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SEAV 5 - H2O

Habitats Hétérométriques Originaux.

Coordination : Sandric Lesourd
Equipe(s) impliquée(s) :
- UMR 6143 M2C, Université de Caen – Sandric Lesourd
- CNAM INTECHMER, GEOCEANO, Cherbourg – Yann Mear

La qualité hétérométrique d’un échantillon de sédiment est essentiellement définie par un spectre de répartition plurimodal, déterminant plusieurs populations de tailles distinctes. La couverture sédimentaire de l’estuaire de la Seine est soumise à de fortes variations de nature et de structure, à des pas de temps d’ordre variable de la saison au siècle. Les remaniements et évolutions de la couverture ont ainsi structuré de nombreux de faciès ; les sédiments de l’estuaire de la Seine et des fonds proches de la partie orientale de la baie de Seine sont ainsi très largement hétérométriques. Les faciès sédimentaires sont quelquefois spécifiques et souvent originaux, tels les graviers envasés ou les sables à galets mous. Les faciès sédimentaires comportant, outre des sables ou des vases, des fractions très grossières, graviers, galets mous, ou débris coquilliers, sont des habitats originaux ; du point de vue de la sédimentologie, ils sont difficiles à caractériser précisément et leur implication dans la dynamique des sédiments est très mal connue. Du point de vue de la biologie, les modes de vie des populations benthiques sont mal connus à petite échelle d’observation. Si les interactions benthos / sédiment ont été étudiées sur des sédiments sableux ou sablo-vaseux, à l’échelle de la station, de l’embouchure ou du large de la baie de Seine dans des sédiments grossiers il n’existe pas d’études portant sur ces habitats spécifiques, à l’échelle d’un prélèvement de la taille d’une carotte. Ce projet s’inscrit dans l’axe 1, volet « Dynamique des habitats sédimentaires : variabilités spatiales et temporelles de la couverture sédimentaire et évolutions morphologiques de l’évènement à l’échelle pluriannuelle. Interactions avec le biota », mais également dans l’axe 2 « Caractérisation et rôle des habitats », de l’appel à projets. Les questions scientifiques structurent le Projet H2O en deux tâches organisées vers l’étude de l’hétérogénéité sédimentaire. La première concerne les parties " internes " du sédiment ou à l’interface immédiate. La suivante cherche à qualifier l’hétérogénéité spatiale à l’échelle de l’estuaire et de la baie de Seine, pendant la période de 1985 à l’actuel.

La tâche 1 portera essentiellement sur l’étude des habitats hétérogènes à l’échelle de carottes étudiées par imagerie et par prélèvement, complété d’un volet expérimental en laboratoire qui viendra compléter les données de terrain. Cette tâche est supportée par une thèse dont le financement est déjà acquis (École Doctorale SIMEM, UCBN, début de la thèse au 1octobre 2013).
La tâche 2 vise à une analyse croisée des bases de données Colmatage sédiment/benthos afin de comprendre les interactions benthos / sédiments hétérométriques, à l’échelle de l’estuaire et de la partie orientale de la Baie de Seine, et selon une échelle de temps décennale (Post doc demandé). Le projet, pluridisciplinaire, inclut la sédimentologie, l’écologie des populations et des espèces benthiques. Il implique des laboratoires (GEOCEANO, M2C) qui ont déjà travaillé sur ces thèmes au sein du Programme Seine-Aval (Projets Colmatage notamment).

Fin des travaux de recherche : Mars 2017

Zone(s) d’étude(s) : Baie de Seine Orientale, milieux subtidaux.

Lien GIP Seine-Aval :
http://seine-aval.crihan.fr/web/pages.jsp?currentNodeId=189