

par Philippe FLEURY, directeur de la MRSH

La Maison de la Recherche en Sciences Humaines est la maison des chercheurs et enseignants-chercheurs mais aussi celle des doctorants en sciences humaines et sociales. Ils sont le sang jeune et l’avenir de la recherche dans nos disciplines, ils participent largement à la vie quotidienne des laboratoires. Encore faut-il qu’ils puissent « vivre » en préparant leur thèse. Or si les DEA soutenus dans nos disciplines représentent environ 60% de l’ensemble des DEA soutenus à l’Université, le contingent d’allocations de recherche affecté par le Ministère à nos trois écoles doctorales SHS : « Droit Normandie », « Economie-Gestion Normandie » et « Littératures, Cultures et Sciences sociales » ne représente que 24,4 % de l’ensemble du contingent d’allocations de l’Université. Comme ces allocations de recherche sont pour la quasi-totalité de nos étudiants la seule source de financement possible (peu de recherches en SHS sont susceptibles d’attirer des financements ou des co-financements privés), les conséquences se font cruellement sentir sur le nombre de thèses soutenues qui passe à 34% du nombre total de thèses soutenues à l’Université de Caen Basse- Normandie (moyenne des trois dernières années : 40 thèses SHS par an sur 120 pour l’ensemble de l’Université – le chiffre tombe même à 28 % si l’on prend en compte les thèses soutenues au Havre et à Rouen dans les écoles co-habilitées). Le nombre très réduit d’allocations à répartir par l’Université (4 ou 5 cette année) ne permet pas au Conseil Scientifique de corriger ce déséquilibre et de toutes façons nos collègues des sciences dures souffrent aussi d’un manque global de financements et craignent pour l’avenir de leurs laboratoires. Il faut donc que tous ensemble nous œuvrions pour faire reconnaître que la préparation des thèses en SHS doit être financée à la même hauteur que dans les autres disciplines. En attendant une amélioration de ce côté, il ne faut pas que nous découragions nos étudiants de s’orienter dans la voie recherche. Une discipline ne peut survivre que si elle s’appuie sur des équipes de recherche et sur une activité scientifique importante en quantité et en qualité.

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