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La cathédrale de Sées, ses évêques, ses chanoines. Bulletin de la Société Historique et Archéologique de l'Orne, nº consacré à la cathédrale de Sées, tome CXXXIII, mars-juin 2014, Alençon, 2015, 213 p. ISSN 0154-0505.

Au sommaire de ce numéro consacré à la cathédrale de Sées (Orne) :
– Jean-Pascal Foucher, « Regards sur l'histoire et l'architecture de la cathédrale de Sées » ;
– Emmanuelle Foucher-Lefebvre, « Le financement de la construction des cathédrales normandes » ;
– François Neveux, « Le rôle de la cathédrale de Sées au Moyen Âge » ;
– Yves Roth, « L'architecte Victor Ruprich-Robert (1820-1887) » ;
– Richard Allen, « Mémoire et diplomatique : l'édition des actes des évêques de Sées (911-1220) » ;
– François Certain, « Jacques de Silly, un évêque bâtisseur et sauveur de la cathédrale de Sées » ;
– Mathieu Arnoux, « La régularisation du chapitre cathédral de Sées en 1131 : un événement local aux dimensions multiples » ;
– Jean-Pascal Foucher, « L'enclos canonial de Sées » ;
– Jean-François Détrée, « Vie musicale et musiciens à la cathédrale de Sées sous l'Ancien Régime ».


Davy, Gilduin, Guillaume le Conquérant. Le bâtard de Normandie, Paris, Belin, 2014, 273 p. ISBN978-2-7011-9209-3, 21 euros.

« Guillaume le Conquérant reste un personnage emblématique du Moyen Âge européen. Orphelin de père, héritier réputé illégitime des ducs Vikings, Guillaume a réussi, avant sa vingtième année, à s'imposer comme l'un des principaux acteurs de la France du XIe siècle. Maîtrisant l'ambition des membres de son clan et la turbulente aristocratie normande, tenant tête au roi capétien, sachant s'entourer de clercs savants, le "bâtard de Normandie" est parvenu à bâtir, en un demi-siècle de règne, un modèle d'État médiéval. Plus encore, sa conquête de l'Angleterre en 1066 a profondément influé sur le sort de l'Europe.
Pourtant, à chaque étape de sa vie, les périls menacent, près d'emporter l'édifice patiemment construit. Des guerres, des trahisons, des révoltes il est venu à bout en retournant les situations les plus désespérées, les changeant en victoires providentielles. Entre légende noire et légende dorée, Guillaume se révèle tour à tour flamboyant et calculateur, conquérant et manipulateur, justicier et législateur, faisant sienne la maxime antique : "il contenait ses sujets par les armes et les armes par les lois" ».


Hicks, Leonie V. and Brenner, Elma, Society and Culture in Medieval Rouen, 911-1300, Turnhout, Brepols (Studies in the Early Middle Ages, vol. 39), 2013, 400 p. ISBN 978-2-503-53665-1.

« Rouen, one of the leading cities of medieval Western Europe, has long awaited detailed consideration in English by modern scholars. This book presents exciting new research on the society and culture of medieval Rouen by British and Continental historians. Divided into three sections, addressing space and representation, religious culture, and social networks, the volume is both wide-ranging and tightly focused. The key themes include Rouen's relationship with its environs, image and identity, social and political relationships, and Rouen's status as the 'capital' of Normandy. The essays discuss topics ranging from urban development and charity, to the city's aristocratic and ecclesiastical elites, the Jewish community, and the relationship of the Angevin kings with Rouen. Comparisons and contextualization, as well as detailed maps, make the book valuable not only to readers interested in Rouen and Normandy, but also to those who wish to learn more about medieval cities, culture, and society ».


Van Houts, M. C. and Love, C. (eds), The Warenne (Hyde) Chronicle, Oxford, Oxford University Press (Oxford Medieval Texts), 2013, 140  p. ISBN 978-0-19-966520-4.

« The Warenne Chronicle is the more appropriate name for the Latin text known as the Hyde Chronicle. It covers the period from 1035 - the year in which Robert the Magnificent, duke of Normandy, died - up to the account of the White ship disaster in November 1120 when William Adelin, eldest son and heir of King Henry I, lost his life at the age of eighteen. The chronicle therefore covers the history of Normandy and England around the Norman Conquest of England with special reference to the earls of Warenne in Normandy. It is not a full blown dynastic history of this aristocratic family, but rather a historical narrative that emphasises the loyal support of the Norman rulers.
The crucial question as to how far the Warenne chronicler may have covered the years beyond 1120 is impossible to settle definitively. The new argument put forward here is that the Warenne Chronicle was written early in the reign of King Henry II, probably shortly after 1157, for King Stephen's son William and his wife Isabel, heiress of Warenne, to provide an account of the invaluable help her ancestors had given to the Anglo-Norman rulers. Although the chronicle has survived anonymously, the suggestion is made that the author may have been Master Eustace of Boulogne, clerk and chancellor of William of Blois as fourth earl of Warenne. Unique information, other than that pertaining to the Warennes, concerns the commemoration of Queen Edith/Mathilda, Henry I's rule in Normandy, and the use of the word 'normananglus' (Norman-English) for the inhabitants of England of Norman origin ».


Bates, David, The Normans and Empire. The Ford Lectures delivered in the University of Oxford during Hilary Term 2010, Oxford, Oxford University Press, 2013, 237 p. ISBN 978-0-19-967441-1.

« In 2010, David Bates presented the Ford Lectures in British History at the University of Oxford. The Normans and Empire is the book that was born from these Lectures. It offers a new interpretative framework for the analysis of the history of the cross-Channel polity created by William the Conqueror in 1066 until its end in 1204, when the duchy of Normandy was conquered by the French king, Philip Augustus. As part of its argument, it also suggests an innovative way to approach the pan-European diaspora of the Normans.
The book's central argument is built around models and analytical tools borrowed from the social and political sciences. It uses a methodology and conceptual framework that sets out to be cross-disciplinary and which employs approaches that are fequently applied in the study of other historical periods, with some of the book being constructed around life stories. It further develops its analysis using terms such as power, hegemony, values, cultural transfer, core, periphery, and networks. It seeks to resolve what the author argues is a range of disconnected historiographies, and to re-position analysis of personal and political identity. In encompassing the history and histories of much of north-western Europe and some of southern Europe, it draws attention to the weaknesses of historical writing that is excessively Anglo-centric. The result is an innovative history of the Normans, of the duchy of Normandy and north-western France, and of the British Isles ».


Naissance de la Normandie. 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Michel Pierre (dir.), SPM, Paris, L'Harmattan. ISBN  : 978-2-901952-97-8, 17 euros.

« L'aventure viking a profondément marqué l'histoire de l'Europe et particulièrement celle du royaume franc. Les Vikings étaient de grands navigateurs venus de la Scandinavie, pratiquant la piraterie et la conquête de territoires. La première incursion en Basse-Seine, en 820, est repoussée, mais d'autres suivirent souvent avec succès. Toutefois, la défaite de Rollon, sous les murs de Chartres, le 20 juillet 911, permit d'aboutir à la conclusion d'un compromis avec le roi franc, Charles III le Simple. Dudon de Saint-Quentin, chanoine de la collégiale de Saint-Quentin dans l'Aisne, relate l'événement un siècle après, mais demeure toutefois le seul à proposer un récit cohérent. Nous apprenons que le roi cède à Rollon un territoire s'étendant de l'Epte à la mer, couvrant approximativement les actuels départements de l'Eure et de la Seine-Maritime, en échange de son engagement à protéger le royaume contre de nouvelles incursions vikings.
Ce n'est donc qu'au terme d'un processus s'étendant sur près d'un siècle (820-911) que fut fondée la Normandie. Mais loin de se résumer à une concession territoriale, l'accord intervenu à Saint-Clair-sur-Epte eut une conséquence inédite pour l'époque. C'est ainsi que Rollon, en se faisant baptiser en 912, se convertit à la foi chrétienne sur la recommandation de l'archevêque, que Charles III lui accorda la main de sa fille Gisèle et qu'il prit alors le nom chrétien de Robert.
Rollon ayant préparé sa succession laissa le gouvernement à son fils Guillaume Longue Epée cinq ans avant sa mort. Guillaume continua l'œuvre entreprise et se fit concéder le Cotentin et l'Avranchin en 933, préfigurant la configuration actuelle de la Normandie.
À l'époque des grandes migrations, il est bon de faire mémoire de l'aventure viking et de Rollon, fondateur du duché de Normandie, de sa parfaite intégration, voire son assimilation au sein du royaume franc, sans oublier Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, qui vainquit les Anglais sur leur sol à Hastings en 1066, et se fit couronner et sacrer roi d'Angleterre, le 25 décembre jour de Noël, à l'église abbatiale Saint-Pierre de Westminster. La Normandie et l'Angleterre étaient ainsi unifiées sous un même pouvoir ».


La cathédrale de Coutances, Art et Histoire, Actes du colloque organisé à Cerisy du 08 au 11 oct. 2009, Françoise Laty, Pierre Bouet et Gilles Désiré dit Gosset (éd.), Bayeux, Orep Éditions, 2012, 203 p. ISBN : 978-2-8151-0139-4. 35 euros.

« La cathédrale de Coutances, qui se dresse fièrement au coeur de la cité, est un des monuments religieux les plus prestigieux de Normandie. Édifié au début du XIIIe siècle, ce chef-d'oeuvre de l'art gothique respecte pourtant certaines traditions architecturales qui ont façonné les édifices majestueux de l'art roman.
Les actes de ce colloque, qui s'est tenu au Centre culturel international de Cerisy en 2009, se proposent d'évoquer l'histoire de ce haut lieu de la foi chrétienne. Mais loin de réduire la cathédrale aux seuls éléments architecturaux et d'histoire de l'art, cet ouvrage aborde également la dimension humaine et institutionnelle qui sous-tend la vie d'un pareil monument.
Le jugement que nous pouvons exprimer aujourd'hui sur la cathédrale de Coutances et l'admiration qu'elle suscite ne peuvent que s'enrichir d'un regard nouveau porté sur tous les aspects où se manifeste la profonde originalité de cette éclatante réussite architecturale ».


Arnoux, Mathieu, Le temps des laboureurs. Travail, ordre social et croissance en Europe (XIe-XIVe siècle), Paris, Albin Michel (coll. L'évolution de l'humanité), 374 p. ISBN 978-2-226-20909-2.

« Du XIe au XIIIe siècle, l'Europe connut une phase sans égale de croissance et de développement. C'est alors que furent créés les paysages qui sont encore ceux de nos campagnes. Plus que le temps des chevaliers et des seigneurs ou des moines et des prêtres, ce temps fut celui des laboureurs et des vilains, dont le travail seul fut à l'origine de cette prospérité. Pour un temps, la société reconnut sa dette à l'égard de l'ordre des paysans, donnant à leurs peines valeur d'engagement mystique et d'accomplissement spirituel. Ce livre examine les conditions sociales et économiques de ce processus, et montre que les travailleurs des campagnes ne furent pas seulement la main-d'oeuvre de la société seigneuriale mais aussi, et peut-être surtout, les acteurs de ce changement, qu'ils voulurent et dont ils tirèrent profit. Epris d'ordre et prêts à la révolte, unis sous les figures d'Adam, cultivateur du Paradis, et du Laboureur, dont la silhouette pacifique traverse alors toute la littérature européenne, les paysans furent à l'origine d'un développement véritablement durable. Construit avec leurs mots, ce livre leur rend la parole. Dans cet ouvrage novateur, Mathieu Arnoux propose autant une recherche sur un lointain épisode de l'histoire économique de l'Europe qu'une enquête sur une figure idéologique du travail, dont bien des éléments restent aujourd'hui identifiables dans la culture européenne ».


Gazeau Véronique et Genet Jean-Philippe, La France et les îles britanniques : un couple impossible ? Actes du colloque du GDR 2136 (CNRS-Université de Paris 1), organisé à Caen par le CRAHM, le 20 septembre 2007, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012, 377 p. ISBN 978-2-85944-704-5. 32 euros.

L'actualité n'a d'yeux que pour le couple franco-allemand, dont l'existence est pourtant fort récente. Le couple dont les relations tumultueuses ont structuré et rythmé l'histoire de l'Europe occidentale est bien le couple franco-anglais, si l'on admet que c'est l'impérialisme anglais qui a façonné l'identité britannique et ce, à partir du XVIIe siècle seulement. Un vieux couple donc, avec ses périodes de rapprochement et d'éloignement, avec ses incompréhensions, ses rancunes mais aussi ses complicités, ses influences réciproques et souvent, plus souvent qu'on ne le croit généralement, une amitié et une complicité qui ont permis de surmonter les épreuves.
Grâce à la multiplication des points de vue et à l'originalité des angles d'attaque, ce livre collectif entreprend d'éclairer d'un jour neuf cette longue histoire et les identités paradoxales de deux protagonistes que la Manche n'a pas toujours séparés. C'est vrai lorsque les Normands passent la Manche, ça l'est également quand les rois anglais gouvernent une bonne partie du royaume de France. Et quand les Anglais ont enfin quitté le territoire français, les deux royaumes sont devenus de grands empires ce qui n'a fait qu'exacerber leur rivalité et la transposer à l'échelle du globe. Pourtant, les contacts intellectuels et culturels n'ont jamais cessé, et ont nourri un dialogue d'une richesse extraordinaire dont il faut espérer qu'il n'est pas près de s'interrompre.


Il Papato e i Normanni. Temporale e spirituale in età Nomanna. Atti del Convegno di studi organizzato da CNR, CESN, SISMEL, Ariano Irpino, 6-7 dicembre 2007, a cura di Edoardo d'Angelo i Claudio Leonardi, Firenze, SISMEL, Edizioni del Galluzzo, 2011, 301 p. ISBN 978-88-8450-428-9.

« Le volume présente la publication des Actes du colloque Il Papato e i Normanni. Temporale e Spirituale in età normanna, qui s'est tenu à Ariano Irpino les 6 et 7 décembre 2007, organisé avec la collaboration du Conseil National de la Recherche, du Centre européen d'Etudes Normandes et de la Société internationale pour l'Etude du Moyen Âge.
Les communications donnent une vue d'ensemble du thème qui faisait l'objet du colloque (rapport entre l'[les] Etat[s] et l'Eglise entre le XIe et le XIIIe siècle), selon des points de vue et des perspectives différentes. Claudio Leonardi et Roberto de Mattei se sont intéressés à l'action religieuse et ecclésiologique du pape Grégoire VII. Ortensio Zecchino a traité des aspects juridiques des relations de l'Etat et de l'Eglise à l'époque souabe ; et Guiglielmo de'Giovanni-Centelles et Glauco Maria Cantarella ont étudié cette relation dans le royaume normand de Sicile en particulier. Luigi Russo s'est interrogé sur le rapport entre les Normands et le mouvement croisé, tandis que Maria Venezia s'intéresse aux reliques et aux reliquaires de Campanie prévenant des Lieux Saints. Mirko Vagnoni a traité de l'influence exercée par Byzance sur la conception royale normanno-souabe. Un panorama de la littérature cassinienne à l'époque normande a été dressé par Mariano Dell'Omo. Vito Sivo s'est interrogé sur les thèmes "grégoriens" dans l'hagiographie de l'époque normande ; Edoardo D'Angelo a reconstruit le dossier hagiographique de saint Otton d'Ariano. Oronzo Limone s'est occupé des Conclusions ».


Valenti, Iride, Gallicismi nella cultura alimentare della Sicilia, Materiali e Ricerche (Atlante Linguistico della Sicilia, diretto da Giovanni Ruffino), n° 25, Palermo, Centro di Studi filologici e linguistici sicilani, 2011, 177 p.

Iride Valenti est chargée de recherches en linguistique historique à la Faculté des Lettres de l'université de Catane, en Sicile. Elle étudie les phénomènes d'interférence entre les langues italoromanes méridionales et les langues galloromanes pour la période médiévale, en liaison avec la présence des Normands.
Dans son ouvrage, l'auteure étudie les lexèmes d'origine galloromane (ancien français, normand, picard, bernois, francoprovençal, etc.), acquis par la culture alimentaire de la Sicile pendant la période normande et angevine, soit pendant les XIe-XIIIe siècles.


Normandy and its Neighbours, 900-1250. Essays for David Bates, edited by David Crouch and Kathleen Thompson, Turnhout, Brepols (coll. Medieval Texts and Cultures of Northern Europe), 2011, 310 p. ISBN 978-2-503-52062-9.

« One of the most important aspects of David Bates's distinguished career has been his readiness to engage - as few of his predecessors did - with the word of modern French scholarship. The outcome of this engagement and of his familiarity with French archives has been the reshaping of our understanding of the Anglo-Norman realm founded by William the Conqueror. The Norman Conquest has always been seen as a defining event in medieval English history, and David's work has enabled us to place it in its broader European context. He has also welcomed insights from other disciplines, including archaeology, architectural history, and numismatics. His impact as a scholar has been profound. His writings have made academic debate accessible to the general public and the scholar alike, and he has conveyed his enthusiasm and commitment to both. He has brought together a generation of academics of various nationalities and from a broad range of disciplines to forge a new understanding of the relationship of England and Normandy in the central Middle Ages. This collection - offered in recognition of his contribution - acknowledges the many strands of his scholarship. It brings together specialist studies of Anglo-French culture, law, gender, and historiography ».


Dubois Adrien, Un registre de la vicomté d'Elbeuf (1470-1472), Caen, CRAHAM, Publications du CRAHM, 2011, 528 p. ISBN : 978-2-902685-80-6, 40 euros.

« Longtemps déconsidérées, les justices seigneuriales se voient depuis quelques années réhabilitées par des historiens confrontés à la complexité des sources qu'elles ont produites. La présente édition, consacrée à un registre de la haute justice d'Elbeuf, entend faciliter l'approche d'un document utile à l'histoire de la justice bien sûr, mais aussi à celle de l'économie et des mentalités. Les règlements de conflits comme les actes de juridiction gracieuse révèlent en effet certains aspects de la vie quotidienne de justiciables que leur conception de l'honneur et la gestion de leurs biens amènent régulièrement devant le vicomte. L'action de ce dernier apparaît en filigrane : soucieux qu'il est de faire respecter l'institution judiciaire comme de favoriser l'apaisement, il se fait tantôt juge, tantôt conciliateur...
L'arbitrage est en effet omniprésent dans cette société dont les réseaux familiaux, professionnels, amicaux ou encore de voisinage sont sans cesse ravivés par la nécessité de l'entraide. Les préoccupations matérielles et relationnelles se mêlent ainsi étroitement lors des inventaires après décès, lors des élections de tuteurs d'enfants mineurs ou encore lors de l'accès à la maîtrise d'un apprenti... et les règlements de conflits révèlent souvent eux aussi l'étroitesse de la frontière entre concorde et discorde et les nombreux passages d'un type de relation à l'autre.
Une présentation du manuscrit et de son contexte de production, de même qu'un index des noms propres accompagné d'un index-glossaire des noms communs, permettent de se repérer plus facilement dans le fourmillement d'informations offertes par ce document précieux ».


Miscellanea Giovanni Orlandi, ArNoS (Archivio Normanno-Svevo), Testi e studi sul mondo euromediterraneo dei secoli XI-XIII del centro Europeo di Studi Normanni, (2-2009), Napoli, Editrice Il Girasole, 2010, 184 p. ISBN 978-88-8159-2722, 20 euros.

Au sommaire des mélanges Giovanni Orlandi, six articles :
- F. Delle Donne, Autori, redazioni, trasmissioni, ricezione. I problemi editoriali delle raccolte di Dictamina di epoca sveva e dell'Epistolario di Pier della Vigna.
- A. Spiezia, La falconeria nell'Inghilterra anglosassone. Practica Avium e metafora del potere.
- M. Iadanza, I rapport tra Cristianesimo e Islam nella testimonianza dei Dialoghi con un musulmano di Manuele II Paleologo (1350-1425). La VII Discussione.
- L. Esposito, Nel castrum di Pontelatone nasce l'arcipretura. L'inventario delle chiese del 1282.
- P. Greco, Appunti sulla sintassi della Cronaca di Santa Maria della Ferraria.
- E. D'Angelo, Produzione letteraria e manufatti librari dello scriptorium di San Vincenzo al Volturno. Nuove ipotesi.


Angers Denise, Le terrier de Philippe d'Harcourt et Jeanne de Tilly, seigneurs de Tilly-sur-Seulles - 1375-1415, Édition et commentaire, Caen, Publications du CRAHM, 2010, 328 p. ISBN : 978-2-902685-73-8, 40 euros.

« Comme un arrêt sur image, les terriers nous offrent une vision globale, à un moment de son histoire, de l'état d'un village, de sa géographie, des gens qui l'habitaient et la répartition des tenures qu'ils occupaient. En 1375, Philippe d'Harcourt, qui venait d'épouser Jeanne de Tilly, commanda la rédaction d'un nouveau terrier pour sa seigneurie de Tilly-sur-Seulles (Calvados). Le registre de 323 folios qui en est issu constitue, pour l'historien du monde rural, un outil d'enquête remarquable. Document central de la gestion du domaine seigneurial, ce terrier rappelle les prérogatives des seigneurs, décrit les terres de la seigneurie, consigne le nom des tenanciers et le montant des redevances dues au seigneur. Bel exemple de la production documentaire de la Normandie médiévale, il est une œuvre d'histoire et de gestion. Produit dans une période difficile, il illustre l'activité d'un seigneur en constante recherche de solutions pour parer aux difficultés créées par l'instabilité de la période ».


Montagne-Chambolle, Sophie et Siguret, Philippe (dir.), Le pouvoir dans le Perche aux temps des Rotrou, Actes du colloque de Nogent-le-Rotrou (22 octobre 2006), Rémalard, Amis du Perche, 2010, 132 p. + pl. et fig. ISBN : 9782900122891, 19 euros.

« Le Perche est une région attirante aujourd'hui, connue par ses chevaux et ses paysages. Paisible, il semble loin des grands débats qui secouent notre planète. Mais ce ne fut pas toujours ainsi : le Perche a été, entre le XIe et le XIIIe siècle, une région très importante dans les équilibres de pouvoir entre principautés de l'Europe chrétienne, soutenant un roi contre un autre et prenant part aux batailles proches ou lointaines. Les comtes du Perche ont été apparentés à ce qu'il y avait de plus noble et de plus puissant parmi les Grands des royaumes de ce temps. Ils ont donc eu un rôle et une richesse sans commune mesure avec ce qu'il reste aujourd'hui de cette ancienne province, écartelée entre quatre départements et trois régions.
Ce livre raconte, avec l'exploitation de sources non encore utilisées en France, l'histoire de cette grandeur passée du Perche, à travers l'histoire de ses seigneurs, de leurs forteresses, de l'origine de leur lignée et du rôle des hommes d'Église qui l'ont parcouru ».


Bouet, Pierre, Hastings, 14 octobre 1066 (coll. Histoire en batailles), Paris, Tallandier, 2010, 186 p. ISBN 978-2-84734-627-5.

« En ce samedi 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant observe le déploiement impressionnant de ses hommes au pied de la colline de Senlac, près du port d'Hastings. Face à lui, le roi Harold prend position sur la crête et attend avec confiance l'assaut des Normands. Dans un bruit assourdissant, près de 20 000 hommes en armes s'élancent ; les acteurs d'une des plus grandes batailles de l'Occident médiéval entrent en scène.
Si les conséquences de la bataille d'Hastings sont aujourd'hui bien connues, puisqu'elle signe l'acte de naissance de l'Angleterre normande, le vécu des combattants de cet affrontement épique est largement ignoré. C'est pourquoi Pierre Bouet nous entraîne au cœur de la mêlée, aux côtés des housecarls du roi saxon ou des chevaliers de Guillaume. La sanglante réalité d'une bataille médiévale nous apparaît alors, avec ses actes de bravoure et de lâcheté, ses violences et ses souffrances.
Loin d'une histoire militaire froide où les conceptions stratégiques noient les réalités physiques et matérielles, ce sont toutes les passions humaines qui sont rapportées dans ce récit vivant. Alors laissons parler les armes : elles décidèrent en une journée du destin d'un royaume et de plusieurs milliers d'hommes ».


Legros, Sébastien, Moines et seigneurs dans le Bas-Maine, Les prieurés bénédictins du Xe au XIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes (collection histoire), 2010, 358 p. ISBN 978-2-7535-1089-0, 20 euros.

« Une soixante de prieurés bénédictins ont été fondés dans le Bas-Maine entre la fin du Xe siècle et le début du XIIIe siècle. Sous la responsabilité d'un prieur, dont le rôle paraît essentiel dans la consolidation des établissements, vit une petite communauté de moines (souvent deux ou trois, rarement plus de cinq) qui travaillent à mettre en place des seigneuries monastiques autonomes et assurent les obligations religieuses de leur ordre.
Après avoir présenté les origines de ces établissements, le processus de fondation et la mise en place matérielle et les modalités de fonctionnement des prieurés, la majeure partie de cette étude s'attache à répondre à quelques questions simples : pourquoi les abbayes ont-elles délocalisé leurs moines et constitué ces petites entités seigneuriales autonomes ? Quels projets seigneuriaux et religieux poursuivaient-elles ? Pourquoi leurs partenaires laïcs ont-ils accepté, surtout au XIe siècle, de se défaire d'une partie de leurs prérogatives seigneuriales au profit des bénédictins et de leurs prieurés ? Comment expliquer la dissociation qui paraît s'opérer entre les moines et leurs bienfaiteurs laïcs à partir des années 1130 ?
Les réponses passent par l'observation des dynamiques géopolitiques à l'œuvre dans un Bas-Maine où s'affrontent les ambitions angevine, mancelle et normande. Dans ce cadre d'affrontement, les prieurés, loin de rester à l'écart des enjeux séculiers, s'alimentent des rivalités seigneuriales laïques... Ils servent aussi les idéaux réformateurs de bénédictins désireux de monachiser l'espace social. Jusque là restés méconnus dans leur signification géopolitique, les prieurés révèlent ainsi leur importance dans une époque marquée par le flux puis le reflux des pouvoirs locaux (les châtelains) face aux pouvoirs englobant (le roi) ».


Les chartes de l'abbaye cistercienne de Vaucelles au XIIe siècle, Benoît-Michel Tock (éd.), Turnhout, Brepols (ARTEM 12), 2010, 300 p. ISDN 978-2-503-53156-4.

« L'abbaye de Vaucelles, près de Cambrai, était une des plus grandes abbayes cisterciennes, comptant parfois des centaines de moines converts.
L'édition des chartes de l'abbaye pour le XIIe siècle (176 chartes, dont 125 inédites) permet de voir la croissance de l'abbaye, l'extension de son domaine, l'établissement d'un réseau de relations sociales (comtes de Flandre, de Hainaut, de Vermandois, de Soissons..., duc de Lotharingie, évêques de Cambrai et de Noyon...), la mise en place d'une politique d'exemptions de péages.
Dynamique, l'abbaye commence aussi progressivement à écrire elle-même les chartes qu'elle reçoit, et développe un archivage systématique ».


Russo, Luigi, Bohemondo, Figlio del Guiscardo e principe di Antiocha, Avellino, Elio Sellino Editore, Europeo di Studi Normanni, Ariano Irpino, 2009, 255 p. ISBN 978-88-88991-90-0.

L'ouvrage de Luigi Russo, qui s'appuie sur une étude croisée des sources latines, grecques et arabes et sur la très abondante bibliographie de la conquête normande de l'Italie méridionale et de l'histoire de la première croisade, est une biographie de Bohémond en huit chapitres : ses origines et ses premières conquêtes aux côtés de Guiscard en Romania, sa rébellion contre son frère, Roger Borsa, pour s'approprier les terres laissées par leur père, son départ pour la croisade et la politique ambiguë qu'il mène auprès d'Alexis Comnène, la prise d'Antioche par la force et la ruse et ses démêlées avec le prince de Toulouse, les circonstances de son emprisonnement, son retour en Occident - pour recruter des forces nouvelles -, qui le conduit jusqu'à la cour du roi de France, dont il épouse la fille, sa politique de propagande anti-byzantine et sa marche contre Constantinople, enfin les conséquences du traité de Devol, bientôt suivi de la mort du héros. En retraçant l'histoire de Bohémond, placée dans le contexte plus large de la fin du XIe et du début du XIIe siècle, Luigi Russo prend parti sur de nombreuses questions débattues et donne notamment une nouvelle analyse des rapports du héros avec Alexis Comnène.


Les seigneuries dans l'espace plantagenêt (c. 1150 - c. 1250), textes réunis par Martin Aurell et Frédéric Boutoulle. Actes du colloque international organisé par l'institut Ausonius (Université de Bordeaux/CNRS) et le Centre d'Études Supérieures de Civilisation Médiévale (Université de Poitiers/CNRS), les 3, 4 et 5 mai 2007 à Bordeaux et Saint-Émilion, éd. Ausonius, 2009, 470 p. ISBN 978-2-35613-020-4, prix 35 euros.

« Cadre de vie incontournable des sociétés médiévales, la seigneurie n'en finit pas de susciter intérêt et débats. Le sixième colloque international de l'équipe des « Mondes Plantagenêts » du Centre d'Études Supérieures de Civilisation Médiévale (université de Poitiers), organisé par l'institut Ausonius à Bordeaux et Saint-Émilion du 3 au 5 mai 2007, a investi cet objet de recherches en mettant à profit un ancrage doublement singulier, géographique et chronologique. Le large espace occidental dominé par la même dynastie, de l'Écosse aux Pyrénées, est un terrain de choix pour observer les mutations de la seigneurie alors que la période est à l'affermissement des pouvoirs royaux ou princiers, notamment chez les premiers Plantagenêts où cela suscite une suite de révoltes nobiliaires.
Les dix-huit communications rassemblées dans ce volume livrent des analyses renouvelées sur le prélèvement seigneurial et ses dimensions territoriales pendant le Moyen Âge central, sur les enjeux politiques et économiques qui s'y déploient, sur les formes de domination sociale qu'elles secrètent, sur les territoires qu'elles façonnent ou qu'elles polarisent ».


Le Valasse, Tome 1, L'abbaye cistercienne Notre-Dame du Vœu (XIIe-XVIIIe siècles) ; le château (XIXe-XXe siècles), Avenel, Alain, Cahagne, Jean-Marie (), Follain, Éric, Grélois, Alexis et Le Maho, Jacques (dir.), Rouen, Éditions des Falaises, 2009, 359 p. ISBN 9782848110950, 35 euros.

Seul établissement cistercien du pays de Caux (Seine-Maritime), l'abbaye Notre-Dame du Vœu, dite aussi du Valasse, a été fondée au XIIe siècle par l'impératrice Mathilde et par Galeran, comte de Meulan et de Worcester.
La première partie de l'ouvrage est consacrée à l'abbaye, depuis ses origines jusqu'à la Révolution française, à partir de diverses sources textuelles et archéologiques. La seconde partie concerne les transformations que subira l'édifice religieux à partir du XIXe siècle. Résidence châtelaine pendant un siècle et demi, puis établissement industriel entre 1960 et 1984, le Valasse restauré est aujourd'hui le cœur d'un parc de développement durable.


Bauduin, Pierre, Le monde franc et les Vikings, VIIIe-Xe siècle, Paris, Albin Michel, Coll. L'évolution de l'humanité, 2009, 455 p. ISBN 978-2-226-18715-4, 24 euros.

« De la fin du VIIIe au début du Xe siècle, l'Europe fut bouleversée par les incursions des Vikings. Piraterie, pillages, déportations et cruautés en tous genres accompagnaient leurs déplacements, au point que les textes de l'époque n'hésitent pas à les compter parmi les cavaliers de l'Apocalypse. Réduire leur histoire à l'énumération de leurs méfaits ne peut cependant satisfaire ceux qui cherchent à comprendre comment, à partir des années 900, les Vikings s'insérèrent dans l'Europe chrétienne.
Relisant les sources, Pierre Bauduin montre que la chronique des violences est aussi celle des entreprises menées alors de part et d'autre pour préparer l'accueil dans le monde franc de populations jusque-là périphériques qui, au gré de leurs dynamiques propres ou de leurs contacts avec l'Empire carolingien, étaient susceptibles de s'y faire une place. Émissaires, missionnaires, transfuges ou renégats côtoient d'autres intermédiaires qui, selon des modalités parfois inavouables, assurèrent la mise en contact des deux camps. Ainsi se renouvelle l'image d'une histoire, qui n'est pas seulement celle d'une agression, mais aussi, de manière plus profonde et durable, celle d'une prise de contact suivie d'une intégration réussie ».


Millet, Hélène, L'église du Grand Schisme 1378-1417, Coll. Les Médiévistes français, 9, Paris, Picard, 2009, 272 p. ISBN : 978-2-7084-0848-7, prix 34 euros.

« Que se passa-t-il dans l'Église au tournant du XIVe siècle, alors qu'elle était déchirée en deux obédiences obéissant à deux papes rivaux ? Il est d'usage de se lamenter sur la triste condition des clercs et des fidèles tandis que leurs pasteurs s'entre-déchiraient. Pourtant, l'obligation de chercher une solution extraordinaire à ce problème - ignoré du droit canonique - donna une vigueur remarquable à la réflexion ecclésiologique. Les assemblées du clergé voulues par le roi de France ont fini par prendre valeur de conciles et, bien que limitée dans le temps, la soustraction d'obédience a posé le problème de la réforme des institutions ecclésiastiques. Fondés sur des recherches prosopographiques, les seize articles ici rassemblés sont parus entre 1985 et 2001. Ils sont les prémisses d'une synthèse encore inachevée ».


Chroniques latines du Mont Saint-Michel (IXe-XIIe siècle). Les manuscrits du Mont Saint-Michel : textes fondateurs - I, Bouet, Pierre et Desbordes, Olivier (éd.), Collection Fontes et Paginæ, Caen, Presses universitaires de Caen & Scriptorial - Ville d'Avranches, 2009, 426 p. ISBN : 978-2-84133-323-3, 35 euros.

« Cet ouvrage présente un corpus de textes latins, avec traduction et commentaires, consacrés à l'histoire des origines du Mont Saint-Michel en Normandie. Les éditeurs ont retenu les deux textes majeurs, qui se trouvent dans les manuscrits montois déposés à la bibliothèque municipale d'Avranches : - la Revelatio ecclesiae sancti Michaelis archangeli in Monte Tumba, un opuscule du IXe siècle, qui raconte la fondation du premier sanctuaire du Mont par l'évêque Aubert, vers le début du VIIIe siècle ; - le De miraculis in Monte sancti Michaelis patratis, un ouvrage conçu au XIe siècle qui regroupe trois récits : l'Introductio monachorum, rapportant comment le duc Richard Ier établit des moines bénédictins sur le Mont vers 965-966 ; le De translatione et miraculis beati Autberti, qui raconte comment on redécouvrit les ossements et le crâne perforé qui furent aussitôt considérés comme ceux d'Aubert ; et les Miracula sancti Michaelis, qui présentent les prodiges attribués à l'archange, depuis les origines jusqu'en 1050.
Des documents présentés en annexe (Liber de apparitione du Mont Gargan, et le De scuto et gadio de Baudri de Dol) contribuent à une étude critique de ces textes fondateurs. »
(Extrait de la présentation de la p. 4 de couverture)


L'édition en ligne des Chroniques latines du Mont Saint-Michel est consultable à l'adresse suivante :
http://www.unicaen.fr/services/puc/sources/chroniqueslatines/


Le Roman du Mont Saint-Michel (XIIe siècle). Les manuscrits du Mont Saint-Michel : textes fondateurs - II, Bougy, Catherine (éd.), Collection Fontes et Paginæ, Caen, Presses universitaires de Caen & Scriptorial - Ville d'Avranches, 2009, 405 p. ISBN : 978-2-84133-324-0, 35 euros.

« Le Roman du Mont Saint-Michel est l'adaptation, en Français du XIIe siècle et en octosyllabes, des textes latins fondateurs du sanctuaire normand. La construction en 708-709 d'une église sur le Mont Tombe par Aubert, évêque d'Avranches, l'installation de moines bénédictins en 966 par le duc de Normandie Richard Ier et plusieurs miracles accomplis par l'Archange sont les thèmes des trois livres de l'ouvrage. Son auteur, Guillaume de Saint-Pair, est un jeune moine de l'abbaye qui défend avec ardeur l'indépendance de sa communauté face au pouvoir du duc de Normandie et roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt. Poète et conteur de qualité, il écrit dans une langue limpide, émaillée de dialectalismes normands. »
(Extrait de la présentation de la p. 4 de couverture)


L'édition en ligne du Roman du Mont Saint-Michel est consultable à l'adresse suivante :
http://www.unicaen.fr/services/puc/sources/gsp/


Gazeau, Véronique, Pierre Bauduin et Yves Modéran (dir.), Identité et Ethnicité. Concepts, débats historiographiques, exemples (IIIe-XIIe siècle), Actes de la table ronde tenue à Caen les 15-16 oct. 2004, Caen, Publications du CRAHM (coll. des Tables rondes du CRAHM, n° 3), 2008, 264 p. ISBN : 2-902685-32-7. 31, 80 euros.

« Le présent volume réunit les communications de dix spécialistes venus de différentes disciplines qui, s'appuyant sur des sources textuelles ou archéologiques, font le point sur les débats historiographiques engendrés par l'identité et l'ethnicité pour les périodes ancienne et médiévale.
L'identité ethnique n'est pas une donnée immuable inscrite depuis toujours dans l'âme des peuples mais un phénomène socialement construit, adaptable à des situations et des populations diverses. Il existe différents processus d'ethnogenèse, que viennent préciser des exemples variés. Les cas de figure analysés mènent de l'Islande à l'Afrique, envisageant les Goths, les Wisigoths, les Islandais, les Irlandais, les Normands d'Italie, les Lombards, les Maures et les Berbères et autres 'Barbares' ».


Peltzer, Jörg, Canon Law, Careers and Conquest, Episcopal Elections in Normandy and Greater Anjou, c. 1140-c. 1230, Cambridge, Cambridge University Press (Cambridge Studies in Medieval Life and Thought Fourth Series), 2008, 334 p. ISBN 978-0-521-88062-6, 60 £ / 120 $.

L'ouvrage concerne les élections épiscopales en Normandie et dans le Grand Anjou aux XIIe - XIIIe siècles (c. 1140-c. 1230), dans leurs relations avec le droit canon, les carrières épiscopales et la conquête de la Normandie. Après l'introduction, l'auteur consacre une cinquantaine de pages à la théorie électorale. Plusieurs chapitres sont consacrés, l'un, aux pratiques électorales en Normandie, soit une centaine de pages, et l'autre, aux pratiques électorales dans le Grand Anjou. Dans les chapitres suivants, il est question de l'épiscopat en Normandie et dans le Grand Anjou, puis de l'impact de la conquête de 1204 sur le système électoral. Après quelques pages de conclusion, l'auteur propose en appendice une liste des évêques par diocèse, 36 pages de bibliographie ainsi qu'un index général.


Moulin, Marie-Anne, Chave, Isabelle, Fajal, Bruno et Foucher, Jean-Pascal (dir.), Argentan et ses environs au Moyen Âge, approche historique et archéologique, Actes de la table ronde tenue à Argentan le 29 mars 2003, organisée par la ville d'Argentan, la Communauté de communes du pays d'Argentan, les Archives départementales de l'Orne et le Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Médiévales de l'université de Caen Basse-Normandie, Alençon, Conseil général de L'Orne, 2008, 287 p. ISBN 978-2-86061-032-2, 20 euros.

Argentan, ville carrefour de la Normandie méridionale, résidence favorite de la maison d'Alençon à la fin du XIVe s., se trouve aussi depuis près de quarante années à la croisée des recherches en histoire et en archéologie du Moyen Âge. Des travaux pionniers de Michel de Boüard sur l'artisanat de la terre cuite à la récente thèse de doctorat d'histoire de Marie-Anne Moulin sur ses aspects urbains, sociaux et économiques, Argentan et ses environs ont constitué un terrain d'enquêtes privilégié, agrémenté d'un abondant corpus documentaire. Sont ici évoqués à travers treize articles, dans une approche interdisciplinaire, l'habitat paysan, le peuplement des campagnes, les rapports ville-campagne, les activités économiques et artisanales, l'organisation sociale de la ville, ses monuments, les fortifications urbaines et castrales, la résidence ducale, les établissements hospitaliers. Une bibliographie et une présentation des sources écrites et figurées relatives à Argentan et à sa région contribuent à faire de cet ouvrage un véritable outil de travail.


Lalou, Élisabeth, Lepeuple, Bruno et Roch, Jean-Louis (dir.), Des châteaux et des sources, Archéologie et histoire dans la Normandie médiévale, Mélanges en l'honneur d'Anne-Marie Flambard Héricher, Mont-Saint-Aignan, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008, 622 p. ISBN 978-2-87775-458-3, 30 euros.

L'ouvrage s'ouvre sur une évocation du parcours professionnel d'Anne-Marie Flambard Héricher, sur un message amical des étudiants du « groupe Château », un autre de ses collaborateurs du service des publications du CRAHAM et un dernier sur sa bibliographie.

La première des quatre parties comprend des articles relatifs à l'Identité normande, celle des saints et des rois, à la Seine, à son franchissement etc. ; la seconde est consacrée aux fortifications (mottes, châteaux et manoirs), la troisième à divers aspects de la ville et la quatrième à l'église et à l'abbaye.


Gazeau, Véronique et Goullet, Monique, Guillaume de Volpiano, un réformateur en son temps (962-1031), Vita domni Willelmi de Raoul Glaber, Texte, traduction et commentaire, Caen, Publications du CRAHM, 2008, 138 p. ISBN 978-2-902685-61-5, 19 euros.

Première traduction en français de la Vie de Guillaume de Volpiano (Vita Willelmi), cet ouvrage est aussi une étude de la personnalité et de l'œuvre d'un des abbés réformateurs les plus importants de son temps. L'édition, établie d'après le seul manuscrit médiéval connu, prend en compte d'autres textes narratifs ou diplomatiques, ainsi que les derniers résultats de la recherche internationale.

L'ouvrage permet de retrouver toute l'originalité et les enjeux de la réforme monastique du Xe siècle finissant et du premier tiers du XIe siècle.

À la présentation littéraire de la Vita succèdent sa tradition puis son édition et sa traduction. Suivent ensuite un long commentaire historique relatif à Guillaume lui-même et à son œuvre, 8 pages de sources et de bibliographie, ainsi qu'un index des noms de lieux et un autre des noms de personnes.


Gazeau, Véronique, Normannia monastica (Xe-XIIe siècle). *Princes normands et abbés bénédictins. **Prosopographie des abbés bénédictins, Caen, Publications du CRAHM, 2007, vol. 1 : 512 pages, vol. 2 : 416 pages. ISBN 978-2-902685-38-7, 60 euros.

L'ouvrage se compose de deux volumes. Le premier est une synthèse sur l'abbatiat normand, le second une prosopographie des 327 abbés bénédictins de la Normandie ducale. La synthèse comporte trois parties. La première traite des conditions d'accession aux fonctions abbatiales : élection, bénédiction, installation. La seconde s'intéresse à la formation préliminaire des futurs abbés, d'origine parfois étrangère, issus de familles de la moyenne aristocratie et parfaitement préparés à assumer une charge lourde. La troisième partie montre les liens étroits noués entre les princes normands et les abbés qui jouent un rôle important dans la vie religieuse mais aussi politique de la principauté. L'ouvrage comprend 4 tableaux, 9 cartes, 63 pages consacrées aux sources et à la bibliographie, un index des noms de personnes et un index des noms de lieux. La prosopographie s'articule autour d'une grille composée de cinq rubriques : datation de l'abbatiat, circonstances de la mort de l'abbé, memoria abbatiale ; origines familiales de l'abbé ; carrière avant l'abbatiat ; circonstances de l'accession à la charge abbatiale ; gestion de la charge abbatiale. La prosopographie constitue un instrument de travail complété par une liste des abbés par abbaye et une liste alphabétique des abbés.



Aurell, Martin, « La légende du roi Arthur », Perrin, 2007, 692 p. 25,80 euros.

Voici un ouvrage consacré à un roi, « au cœur d'une des légendes les plus populaires de l'Occident, une source inépuisable d'inspiration pour écrivains, artistes et cinéastes ». Toutefois, le débat reste ouvert, au sujet de son identité. « Arthur fut-il un chef de guerre celte combattant, vers 600, les envahisseurs anglo-saxons de la Grande-Bretagne ou bien une divinité païenne, assimilée pour sa force colossale à l'ours ? ». Le personnage prit une dimension « historique » à partir du IXe siècle, où il symbolise la résistance à l'envahisseur germain ; puis, au XIIe siècle, il fit figure de créateur d'un Empire s'étendant sur les îles et une bonne partie du continent. Arthur voit sa légende prendre forme sous la plume, notamment, de Chrétien de Troyes.
Martin Aurell revisite cette légende arthurienne en explorant « le terreau social où elle naît et se développe ». Le volume est divisé en quatre parties : la première est consacrée à la genèse de la légende, aux VIe-XIe siècles (Le héros des Bretons) ; la seconde, à sa renaissance au XIIe siècle (Entre clercs et rois) ; la troisième à son apogée à la fin du XIIe siècle (Chrétien de Troyes et ses cours) et la quatrième à sa maturité, dans la première moitié du XIIIe siècle (La quête du Graal).
L'ouvrage se termine par 30 pages de sources et de bibliographie, 19 pages d'un index général suivies de plusieurs cartes.



Images de la contestation du pouvoir dans le monde normand, Xe-XVIIIe siècle, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (29 sept.-3 oct. 2004), Catherine Bougy et Sophie Poirey (dir.), OUEN, Caen, PUC, 2007, 327 p. 25 euros.


« Regroupant des études pluridisciplinaires, Images de la contestation du pouvoir dans le monde normand est consacré aux nombreux épisodes contestataires qui, du Xe au XVIIIe siècle (à la veille de la Révolution française), ont agité la Normandie et le monde normand ».
L'ouvrage comprend une vingtaine de contributions regroupées en trois parties. La première aborde la question des Contestations dans le monde normand médiéval (XIe-XIIe siècle). Normandie ducale - Italie - Angleterre - Monde scandinave. Dans la seconde sont évoquées Les contestations normandes des pouvoirs français et anglais (XIIIe - XVIe siècle). Enfin, la troisième traite de la contestation ou de la résignation des Normands face à la centralisation française aux XVIIe - XVIIIe siècles.


Léopold Delisle, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (8-10 oct.), Françoise Vielliard et Gilles Désiré dit Gosset (dir.), Saint-Lô, Archives départementales (collection des colloques du département de la Manche), 2007, 308 p. 14 euros.


L'ouvrage comprend une quinzaine de contributions autour de la personnalité, des fonctions et de l'œuvre du célèbre historien normand ; elle sont suivies d'annexes (bibliographie, archives du Fonds Delisle et correspondance familiale).


1204, La Normandie entre Plantagenêts et Capétiens, Anne-Marie Flambard Héricher et Véronique Gazeau (dir.), Caen, Publications du CRAHM, 2007, 440 p., ISBN 978-2-902685-35-6 ; 42,40 euros.


Il s'agit des actes du colloque internationnal organisé à Caen et Rouen, en juin 2004, à l'occasion de la commémoration du rattachement de la Normandie au royaume de France, symbolisé par la chute de Château Gaillard, le 6 mars 1204. À l'avant-propos de Roger Jouet et à l'introduction de François Neveux, succèdent les 21 interventions de chercheurs français et étrangers réparties en trois chapitres. Le premier - Avant 1204. Une guerre latente - est consacré aux relations entre Henri II et Louis VII, à Jean, comte de Mortain, à la fondation de l'abbaye de Bonport, aux finances de l'État, au système défensif normand au XIIe siècle et à quatre châteaux du Vexin normand. Le second chapitre - Le conflit ouvert. Contexte et événements - a pour objet la prise de Château Gaillard, la conquête de la Normandie dans la Philippide de Guillaume le Breton, les différents points de vue sur cette conquête dans les deux chroniques de l'Anonyme de Béthune, les îles normandes en 1204, les conditions économiques de la conquête, Caen entre Plantagenêts et Capétiens et le développement urbain de Rouen. Le troisième chapitre - Après 1204. Rupture et continuité - traite de Rouen face à Philippe Auguste, du droit normand, de la population du diocèse de Rouen avant et après 1204, de l'établissement du régime capétien en Normandie, des femmes dans la société normande, de la fortune foncière de Pierre du Thillay, des évêques normands confrontés à la conquête française et des répercussions de 1204 sur l'architecture et la sculpture normande. L'ouvrage, abondamment illustré, s'achève, après les conclusions de Philippe Contamine, par une bibliographie d'une trentaine de pages.


Répertoire périodique de documentation normande n° 15, Michel Nortier (dir.), Cahiers Léopold Delisle, tome LIII - 2004, fasc. 1-2.


Quatre articles figurent dans cette livraison. L'un de Denise Angers : « La noblesse de la vicomté de Bayeux au XVe siècle, les rôles du monnéage » ; un autre de Nicholas Vincent : « A collection of Early Norman Charters in the British Library : The Case of Jeremiah Holmes Wiffen », avec en annexe l'édition de quatorze chartes ; un troisième, de François de Beaurepaire : « Les notes de Charles de Beaurepaire aux Archives de la Seine-Maritime (sous-série 6 F) » et enfin un quatrième, de Michel Nortier, « Contribution à l'étude de la population de la Normandie (XIVe - XVIe siècles) : inventaire des rôles récapitulatifs de fouage et de documents similaires indiquant le nombre de feux », qui comprend 35 pages d'analyses et de commentaires de comptes de fouage et autres pièces.


Duval, Frédéric, « Descente aux enfers » avec Guillaume de Digulleville, Saint-Lô, Archives départementales de la Manche, 2006, 175 p. ISBN 2-86050-021-9, 20 euros.


Il s'agit de l'édition d'un extrait du Pèlerinage de l'âme - un des best-sellers de la fin du Moyen Âge -, rédigé au milieu du XIVe siècle par Guillaume de Digulleville, moine de Chaalis, originaire de La Hague (Manche). Les vingt premières pages sont consacrées à la biographie de Guillaume, à l'évocation de ses œuvres, à l'histoire du manuscrit édité et aux méthodes utilisées par les paléographes pour en tirer parti. La suite est l'édition proprement dite - et proprement faite - du manuscrit de Guillaume. L'ouvrage est un modèle du genre, remarquablement bien présenté, bien illustré, bien commenté, avec un souci pédagogique constant. On saluera, une nouvelle fois, le savoir-faire de l'équipe éditoriale des Archives départementales de la Manche, alliant qualité du travail et ouverture à tous les publics.


La place de la Normandie dans la diffusion des savoirs : du livre manuscrit à la bibliothèque virtuelle. Actes du 40e congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, n° 11 (Avranches, 20-23 octobre 2005), Jean-Paul Hervieu, Emmanuel Poulle et Philippe Manneville (éd.), Rouen, 2006, 332 p. (ISSN 1286-9724), 20 euros.


Le 40e congrès de la Fédération des sociétés historiques de Normandie, tenu à Avranches en 2005, accompagnait la naissance du Scriptorial d'Avranches, musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel. Les actes du congrès, à la hauteur du savoir-faire des organisateurs scientifiques, comprennent 26 communications, réparties en trois chapitres. Le premier, "Mettre en œuvre", réunit des contributions relatives à la production des savoirs ; la période médiévale y tient une large place. Le second est consacré à la diffusion des savoirs, notamment aux questions d'édition, où pointe internet. Dans le troisième, "Conserver", il est essentiellement question des bibliothèques.


Green Judith, Henry I, King of England and Duke of Normandy, Cambridge, Cambridge University Press, 2006, XI + 392 p., n° ISBN : 0-521-59131-7, 48 £.


Cette nouvelle biographie du fils cadet de Guillaume le Conquérant couvre, en treize chapitres, toutes les facettes d'un règne dont l'étude est ici singulièrement renouvelée. Dix chapitres permettent de suivre pas à pas le souverain et les grandes inflexions chronologiques du règne d'Henri Ier, roi d'Angleterre (1100-1135) et duc de Normandie (à partir de 1106). Les trois derniers offrent une synthèse organisée autour de trois thèmes : le gouvernant, le gardien de l'Eglise, la cour et sa culture. Un nouveau portrait du roi et du règne se dégage au fil des pages. Henri y apparaît comme un homme de la tradition, d'abord préoccupé par la défense de son héritage et par sa succession. Il fut aussi un roi habile, sachant profiter des circonstances qui se présentaient pour étendre l'influence anglaise sur le Pays de Galles et l'Ecosse et pour consolider les frontières de l'Angleterre et de la Normandie. S'il est sans doute trop tôt pour parler de monarchie administrative, le règne vit néanmoins d'importantes innovations dans le gouvernement du royaume et du duché. L'ouvrage comporte deux appendices (neuf généalogies et autant de cartes), une importante bibliographie (p. 340-371) et un index.


Liens personnels, réseaux, solidarités en France et dans les îles Britanniques (XIe - XXe siècle), Actes de la Table ronde organisée par le GDR 2136 et l'université de Glasgow (10-11 mai 2002), David Bates, Véronique Gazeau, Eric Anceau, Frédérique Lachaud et François-Joseph Ruggiu (dir.), Publications de la Sorbonne, 2006, 352 p. ISBN 2-85944-534-X, 28 euros


Les rivalités et les conflits en tous genres ont émaillé l'histoire des relations entre la France et les îles Britanniques et occupent encore une place considérable dans l'historiographie, laissant peu de place à l'étude de liens plus iréniques, encore que solidarité et conflit ne s'excluent sans doute pas. La table ronde organisée par le Groupe de Recherche 2136 du CNRS « France-îles Britanniques » en mai 2002, à l'université de Glasgow, s'est donné pour thème les liens personnels, les réseaux et les solidarités du Moyen Age au XXe siècle. Seize communications d'historiens britanniques et français, médiévistes, modernistes et contemporanéistes, abordent à partir de sources d'une extrême diversité - actes de la pratique, correspondance, héraldique, images, récits, journaux intimes? - avec des approches méthodologiques différentes, notamment la méthode de la network analysis ou de la prosopographie, et des grilles de lecture variées parfois aux franges de la littérature, de la sociologie et de l'anthropologie, des notions qui vont de l'individu à la parenté en passant par l'amitié, le voisinage, l'entourage, les affinités, les clientèles, les cours. La gageure consistait pour les Britanniques à traiter des thèmes d'histoire continentale, pour les Français des thèmes d'histoire britannique. Ce fut l'occasion de réfléchir à la définition des termes employés. Les seules élites sociales et culturelles, parfois féminines, ont constitué le cœur des enquêtes dont le point commun fut le lien social dans la durée avec un souci constant du comparatisme.


Desportes, Pierre, Foucher, Jean-Pascal, () Loddé, Françoise, Vallière, Laurent, FASTI Ecclesiae Gallicanae, Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500 (coll. dirigée par H. Millet), n° 9, diocèse de Sées (1200-1547), Turnhout, Brepols, 2005, 193 p.


Cet ouvrage est le neuvième de la collection Fasti ecclesiae gallicanae - Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500 -, dirigée par H. Millet, dans le cadre des travaux du GDR SALVÉ. Il comprend une introduction d'Hélène Millet, suivie de quatre contributions qui représentent environ un tiers du volume. La première est consacrée à une présentation historique du diocèse, une « notice institutionnelle », par Pierre Desportes. La seconde, de Jean-Pascal Foucher, est une approche originale, à la fois historique et archéologique, de l'enclos canonial de Sées. Suivent un exposé sur les sources de l'histoire du diocèse ainsi qu'une bibliographie de près de 70 titres. Les tables chronologiques précèdent les notices biographiques qui constituent, en une centaine de pages, le cœur de l'ouvrage. Quatre index, enfin, viennent clore cet ensemble de grande qualité.


Rouet, Dominique, Le cartulaire de l'abbaye bénédictine de Saint-Pierre-de-Préaux (1034-1227), Paris, Éditions du CTHS (Collection de documents inédits sur l'Histoire de France, section d'Histoire et de Philologie des civilisations médiévales, série in-8°, vol.34), 2005, CXXXVI + 586 p., n° ISBN : 2-7355-0573-1, 70 Euros.


Issue d'une thèse de l'École nationale des Chartes, l'édition publiée par Dominique Rouet est celle du cartulaire de l'abbaye de Saint-Pierre de Préaux conservé aux archives départementales de l'Eure (H 711), tel qu'il fut rédigé en 1227 par un moine de Préaux. Le premier volet (A 1-200) correspond à la seconde partie du cartulaire, c'est-à-dire 200 notices s'échelonnant entre le milieu du XIe siècle et le milieu du XIIe siècle. Le second (B 1-203) regroupe 203 chartes du XIIe siècle et du début du XIIIe siècle. Chaque partie, est accompagnée d'un tableau récapitulatif des actes classés dans l'ordre chronologique et un dernier volet (« C ») est consacré aux actes originaux, copies, faux, actes perdus du chartrier de Préaux antérieurs à 1227, ne figurant pas dans le cartulaire. L'édition des textes est accompagnée d'une introduction substantielle (présentation du chartrier et des sources de l'histoire de l'abbaye de Préaux, aperçu historique sur l'abbaye, son rayonnement et son patrimoine, analyse du manuscrit, des conditions de sa rédaction et de son contenu, étude diplomatique des actes). Six annexes et deux indices (rerum, nominum et locorum) complètent un volume d'une grande rigueur, dont la publication comble enfin une lacune longtemps restée béante dans l'édition de sources normandes des XI-début XIIIe siècles.


De Haas, Claire, Le Grand cartulaire de Conches et sa copie : transcription et analyse, Le Mesnil-sur-l'Estrée, Imprimerie Nouvelle Firmin Didot, 2005, 727 p. ; pas de n° ISBN indiqué. La distribution de l'ouvrage est actuellement assurée par la Mairie de Conches. Contact : Musées de Conches, BP 73, 27190 Conches (musee.conches@wanadoo.fr).


Voici un ouvrage qui couronne un patient labeur dont tous ceux qui ont fréquenté la copie du Grand Cartulaire de l'abbaye de Saint-Pierre de Castillon-les-Conches (Arch. dép. Eure, H 262) mesureront l'ampleur. Le Grand cartulaire de Conches et sa copie met à la disposition du public quelque 416 actes, échelonnés du XIe au début du XVIe siècle mais, en grande majorité, datés du XIIIe siècle. L'édition a été réalisée à partir de la copie du XVIIe siècle conservée à Evreux, complétée par des pièces tirées d'autres fonds, en particulier de la Bibliothèque nationale de France. Elle est pourvue de trois indices (un pour les noms de pesronnes, deux autres pour les toponymes) et d'un glossaire. En dépit d'imperfections, cet ouvrage imposant (727 pages) rendra d'utiles services aux historiens du monde anglo-normand.


De la Normandie à la Sicile : réalités, représentations, mythes, Actes du colloque tenu aux Archives départementales de la Manche du 17 au 19 octobre 2002, Mariella Colin et Marie Agnès Lucas-Avenel (dir.), Saint-Lô, Archives départementales de la Manche (collection « Colloques du département de la Manche », n° 2), 2004, 378 p.


Cet ouvrage, le second de la collection « Colloques du département de la Manche », réunit les contributions de 24 auteurs italiens et français, historiens, latinistes, linguistes, spécialistes de littérature française et italienne. Il est divisé en trois sections. La première est consacrée à la Sicile de la conquête, du carrefour des cultures, celle des « normands », du XIe au XIIIe siècle, incluant quelques belles pages couleur de la cathédrale de Cefalù et de ses merveilles. La seconde est la Sicile des voyageurs français, qui connut après les fastes de la période médiévale un relatif désintérêt, puis un engouement certain à partir de la fin du XVIIIe siècle. La troisième est consacrée à ceux des écrivains siciliens « qui ont placé leur terre natale au coeur de leur oeuvre littéraire ».
De la Normandie à la Sicile est une belle réalisation, à mettre à l'actif du service des Archives départementales de la Manche.


Les fondations scandinaves en Occident et les débuts du duché de Normandie, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (25-29 septembre 2002), Pierre Bauduin (dir.), Caen, Publications du CRAHM, 2005, 274 p. , n° ISBN : 2-902685-28-9 ; 31, 80 Euros


La Normandie est souvent présentée comme la réussite la plus accomplie de la colonisation scandinave en Occident. À la différence de la plupart des autres fondations nordiques, l'état normand de Rouen réussit à s'inscrire durablement dans l'espace politique de l'Europe chrétienne et à intégrer les valeurs de sa civilisation.
S'il convient de replacer la fondation des états nordiques en Occident dans le mouvement d'expansion scandinave, les recherches récentes invitent également à comprendre le phénomène sous l'angle des sociétés qui y ont été confrontées. Elles entendent également élargir les comparaisons entre les différents espaces où vinrent s'établir les Vikings au cours des VIIIe-XIe siècles.
Ce volume, issu d'un colloque tenu à Cerisy-la-Salle du 25 au 29 septembre 2002, réunit les contributions de 17 spécialistes venus de France, des îles Britanniques et de Scandinavie. L'ouvrage aborde les échanges de toute nature entre le monde scandinave et l'Occident, ainsi que les images de l'autre résultant de ces contacts. Il présente la diversité des expériences menées par les Scandinaves tant sur le continent que dans les îles Britanniques. Placés dans un contexte européen, la fondation du duché de Normandie et les processus d'insertion des Normands dans le monde franc reçoivent ainsi un éclairage nouveau.
Illustré de nombreuses cartes, de photographies et de tableaux, le livre présente également des extraits de nécrologes qui complètent utilement une documentation fort peu abondante sur les débuts de l'histoire du duché.


Bauduin, Pierre, La première Normandie (Xe-XIe siècles). Sur les frontières de la haute Normandie : identité et construction d'une principauté, Caen, Presses universitaires de Caen (" Bibliothèque du Pôle Universitaire Normand "), 2004, 473 p., ISBN : 2-84133-145-8, 30 €.


La Normandie fut la seule fondation politique durable des Scandinaves en Occident. Replacés dans le contexte franc les fondements de cette réussite tiennent, pour une bonne part, au choix fait par les autorités franques en faveur d'un chef normand clairement engagé sur la voie de l'assimilation. Abordée du point de vue des frontières, l'histoire normande du Xe siècle révèle une Normandie intégrée au système des principautés. Si, dès la fin du règne de Richard Ier, le prince normand a réussi à faire reconnaître son autorité sur l'essentiel de la province ecclésiastique de Rouen, la maîtrise politique de la frontière relève d'un équilibre complexe où se déploient les rapports de forces entre la Normandie et les principautés voisines, le jeu de forces centrifuges diversement contrariées par les ducs, les ambitions et les stratégies d'une société frontalière imparfaitement intégrée dans les cadres de l'Etat normand.
Cet ouvrage, préfacé par Régine Le Jan, est publié par les Presses universitaires de Caen. Il est issu d'une thèse soutenue en 1998 à l'Université de Caen et constitue le premier volume de la " Bibliothèque du Pôle Universitaire Normand ". 13 cartes et 10 tableaux généalogiques jalonnent le livre qui se termine par deux annexes (le comté d'Evreux, un dossier de publication de textes), une importante bibliographie, les indices des noms de personnes, de lieux et des matières.


Davy, Gilduin, Le duc et la loi. Héritages, images et expressions du pouvoir normatif dans le duché de Normandie des origines à la mort de Guillaume le Conquérant (fin du IXe siècle-1087), Paris, De Boccard (coll. Romanité et modernité du droit), 2004, 669 p., ISBN : 2-7018-0167-2.


Issu d'une thèse de droit soutenue en décembre 2001 à l'Université de Paris II (Panthéon-Assas) et préfacé par Albert Rigaudière, l'ouvrage de Gilduin Davy place la loi au cœur de sa réflexion sur la principauté normande. Une première partie (" Les composantes du pouvoir normatif ducal ") s'interroge sur la conservation du legs carolingien, les représentations du pouvoir ducal et l'action du duc sur la coutume puis aborde la renaissance et les expressions du pouvoir législatif ducal. Une seconde partie (" L'exercice du pouvoir normatif ducal ") approche la création de la loi (en particulier le processus de décision qui lui donne le jour), ainsi que la mise en œuvre de la législation ducale.
Une présentation des sources et une bibliographie abondante (p. 535-589) complètent le livre par ailleurs enrichi de 5 annexes (6 cartes, 6 généalogies, tableau et graphiques sur la composition de l'entourage ducal, les représentations du pouvoir ducal selon la Tapisserie de Bayeux, documents de la diplomatique normande (XIe-XIIe siècle)), pourvu également de 3 indices (des matières, des noms de personnes et des noms de lieux).


Fontanel, Julie, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances. Etude et édition critique, Saint-Lô, Archives départementales de la Manche, 2003 (coll. Sources inédites sur l'histoire du département de la Manche, 1), 607 p., ISBN : 2-86050-016-2.


Avec cet ouvrage, publication de sa thèse de l'Ecole des Chartes, Julie Fontanel inaugure - et de belle façon - une nouvelle collection des Archives de la Manche intitulée Sources inédites sur l'histoire du département de la Manche. Le sujet est l'étude et l'édition d'un ensemble de copies réalisées au cours du XIXe siècle des actes du cartulaire " B " du chapitre cathédral de Coutances, dont l'original avait été détruit dans les bombardements de Saint-Lô, en 1944, alors que les cartulaires " A " et " C " avaient déjà disparu au XIXe siècle. Après 20 pages de bibliographie et de présentation des sources, l'auteur retrace en une soixantaine de pages l'histoire du chartrier et celle du chapitre cathédral. Les 450 pages suivantes sont consacrées à l'édition des 360 actes du cartulaire, qui s'échelonnent du milieu du XIe siècle au milieu du XIVe siècle. Des annexes (le personnel capitulaire) et deux index des noms et des matières viennent clore ce volume.


La Normandie et l'Angleterre au Moyen Âge, Véronique Gazeau et Pierre Bouet (dir.), Actes du colloque tenu à Cerisy-la-Salle (4-7 octobre 2001), Publications du CRAHM, 2003, 368 p. ISBN 2-902685-14-9, 31,80 €.


La Manche n'a jamais constitué au Moyen Âge un obstacle aux échanges pour les marchands, les hommes d'Église, les artistes, les hommes politiques, habitués depuis l'Antiquité à en fréquenter les deux rives. La conquête de Guillaume le Conquérant en 1066 renforça les liens qui s'étaient déjà noués au Xe siècle entre la Normandie et l'Angleterre.
Mais la création d'un ensemble politique sur les deux rives de la Manche créa une situation nouvelle qui allait connaître des phases diverses : période d'échanges très intenses, notamment de 1090 à 1125, et période de relâchement progressif durant le XIIe siècle. Après 1204, le rêve d'une continuité des relations « transmanchiales » s'estompe peu à peu, puis définitivement vers 1240. Au XVe siècle, lors de la guerre de Cent an voisiroi d'Angleterre enri y  n'a pas de politique normande : il est plus préoccupé par le trône de France que par l'ancien duché de Normandie.
Dix ans après le colloque de Reading, England and Normandy in the Middles Ages, les actes du colloque international, qui s'est tenu au Centre culturel de Cerisy-la-Salle en octobre 2001, marquent une étape nouvelle dans l'étude des échanges anglo-normands. Les recherches conjointes des historiens britanniques et français et la publication récente de très nombreuses sources, notamment pour la période ducale, ont permis une relecture de cette histoire complexe qui ne peut être parfaitement éclairée que si on resitue ces deux espaces anglais et normand dans un contexte européen, enjeu des recherches à venir.


Culte et pèlerinages à Saint Michel en Occident. Les trois monts dédiés à l'archange. Pierre Bouet, Giorgio Otranto et André Vauchez (dir.), Collection de l'Ecole française de Rome, 316, Rome, Publications de l'École française de Rome, 606 p. ISSN 0223-5099, ISBN 2-7283-0670-2.


Le Mont-Saint-Michel en France ou le Monte Sant'Angelo en Italie sont justement réputés en tant que sites naturels et monuments historiques exceptionnels et c'est à ce titre qu'ils ne cessent aujourd'hui encore d'attirer d'innombrables visiteurs. Mais les splendides édifices religieux qui ont été construits sur ces lieux sacrés sont aussi le produit d'une histoire fort longue et beaucoup moins connue. Celle-ci trouve en effet son origine dans des récits, des inscriptions et des œuvres d'art qui attestent, dès le Ve siècle, l'apparition miraculeuse de saint Michel sur le Monte Gargano, en Pouille ainsi que son pouvoir contre les forces du mal. De l'Italie du Sud byzantine, le culte de l'archange passa chez les Lombards, dont il devint bientôt le protecteur attitré, et s'étendit à l'ensemble de l'Occident au cours du Haut Moyen Âge. La fondation, en Normandie au début du VIIIe siècle, du monastère du Mont-Saint-Michel par l'évêque d'Avranches, Aubert, doit être mise en relation avec cette expansion, tout comme celle du grand sanctuaire de San Michele della Chiusa, en Piémont, qui garde l'entrée des défilés alpins. Dans le cadre du programme de recherche de l'École française de Rome sur « L'espace, l'homme et le sacré dans les pays méditerranéens », des historiens et historiens de l'art français et italien, réunis en colloque dans le cadre du centre culturel de Cerisy-la-Salle, se sont attachés à faire le point des connaissances relatives aux divers aspects du culte de saint Michel et aux pèlerinages qui lui étaient consacrés, à l'époque médiévale et moderne, dans l'ensemble du monde chrétien.


A Companion to the Anglo-Norman World ; Christopher Harper-Bill, Elisabeth Van Houts (éd.) ; Woodbridge, The Boydell Press, 2003, XXX + 298 p., ISBN 0-85115-673-8, 70 US$ ; 40 GB£.


Cet ouvrage rassemble, en onze contributions, un panorama des études anglo-normandes au fait des recherches les plus récentes. Les cinq premiers articles privilégient une approche par espace, centrée d'abord sur l'Angleterre et la Normandie, leurs relations avec la Scandinavie, l'expansion normande en Méditerranée. Les six autres abordent différents thèmes tels que l'écriture de l'histoire, la féodalité et la seigneurie, l'administration et le gouvernement, l'Église, la langue et la littérature, l'architecture ecclésiastique. Le livre comporte douze illustrations noir et blanc, cinq cartes, six généalogies, une bibliographie analytique, et deux chronologies synoptiques.


Corpus des inscriptions de la France médiévale, 22, Calvados, Eure, Manche, Orne, Seine-Maritime, Robert Favreau et Jean Michaud ( ) (dir.), Paris, CNRS-Éditions, 2003, ISBN 2-271-06089-9, 80 Euros.


Le volume comporte 284 inscriptions réparties par département. Il s'agit d'inscriptions fournies par les chroniqueurs (Orderic Vital), d'inscriptions sur plomb (des croix funéraires), sur pierre et en orfèvrerie ou bien des inscriptions sur toile (la broderie de Bayeux). Le Corpus s'ouvre sur une abondante bibliographie. Chaque département fait l'objet d'une carte. En fin d'ouvrage, se trouve un index des noms de personnes et de lieux, un index « matière », une chronologie des inscriptions et 157 planches (photos). Chaque inscription fait l'objet d'une notice organisée en neuf rubriques (A - type d'inscription ; B - lieu de découverte ; C - description du support ; D - transcription ; E - traduction ; F, G, H - remarques paléographiques, langue, genre littéraire, emprunts à l'Écriture sainte ; I - datation, identification des personnages). Chaque notice est accompagnée de la source et d'une bibliographie. 60% des inscriptions sont des épitaphes.


Baldwin, John W., Le livre de terres et de revenus de Pierre du Thillay fondateur de l'hôtel-Dieu de Gonesse, bailli de Caen de 1205 à 1224. Ses terres en Île-de-France et en Basse-Normandie, Cahiers Léopold Delisle, LI, fasc. 1-2, 2002, p. 5-95.


L'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise) conserve un manuscrit de 38 feuillets, rédigé en latin vers 1220 à la demande de Pierre du Thillay, alors bailli de Caen. Il s'agit d'un « livre de terres et de revenus » dont le but est d'enregistrer les biens fonciers du bailli en Île-de-France et en Normandie. Ce document, dont l'intérêt est d'être produit à cette date par un petit aristocrate laïc, est un des plus anciens censiers connus. Léopold Delisle, en en publiant quelques extraits en 1859, puis Lucien Musset, en ont souligné l'importance. John W. Baldwin assure la présentation et l'édition de ce manuscrit qui concerne les paroisses de Saint-Loup-de-Fribois, Le Mesnil-Mauger, Colleville-Montgomery, Banneville-la-Campagne, Mondeville, Bras, Saint-Contest, Mathieu, Percy-en-Auge, Caen, Falaise, Guilberville et Cheux, dans l'actuel département du Calvados.


La diplomatique française du Haut Moyen Age. Inventaire des chartes originales antérieures à 1121 conservées en France, sous la direction de Benoît-Michel Tock, par Michèle Courtois et Marie-José Gasse-Grandjean, avec la collaboration de Philippe Demonty, 2 vol., Turnhout, Brepols (Collection ARTEM - 4), 2001, 425 et 428 p. ISBN 2-503-51001-9 - 93 Euros.


Résultat d'un travail de recherche engagé en 1966, ces deux volumes inventorient tous les actes diplomatiques antérieurs à 1121 conservés en original dans les dépôts d'archives et de bibliothèque et dans certains dépôts privés. L'ouvrage est précédé d'une introduction présentant l'historique et les étapes du projet. Dans une première partie, B.-M. Tock brosse un panorama du corpus documentaire rassemblé en présentant la répartition géographique des actes étudiés, les supports utilisés, les chartes et notices, les auteurs, les bénéficiaires, les sceaux, les chirographes, les pancartes, les lettres et les faux. Cette présentation est suivie d'un album diplomatique contenant un choix d'actes commentés (14). La seconde partie de l'ouvrage réunit des tables qui permettent de prendre connaissance de la collection d'actes : tables chronologique, des lieux et des personnes (classée par auteur et destinataires), des genres diplomatiques, de la tradition, des sceaux, des chirographes, des cotes d'archives et de bibliothèque. Au total sur plus de 5000 actes, 185 sont recensés dans les différents dépôts normands (Alençon, Arch. dép. Orne : 32 ; Bayeux, Bibl. mun. : 1 ; Caen, Arch. dép. : 25, Bibl. mun. : 1 ; Evreux, Arch. dép. Eure : 6 ; Fécamp, Musée de la Bénédictine : 12 ; Rouen : Arch. dép. Seine-Maritime : 106, Bibl. mun : 1 ; Saint-Lô, Arch. dép. Manche : 1).

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