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Curriculum Vitae

Parcours professionnel :

Enseignant vacataire de 1974 à 1982 à l’Université de Rouen.
Ingénieur hydrogéologue stagiaire au SGR de Normandie en 1975.
Chercheur contractuel de 1976 à 1982 (contrats de recherche appliquée à l’environnement marin) à l’Université de Rouen.
Chargé de la direction du Muséum de Rouen de mars 1976 à octobre 1997.
Assistant au Laboratoire de Géologie de l’Université de Rouen en 1982.
Maître-Assistant 2ème classe en 1984.
Transformation en Maître de Conférences 2ème classe en 1987.
Maître de Conférences 1ère classe en 1992.
Qualification aux fonctions de Professeur des Universités (campagne 1998).
Prime d’encadrement doctoral et de recherche accordée en 1998 et depuis 2007.
Professeur des Universités 2 ème classe en 1999.
Professeur des Universités 1 ère classe depuis le 1/09/06.
Professeur de Classe Exceptionnelle depuis le 1/09/09.

Responsabilités collectives :

Chargé de la direction du Muséum de Rouen de mars 1976 à octobre 1997.
Directeur Adjoint de l’UMR 6143 M2C (Morphodynamique Continentale et Côtière) de 2000 à
2003 et à ce titre Directeur de l’équipe de l’Université de Rouen.
Vice doyen recherche de l’UFR Sciences de l’Université de Rouen jusqu’en 1999 puis vice doyen enseignement de l’UFR Sciences jusqu’en 2002.
Elu Vice Président Recherche de l’Université de Rouen en juin 2002 puis, après renouvellement du Conseil Scientifique de l’Université, réélu comme Vice Président Recherche en janvier 2003 et ce jusqu’en juin 2007. Dans ce cadre, j’ai été amené à reconstruire complètement un service de valorisation pour l’Université de Rouen qui a été consolidé par la nouvelle équipe de direction de l’Université.
Depuis juin 2007, Doyen de la Faculté des Sciences et des Techniques, répartie sur 2 sites principaux dans l’agglomération de Rouen et une antenne à Evreux pour un total actuel de près de 3000 étudiants.
Responsable scientifique du Programme TEQQ (Transfert, Eau, Quantité, Qualité) de la Fédération de Recherche SCALE.

Parcours recherche :

Après une thèse portant sur les relations entre les sédiments et les organismes benthiques en milieu estuarien et des études sédimentologiques et environnementales contractuelles en domaine littoral et estuarien, j’ai développé, au laboratoire de Géologie de l’Université de Rouen, une stratégie d’étude des matières en suspension par l’utilisation combinée des analyses granulométriques et des observations au MEB qui est devenue l’un des axes prioritaires du laboratoire tant dans les eaux du domaine marin et estuarien que dans celles du domaine continental. Ces approches ont été complétées par l’acquisition de données et chroniques de paramètres dynamiques, physico-chimiques et sédimentologiques.

Ces études hydrosédimentaires ont d’abord été menées jusqu’à la fin des années 1990 dans les contextes estuariens et côtiers mais aussi à l’échelle du système Manche-Mer du Nord et ont fait l’objet de la synthèse réalisée à l’occasion de mon mémoire d’HDR.

Par la suite, j’ai contribué à l’émergence d’approches équivalentes dans le transfert desmatériaux fins dans le bassin versant crayeux karstifié (cf résumé des activités des dernièresannées). Cette reconversion a été à l’origine du développement d’une thématique« transferts hydrologiques dans les bassins versants continentaux » qui consolide lecontinuum de l’UMR 6143 « Morphodynamique Continentale et Côtière ».

Après une reconversion thématique progressive pour pallier aux insuffisances de la prise en compte des apports des bassins versants continentaux au sein de notre UMR (dont la vocation comprend l’expression du continuum des bassins versants du continent aux domaines côtiers), les travaux réalisés ont été focalisés sur les transferts dans les systèmes hydrologiques et hydrogéologiques du contexte crayeux karstifié de Haute Normandie.

L’originalité de nos travaux en hydrogéologie viennent du couplage des chroniques de haute fréquence de conductivité électrique (transfert dissous) et de turbidité (transport particulaire) avec des prélèvements et caractérisations des matières en suspension. A partir de là, l’analyse et le traitement des séries chronologiques hydrologiques et climatiques permettent

de quantifier les processus de transfert tant en hydrologie souterraine que de surface (travaux avec N Masséi et M. Fournier notamment).

En ce qui concerne le transport des matériaux fins au travers du karst binaire de la craie, ces

travaux permettent de quantifier les parts : du transfert direct, de dépôt et de remobilisation intrakarstique (travaux menés avec N. Massei).

Les conséquences sanitaires ont été analysées dans le cadre de la thèse et des publications

de Ludivine Dussart-Baptista. Dans ce contexte, la présence de Pseudomonas oryzihabitans a illustré l’importance des microorganismes qui réalisent des biofilms et qui peuvent ainsi coloniser le milieu à priori hostile (pauvreté en éléments nutritifs) des conduits karstiques. Cette orientation est actuellement réactivée dans le cadre de collaborations avec les microbiologistes récemment intégrés dans l’UMR 6143 et les parasitologues de l’UFR de Médecine et de Pharmacie (thèse S. Khaldi, 2010).

L’étude régionale de ces processus menée dans le cadre de la thèse de Danièle Valdès permet d’aborder une typologie des modalités de réponses hydrologiques aux épisodes pluvieux. Dans ce cadre, le contexte géologique régional joue un rôle majeur que nous nous proposons d’affiner et de compléter à l’ensemble de la région Haute Normandie dans le cadre de la thèse de Smail Slimani (2009).

Plus récemment, nous nous sommes attachés à quantifier l’influence de la couverture de formations superficielles sur les processus de recharge de l’aquifère crayeux karstifié. Ce travail a d’abord été abordé au moyen d’une approche hydrogéophysique (travaux menés avec Abderraim Jardani et André Revil). Il est actuellement complété par la quantification des transferts hydrologiques de sub-surface réalisés dans le cadre de la thèse en cours de Joël Brown. Dans ce contexte, les données géochimiques permettent de quantifier le rôle de l’évapotranspiration dans les bilans de transfert vers l’aquifère crayeux sous-jacent via les bétoires (ou dolines) qui constituent les points d’engouffrement des eaux dans les plateaux de cet aquifère karstique sous couverture. Elles permettent aussi de certifier le caractère actif de la poursuite actuelle des processus d’altération au sein de l’épikarst.

Nous recueillons donc peu à peu l’ensemble des éléments de construction d’une modélisation en boîtes que nous sommes en train d’élaborer à partir de modèles conceptuels et en prenant en compte l’influence des contraintes structurales dans les écoulements.