Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Équipe 1 - CULTURE ET ESPACE

par Micael Allainguillaume - publié le , mis à jour le

Avec le souhait de prendre en compte les phénomènes de spatialisation historique, l’équipe « Culture et espace » développe un programme selon deux grandes directions complémentaires. De l’Antiquité au Moyen Âge, dans une large aire culturelle qui s’étend du Nord au Sud de la Scandinavie à l’Afrique du Nord, et d’Est en Ouest, les approches se structurent autour des problèmes de constructions identitaires liés aux phénomènes de migrations, d’héritages et transferts culturels. Cette problématique est enrichie par la prise en compte du fait religieux dans les sociétés anciennes et médiévales en privilégiant une approche anthropologique et archéologique.

SOMMAIRE

1. Conquête, héritages et emprunts culturels, identité : des espaces différenciés
1.1. De l’Afrique romaine à la conquête musulmane
1.2. Les mondes normands médiévaux
1.3. Héritages et Transferts culturels dans les mondes anciens et médiévaux

2. Le fait religieux et son inscription dans l’espace
2.1. Sanctuaires, maladie et guérison dans le monde grec : approches anthropologique et culturelle
2.2. Elites religieuses et modèles de sainteté
2.3. Gestion des espaces funéraires et modes d’inhumation

1. Conquête, héritages et emprunts culturels, identité : des espaces différenciés

1.1. De l’Afrique romaine à la conquête musulmane
(Caroline Blonce, Gabriel de Bruyn, Anne Salitot, Thomas Villey)

Les projets de cet axe africain sont actuellement en cours de réorganisation à la suite du décès brutal de notre collègue Y. Modéran, disparu en juillet 2010. Nous avons fait le choix de garder la présentation de la programmation prévue initialement, sachant qu’il est encore trop tôt aujourd’hui pour déterminer le cours qui sera donné à ces recherches. L’avenir de ce programme sera en partie conditionné par le recrutement à venir en histoire romaine, l’aboutissement des travaux de doctorat, l’implication des membres de l’unité qui s’efforceront de poursuivre certains des projets collectifs prévus dans le cadre de cet axe. Il était prévu des recherches sur :
– Les identités ethniques croisées : avec la problématique des migrations, elles devaient constituer le premier axe des recherches d’Y. Modéran. L’enquête sur « les ethnonymes génériques sera poursuivie avec les Maures et les Mazices, une recherche sur les Gétules. L’objectif final, plus large, était un ouvrage de synthèse sur « Les Berbères dans l’Antiquité ». En parallèle, le thème des identités provinciales est poursuivi dans le cadre d’un travail de doctorat (A. Salitot, « Recherches sur la Maurétanie Césarienne au Bas-Empire : spécificités et identité d’une province »).
– L’Afrique byzantine : une enquête d’Y. Modéran, d’une part sur sa place et son originalité dans l’Empire byzantin, et, d’autre part, sur les identités provinciales. C. Blonce s’insèrera dans cette thématique, d’une part avec une enquête portant sur « L’urbanisme africain dans l’antiquité tardive : le cas des arcs monumentaux (deuxième moitié du IVe s. - début du Ve s.) » ; d’autre part dans le cadre de sa participation à la mission archéologique franco-tunisienne d’Ammaedara-Haïdra (responsable d’un secteur de fouilles).
– La thématique des identités religieuses sera illustrée par l’achèvement et la soutenance dans ces années de plusieurs thèses : C. Durand, « Vénus dans la religion de l’Afrique romaine » ; G. de Bruyn, dont le sujet porte sur « Les statues impériales et divines dans les cités d’Afrique romaine du Ier au Ve s. » ; Th. Villey, « Les juifs et le judaïsme en Afrique dans l’Antiquité tardive (IIIe-VIIe siècle) »
– L’atlas historique de l’Afrique ancienne. Avec tous les membres du groupe « Afrique » Y. Modéran assurait la direction et la coordination du programme « Atlas historique de l’Afrique du Nord ancienne ». Les fonds de cartes étant prêts, le groupe de travail international étant constitué et s’étant réparti les tâches, et les cartes étant attribuées, les années 2012-2015 devaient être celles de la réalisation d’un ouvrage de 200 à 300 cartes thématiques envisageant tous les aspects de l’histoire de l’Afrique ancienne. Chaque carte s’accompagnera d’une page de texte, divisée en trois parties : sources des éléments représentés (par exemple liste des inscriptions et des textes pour une carte des colonies) ; avertissement sur la valeur de la carte (incertitudes de certains aspects représentés, et limites de nos connaissances) ; bibliographie du thème traité. Une version numérique de cet atlas était projetée.
– Après la publication en 2011 de la table ronde Provinces et identités provinciales dans l’Afrique antique, C. Briand-Ponsart assure la responsabilité du volume sur « Centres de pouvoir et organisation de l’espace » (Xe colloque international d’histoire et d’archéologie de l’Afrique du Nord préhistorique, antique et médiévale, Caen 25-28 mai 2009).

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1.2. Les mondes normands médiévaux
(Pierre Bauduin, Marie Bisson, Claude Groud, Grégory Combalbert, Olivier Desbordes, Tamiko Fujimoto, Véronique Gazeau, Simon Lebouteiller, Jacques Le Maho, Marie-Agnès Lucas-Avenel, Christophe Maneuvrier)

Les recherches engagées lors du précédent contrat pourront bénéficier d’un approfondissement des coopérations internationales, de l’engagement de l’unité dans le développement de l’édition numérique et des recherches transversales menées sur les migrations et les transferts culturels aux époques antiques et médiévales (cf. 1-3) et sur les élites religieuses et les modèles de sainteté (cf. 2-2).

1.2.1 Diasporas, identités et transferts culturels dans les mondes normands médiévaux

À la suite de l’échange de chercheurs 2008-2009 CNRS-ASR plusieurs opérations sont prévues :
– La publication, sous forme d’un volume des deux sessions du colloque « Vers l’Orient et vers l’Occident » sous le titre Vers l’Orient et vers l’Occident : regards croisés sur dynamiques et les transferts culturels des Vikings à la Rous ancienne (dir. P. Bauduin, A. Musin)
– Le projet de PICS CNRS/Académie des Sciences de Russie présenté en 2009-2010 n’ayant pas reçu de suite positive, une nouvelle demande d’échange de chercheurs a été formulée et acceptée (2012) par le CNRS et l’ASR.

Dans le prolongement de la chaire d’excellence (2009-2011) de David Bates, professeur à l’University of East Anglia, il est prévu de développer les collaborations scientifiques sur plusieurs points :
– Un colloque international CRAHAM/OUEN « 911-2011. Penser les mondes normands médiévaux » (Cerisy-la-Salle, 29 sept.-2 oct. 2011), co-organisé par D. Bates et P. Bauduin. Le programme portait principalement sur 4 thèmes : domination, identités, diasporas, réseaux. Les actes seront publiés dans le courant du quadriennal 2012-2015. Par ailleurs, plusieurs membres du CRAHAM participent aux conférences de Battle (Anglo-Norman Conferences) de 2011 (York) et 2012 (à Bayeux), dont les actes seront publiés.
– Le laboratoire est associé au GDR 3434 « Mondes britanniques » (2011-2014, resp. J.-Ph. Genet). Le groupement est crée pour favoriser le développement des études françaises sur les mondes britanniques. Les perspectives de recherche ont été regroupées autour de cinq axes principaux, dont l’un consacré aux « Réseaux, circulations et transferts » auxquels participent V. Gazeau, P. Bauduin, A. Bocquet-Liéinard.

La chaire d’excellence régionale associant le CRAHAM, la MRSH et l’ERLIS obtenue pour M. J. Driscoll (Institut arnamagnéen, Université de Copenhague) en 2011-2012 permet d’envisager le développement des collaborations sur d’autres aspects des transferts culturels entre le monde scandinave et le reste de l’Europe, dans une perspective pluridisciplinaire (histoire, langue littératures).

Plusieurs doctorants sont enfin associés aux travaux sur les transferts culturels dans les mondes scandinave et anglo-saxon (S. Lebouteiller, « Faire la paix dans la Scandinavie médiévale. Recherche sur les formes de pacification et les rituels de paix dans le monde scandinave au Moyen Âge (VIIIe-XIIIe siècle) », dir. P. Bauduin, A. Lestremau (« Pratiques anthroponymiques et identités sociales en Angleterre, 954-1066 », co-dir. R. Le Jan, Paris I, P. Bauduin) et aux enquêtes sur la principauté normande : C. Groud, « L’aristocratie aux frontières occidentales du duché de Normandie, face à la Bretagne et au Maine (Xe-XIIIe siècles) », dir. V. Gazeau.

1.2.2. Données textuelles et production documentaire dans la Normandie médiévale

Le programme devrait évoluer dans plusieurs directions :
– un élargissement aux « Sources écrites des mondes normands médiévaux ». Il profitera d’une redéfinition de la ligne éditoriale de Tabularia et des collaborations engagées avec les chercheurs et institutions étrangers (britanniques, américains et italiens notamment).
– le développement de recherches s’articulant avec l’axe « élites religieuses et modèles de sainteté » (sur les actes d’évêques, l’hagiographie), avec l’axe « héritages et transferts culturels dans les mondes anciens et médiévaux » (sur les emprunts et réécritures, les bibliothèques) et les applications construites autour du pôle « document numérique » de la MRSH.
– la poursuite et la soutenance de plusieurs thèses : M. Bisson (« Dom Thomas Le Roy, les curieuses recherches du Mont Sainct Michel, édition numérique structurée à l’aide de la Text Encoding Initiative : établissement critique du texte, recherches sur les sources, introduction littéraire et historique », co-dir. C. Jacquemard et V. Gazeau) ; C. Coutant, « Recherche sur l’écrit documentaire au Moyen Âge : le cartulaire de l’abbaye du Mont-Saint-Michel », T. Fujimoto (« Recherche sur l’écrit documentaire au Moyen Âge : le cartulaire de l’abbaye Saint-Étienne de Caen », dir. V. Gazeau)

Un premier axe concerne l’historiographie des mondes normands :
– La publication aux PUC (2012) du colloque international « L’historiographie médiévale normande et ses sources antiques » (dir. M. A. Lucas Avenel, P. Bauduin).
– Les travaux sur la première historiographie du duché de Normandie, et ses liens avec l’hagiographie, seront poursuivis avec la publication (par J. Le Maho) de ses recherches sur les Vies de SS Hugues et Aycadre et sur l’Historia perdue du Xe s., sans doute écrite vers 950-960. Ce travail de reconstitution met en évidence le caractère fondateur de l’Historia perdue, non seulement comme source première de l’historiographie normande, mais aussi comme recueil d’exempla pour plusieurs générations de littérateurs jusqu’à la fin du XIIe s.
– Les recherches en vue de la préparation d’une édition critique et traduction commentée par O. Desbordes de l’œuvre de Dudon de Saint-Quentin (ca 996-1010), De moribus et actis primorum Normanniae ducum (en collaboration avec P. Bouet), à paraître aux PUC, en deux volumes.
– Les sources de l’Italie normande bénéficieront d’une attention particulière avec la poursuite de l’édition critique, avec traduction française et annotations, sur support multimodal (par M.-A. Lucas-Avenel) de Geoffroi Malaterra, De rebus gestis Rogerii Calabriae et Siciliae comitis et Roberti Guiscardis ducis, fratris eius et les travaux d’ecdotique sur le même auteur entrepris par O. Desbordes. Il s’agira notamment de produire une édition structurée du volume au format xml selon les recommandations de la TEI. Les mêmes principes seront appliqués pour l’édition de la Chronica Biscardi (connue sous le nom d’Anonyme du Vatican) par O. Desbordes.

L’autre axe concerne les sources diplomatiques.

Les travaux d’édition de sources normandes réalisés ou projetés au CRAHAM (actes d’évêques, cartulaires dont l’étude et l’édition sont en cours dans des thèses) peuvent, si on les confronte, nourrir des questionnements autour des emprunts et des transferts culturels (circulation des scribes et des actes écrits et, avec eux, des formules, des techniques d’écriture et des pratiques documentaires). Ils bénéficieront :
– Des recherches autour des actes épiscopaux et sur l’autorité de l’écrit épiscopal (G. Combalbert), qui sont au carrefour de l’axe sur les élites ecclésiastiques et de la thématique sur les sources des mondes normands médiévaux. Un dossier de la revue Tabularia est en cours sur « Actes épiscopaux et abbatiaux en Normandie et dans le grand Ouest européen ».
– De l’exploitation de la base de données SCRIPTA dont une version éditorialisée doit permettre l’édition numérique de corpus délimités (pour le quadriennal : actes des évêques d’Evreux (G. Combalbert), actes d’Hugues d’Amiens, archevêque de Rouen (dir. V. Gazeau) à partir d’une extraction en xml des données. A été réalisé, en collaboration avec le Pôle numérique de la MRSH, l’outil permettant une édition des actes en xml (xml Editor) et leur incrémentation dans la base et inversement.
– D’un prolongement, s’il est accepté, du GDR 3177 « Diplomatique » (resp. P. Bertrand, IRHT) pour 2012-2015.
– C. Maneuvrier projette la mise en œuvre d’une base de données sigillographiques rassemblant l’ensemble des sceaux de la Normandie médiévale (collection « Normandie » des Archives nationales, Série S ; BnF ; Archives départementales ; matrices de collections privées). Ce projet comporte une série de journées d’études précédant un colloque international prévu en juin 2013 à Cerisy-la-Salle sur « Mettre sa marque. Les usages des sceaux » (co-org. J.-L. Chassel, Univ. Paris X et C. Blanc-Riehl, Archives nationales).

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1.3. Héritages et transferts culturels dans les mondes anciens et médiévaux
(Olivier Desbordes, Christine Dumas-Reungoat, Antoine Foucher, Brigitte Gauvin, Nicole Guilleux, Typhaine Haziza, Catherine Jacquemard, Corinne Jouanno, Françoise Lecocq, Marie-Agnès Lucas-Avenel, Aurélie Rabec, Manuel Rodrigues de Oliveira, Luciana Romeri, Françoise Ruzé, Pierre Sineux, Anne Surel)

Les recherches dans ce domaine sont structurées par deux initiatives collectives :
– Le séminaire sur « L’emprunt : enjeux et modalités », débuté en 2009/2010, : les rencontres prévues permettront d’explorer plus avant les différentes significations de l’emprunt dans le domaine linguistique, culturel (religion / histoire politique et sociale / histoire des idées) et littéraire (problème de l’imitation et du plagiat / emprunt ironique / détournement…). Une Pré-publication en ligne dans Schedae (PUC) sera assurée pour les communications présentées. Un volume sur « L’emprunt comme pratique d’écriture » devrait être publié aux PUC dans la collection Symposia ou dans Quaestiones.
Le CRAHAM porte avec la MRSH de Caen et ERLIS (EA 4254) une chaire d’excellence (2011-2012) qui permet la venue, comme professeur invité, de M. J. Driscoll (Institut arnamagnéen, Université de Copenhague) qui travaille à Caen sur un programme à deux entrées (« Volet numérique et balisage » ; « Échanges culturels, patrimoine écrit et numérique »).

Elles se déploient dans quatre directions principales :

1.3.1. Recherches sur la transmission des textes

Les travaux d’édition et/ou de traduction menés par les membres de l’axe « Héritages » sont l’occasion d’une réflexion approfondie sur la transmission des textes, anciens et médiévaux. De cette problématique relèvent des études spécifiquement philologiques et des enquêtes plus générales sur la question des sources, la pratique de la citation, de l’emprunt ou de l’imitation. De nouvelles enquêtes portant plus spécifiquement sur les bibliothèques seront également développées.

Les participants de l’équipe Ichthya sur les corpus encyclopédiques et la circulation du matériau « scientifique » ont organisé 24-25 novembre 2011 un colloque « Autour de l’Hortus sanitatis : Médecine et sciences naturelles aux premiers temps du livre imprimé » (resp. C. Jacquemard et B. Gauvin), dont la publication des actes est projetée. Par ailleurs, M.-A. Lucas-Avenel travaille sur « L’Hortus sanitatis : transmission et réorganisation de la matière encyclopédique au XVe s. » (à paraître) et B. Gauvin prépare une HDR sur le livre XXIV du De animalibus d’Albert le Grand.

Les recherches sur les bibliothèques sont développées dans le cadre d’un projet de « Bibliothèque virtuelle du Mont-Saint-Michel », en partenariat avec le pôle document numérique de la MRSH. Celui-ci veut concilier, par le biais de médias numériques adaptés, la diffusion auprès du plus grand nombre (chercheurs et grand public) d’une collection exceptionnelle tout en préservant la conservation et la protection des manuscrits et des imprimés. Il s’intègre dans les dispositifs nationaux de mise en valeur du patrimoine écrit en prévoyant le versement des données rassemblées dans le CGM et en respectant les normes et les formats aujourd’hui en vigueur. Ce projet envisagera des collaborations avec l’equipex Biblissima. Un travail de doctorat s’inscrit également dans cette thématique (S. Lecouteux, « La bibliothèque médiévale de l’abbaye de la Sainte-Trinité de Fécamp »), qui suscite également l’ouverture d’un dossier de la revue Tabularia (« Les bibliothèques médiévales de Normandie et des mondes normands : échanges et circulation »).

Les travaux portant sur les échanges, la réception, les pratiques érudites seront également envisagés à partir :
– de l’enquête de C. Dumas-Reungoat sur les sources akkadiennes et sumériennes de Bérose ; réflexion sur les échanges qui ont pu s’exercer entre Bérose et auteurs grecs ; étude sur les faux de Bérose composés à la Renaissance.
– de l’étude de T. Haziza sur « La littérature égyptienne : la transmission des textes littéraires au premier millénaire avant notre ère » et le travail sur la réception d’Hérodote (pour un ouvrage collectif, « Lire Hérodote », à paraître aux Presses Universitaires de Rennes).
– des recherches de L. Romeri sur les sources d’Athénée, sa pratique de la citation (utilisation des citations d’historiens au service de la polémique anti-philosophique : « L’usage des Anciens chez Athénée. L’exemple du livre V », à paraître dans Lire et écrire : le phénomène de la transmission des textes dans l’antiquité) ; enquête sur les fragments d’œuvres perdues conservés par Athénée (étude sur le comique Athénion : « Art culinaire et civilisation (Ath. XIV 660e-661d) », à paraître dans Rire, musique et desserts. Autour du livre XIV des Deipnosophistes d’Athénée).
– de l’étude de F. Lecocq sur le travail philologique à la Renaissance : « Les ‘Travaux d’Hercule" d’Erasme. Confidences d’un érudit de la Renaissance sur ses conditions de travail », à paraître en 2011/2012 dans Labor eruditus. Études sur la vie privée de l’érudition.
– de la préparation par N. Guilleux, pour 2013, d’un ouvrage Figures d’Arès, entre héritage et transfert culturel, où les données épigraphiques des IIe et Ier millénaires seront croisées à celles de la mythologie et de l’iconographie ; elle cherchera à faire la part entre emprunt et héritage dans la personnalité de ce dieu très anciennement implanté en Grèce. Par ailleurs, N. Guilleux prépare un manuel, DI DA KA RE, Pour lire le grec mycénien, pour 2012.

1.3.2. Réécritures et histoire des formes littéraires

D’autres projets sont de nature plus littéraire et portent sur l’histoire des genres ou les questions de réécriture : travaux sur les anecdotes chez Hérodote (T. Haziza), dans le livre II consacré à l’Égypte ; étude comparative entre les Hymnes aux dieux sumériens et les Hymnes orphiques (C. Dumas-Reungoat) ; histoire de la littérature conviviale antique (L. Roméri, « Histoires de banquets chez Athénée de Naucratis », à paraître dans Manger, parler, penser - et l’écrire), interférences entre historiographie et panégyrique dans Geoffroy Malaterra (M.-A. Lucas-Avenel, la question du genre dialogué (B. Gauvin) à partir des dialogues d’Ulrich von Hutten (XVIe s.) ; la métrique stylistique (manuel en préparation chez Belin par A. Foucher) ; la littérature autoréférencielle (thèse sur « La littérature byzantine comme littérature autoréférentielle : L’autoréférence dans l’œuvre de Nicétas Choniatès » par S. Kuttner-Homs).

C. Jouanno travaille sur les réécritures tardives, en grec vulgaire, du Roman d’Alexandre (XIVe – XVIe s.), dans le cadre d’un projet collectif sur le « Mythe d’Alexandre en Europe du XIIe au XVIe s. » (programme ANR-09-BLAN-0307-01 « CREAMYTHALEX »), dirigé par C. Gaullier-Bougassas (Université de Lille), avec un ouvrage à paraître chez Brépols en 2013/2014. Elle prépare la publication du colloque sur les « Figures d’Alexandre à la Renaissance » (Caen, décembre 2010), chez Brépols, dans la collection « Alexander redivivus », en 2013.

1.3.3. Transferts culturels et stratégies d’appropriation

Plusieurs autres projets ressortissent à l’histoire culturelle, et s’intéressent au passage des idées et des croyances d’une aire culturelle à une autre : enquête sur les parallèles entre dieux suméro-akkadiens et dieux grecs et sur les points de rencontre entre les croyances grecques sur le monde des Enfers et celle des anciens Mésopotamiens sur la mort et l’au-delà (C. Dumas-Reungoat) ; rencontres entre Égypte et Grèce (T. Haziza, « L’Hellénisme, d’une rive à l’autre de la Méditerranée », à paraître dans Karthago) ; réinterprétation du mythe du phénix dans le monde chrétien (F. Lecocq, travaux à paraître sur le phénix dans les œuvres de Lactance, de Claudien).

1.3.4. Histoire des idées - histoire de l’imaginaire

Une dernière série de projets relève soit de l’histoire des idées et des doctrines, soit de l’histoire des représentations et de l’imaginaire.
– Cité et discours politiques : L. Romeri travaille sur les textes de Platon consacrés à la genèse de la cité et s’intéresse plus particulièrement aux différentes formes constitutionnelles évoquées dans la République et dans les Lois. Elle poursuit également des recherches sur la polémique anti-platonicienne dans le livre V d’Athénée (HDR en préparation). Le thème de la cité, abordé par P. Sineux à la suite d’une étude sur l’œuvre de Claude Mossé, sera également poursuivi à travers la direction de deux thèses en cours sur la cité et les discours, théoriques ou historiques, et sur le pouvoir dans la cité (doctorants : A. Surel (en co-dir. avec F. Ruzé) « Les législateurs grecs archaïques » ; M. Rodrigues de Oliveira « Sparte et la ligue du Péloponnèse ».
– Imaginaires, représentations, figures et mythes : T. Haziza s’intéresse aux contes égyptiens non pas seulement en tant que reflets des realia égyptiennes, mais aussi comme sources de l’imaginaire égyptien. Elle travaille également sur les images et représentations du Pharaon à travers le livre II d’Hérodote. F. Lecocq prépare une HDR sur le mythe du phénix (dir. Philippe Moreau, Paris XII) : « Le phénix chez Pline l’Ancien : l’oiseau, le palmier et l’empereur ». Elle s’intéresse en particulier à l’utilisation politique de l’oiseau phénix comme symbole de l’Empire romain et image de Roma resurgens. De nombreux articles sont à paraître ou en préparation sur cette thématique : « Le sexe incertain du phénix : de la mythologie à la zoologie » ; « La métamorphose du phénix en dragon dans une enluminure médiévale » ; « Parfums et aromates dans le mythe du phénix »... C. Jouanno prépare un ouvrage de synthèse sur la figure d’Ulysse (à paraître chez Ellipses en 2012) : elle y étudiera les différentes facettes de l’Ulysse antique (portraits homériques ; relectures tragiques, parodies, commentaires rhétoriques et philosophiques), ainsi que les points forts (et les paradoxes) de la survie du mythe à l’époque moderne (polarité édification / satire, nostalgie / esprit d’aventure). Enfin, A. rabec, prépare une thèse sur « Le mensonge dans la tragédie grecque », qui permettra notamment de interroger sur le mensonge dans les mythes, qu’ils soient racontés dans l’épopée ou dans la tragédie.

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2. Le fait religieux et son inscription dans l’espace

2.1 Sanctuaires, maladie et guérison
(Pierre Sineux, Damien Jeanne, Mathieu Labadie)

Le programme présenté est centré sur l’activité des sanctuaires dans le monde grec, mais rejoint d’autres préoccupations qui croisent les recherches sur les héritages et les transferts culturels dans les mondes anciens et médiévaux et les démarches mises en œuvre pour l’étude paléoanthropologique des populations.

Les travaux s’organiseront autour de :

– la préparation de l’ouvrage par P. Sineux « Dormir, rêver peut-être… ». Recherches sur le rite de l’incubation dans le monde grec antique. Il s’agira ici d’étudier comment ce rite s’inscrit dans le système religieux des Grecs et dans les espaces cultuels antiques.
– une réflexion sur le thème « Le rite et guérison dans l’Antiquité ». Il s’agira - à partir d’une problématique recouvrant la question de la relation entre le sacré (et les pratiques religieuses) et la recherche de la guérison dans les sanctuaires, en y intégrant une réflexion sur les formes de représentations du phénomène de la guérison en contexte religieux (images et récits) - de revenir sur plusieurs problématiques en cours d’exploration dans le domaine de l’Antiquité : l’espace sacré/l’espace profane, la distinction dieux/héros et les formes de catégorisation du divin, le rêve/le récit de rêve comme objets historiques, la médecine antique et son histoire (hippocratique/« sacrée »). La réflexion sera élargie de manière à étudier la pertinence d’une extension aux mondes médiévaux de ces thématiques, ce qui ouvrirait une perspective comparatiste et pourrait renforcer l’approche anthropologique. Cet élargissement prendra la forme de l’organisation d’un colloque « De l’asclépéion à la domus Dei : maladies et lieux religieux en Europe de l’Antiquité au Moyen Âge » (D. Jeanne, P. Sineux) à Cerisy-la-salle en 2014, autour de différents thèmes (Les malades et leur traitement social dans l’Antiquité ; Historiographie de l’assistance et des institutions charitables à l’époque médiévale ; Problèmes en suspens et directions de recherches).
– Dans ce champ, est prévue la direction d’un travail de thèse en co-tutelle avec P. Bonnechère (Université de Montréal) envisagée à partir de la rentrée 2010 (M. Labadie), sur la question de la divination dans l’œuvre de Xénophon.

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2.2. Elites religieuses et modèles de sainteté

(Charles Avril, Camille Bataille, Grégory Combalbert, Véronique Gazeau, François Léger, Jacques Le Maho, Lucile Trân-Duc)

Ce programme se développera dans plusieurs directions entamées lors du précédent quadriennal :
– Les élites monastiques : projet d’une prosopographie des abbés cisterciens de la Normandie des XIIe-XIIIe s. (V. Gazeau) lancé par un article paru dans le volume d’Hommage à Hubert Guillotel.
– Les élites ecclésiastiques séculières et leur pouvoir, en particulier aux XIIe et XIIIe s. (G. Combalbert). Ces questions ont été au cœur de la problématique de la thèse soutenue en décembre 2009 sur « Gouverner l’Église : évêques et paroisses dans la province ecclésiastique de Rouen (v.1050-v.1280) » et qui fera l’objet d’une publication. Pour une période plus ancienne, la genèse du statut des biens ecclésiastiques et le rôle joué par le clergé dans cette évolution sont l’un des thèmes du doctorat de F. Léger sur « Les Églises, les terres, les lois : les biens ecclésiastiques entre public et privé dans l’Italie de l’antiquité tardive (IVe – VIe siècle) » (soutenance 2012)
G. Combalbert s’intéresse particulièrement à l’inscription spatiale du pouvoir des élites religieuses séculières. Dans le sillage des travaux récents qui ont bouleversé l’approche des territoires médiévaux, il voudrait approfondir l’étude des enclaves diocésaines, au-delà du strict cadre normand, et en étendant cette réflexion à la province ecclésiastique. La question de la construction territoriale de l’affirmation juridique et de la représentation de la province de Rouen est assez neuve et pourrait faire l’objet, à partir, entre autres, de l’édition des actes archiépiscopaux et donnerait des éléments sur un pouvoir archiépiscopal encore mal connu pour les XIIe-XIIIe s.

– Modèles de sainteté : dans le cadre d’une convention signée entre les universités de Bari, Paris-Ouest Nanterre-La Défense, Nancy II et Caen, un programme de recherche « Aux origines de l’Europe : le culte de saint Nicolas entre Orient et Occident » (2010-2015) ». Un premier colloque s’est tenu à Bari du 2 au 4 décembre 2010 au cours duquel V. Gazeau et J. Le Maho ont donné une communication consacrée aux origines du culte en Normandie. Plusieurs thèses sont enfin associées aux projets de recherches sur la sainteté et la dévotion mariale : Ch. Avril, « Le culte marial dans la province ecclésiastique de Rouen entre le XIe siècle au Concile de Trente » ; C. Bataille, « Le culte de la Vierge en Suède, XIVe-XVe siècles (vers 1308-vers 1527) », L. Trân-Duc, « Maîtrise du culte des saints et enjeux de pouvoir dans les établissements ecclésiastiques du diocèse de Rouen (IXe-XIIIe siècles) ».

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2.3. Gestion des espaces funéraires et modes d’inhumation
(Damien Jeanne, Armelle Alduc-Le Bagousse, Cécile Niel, Aminte Thomann, Marie-Cécile Truc, Vincent Hincker)

Les orientations scientifiques de ce thème sont étroitement liées aux travaux du service de paléoanthropologie et aux recherches en archéologie funéraire développées par les membres de l’unité, dans le cadre de collaborations contractuelles avec les partenaires de l’archéologie régionale (INRAP, SRA, Service archéologie du conseil général du Calvados, associations…) ou d’actions de coopération dans des programmes de recherche internationaux. Les objectifs proposés se situent à deux niveaux d’échéances : projets à moyen terme, marquant l’aboutissement de travaux relevant du quadriennal précédent, et projets à long terme développés sur quatre, voire huit années, faisant appel à des collaborations multiples, au sein de l’unité comme à l’extérieur, au niveau régional, national et international.
– La publication de l’étude pluridisciplinaire de la nécropole Michelet à Lisieux (dir. D. Paillard et A. Alduc-Le Bagousse) contribuera à l’avancée des problématiques sur les identités religieuses et sociales durant le Bas-Empire et le haut Moyen Âge, grâce à l’analyse comparée, transversale ou longitudinale, des pratiques funéraires, et sera l’occasion de mesurer, à l’échelle d’une cité et de son territoire (Noviomagus), l’influence réelle de la « christianisation » dans les diverses mutations constatées pour ces périodes.
– Le travail collectif réunissant archéologues, géographes et anthropologues de l’INRAP, auquel participe M.-C. Truc, visant l’analyse synthétique des nécropoles altomédiévales fouillées en Champagne-Ardenne (critères d’implantation, relations avec le parcellaire et l’habitat, topochronologie, pratiques et architectures funéraires, paléodémographie, etc.), sera poursuivi.
Pour les périodes médiévales, l’objectif prioritaire des prochaines années reste la continuation des grands chantiers anthropologiques en cours de fouilles programmées, en privilégiant ceux qui répondent plus particulièrement aux thématiques de recherche développées dans le projet collectif, résultant d’investigations pluridisciplinaires conduites à la fois sur le terrain et en laboratoire.
– À court terme, l’étude exhaustive du site de la chapelle Saint-Thomas à Aizier (Eure) sera privilégiée. Le phasage des différents éléments constitutifs du paysage et de l’organisation spatiale de cette léproserie rurale et de son habitat ont été définis par la fouille (M.-C. Truc). Celle du cimetière et de la chapelle a montré tout à la fois des modes d’inhumations peu courants et une gestion rationnelle des espaces sépulcraux, tandis que les premiers résultats de l’étude anthropobiologique des défunts (A. Alduc-Le Bagousse, C. Chapelain de Seréville-Niel) confirment une spécialisation de l’aire funéraire en rapport direct avec la vocation hospitalière de l’établissement. Les analyses épidémiologiques se poursuivent, en collaboration étroite avec J. Blondiaux et le Centre d’Études Paléopathologiques du Nord, dans l’optique d’une compilation de l’ensemble des données à l’échéance du quadriennal en faisant appel à des techniques spécifiques (analyses microradiographiques, ADN...).
– Les études historiques à partir des sources textuelles sont indissociables des enquêtes de terrain. Elles seront abordées par le biais des recherches de D. Jeanne sur « Le statut, le fonctionnement ou la répartition spatiale des léproseries dans le maillage paroissial, la diffusion et l’extinction de l’infection au Moyen Âge ». La constitution d’un atlas répertoire des fraternités charitables en Normandie centrale et occidentale, la mise en chantier d’une édition critique des cartulaires de léproserie en Normandie ; l’inventaire en cours des sources des établissements hospitaliers médiévaux en Normandie seront poursuivis. La programmation d’un colloque du CRAHAM abordant ces diverses problématiques (A. Alduc-Le Bagousse, E. Brenner, D. Jeanne et C. Chapelain de Seréville-Niel, dir.) est envisagée au cours de ce quadriennal.
– Les travaux entrepris autour et dans l’église Saint-Pierre de Thaon se sont achevés en 2011. L’étude et l’analyse des données acquises au cours de années de fouilles seront poursuivies durant le quinquennal. C. Chapelain de Seréville-Niel avec la collaboration de F. Delahaye pour mieux appréhender la complexité du site (évolution du bâti, chronologie des zones d’inhumation associées). Deux chantiers, sous la direction de membres de l’unité et faisant appel aux compétences archéo-thanatologiques de C. Niel, sont également envisagés à plus long terme (église Saint-Ursin et cimetière du village médiéval de Courtisigny à Courseulles, resp. C. Hanusse ; abbaye Notre-Dame-du-Vœu à Cherbourg-Octeville, resp. É. Broine).

Plusieurs projets transversaux sont envisagés :

– Devant l’intérêt suscité par la journée d’étude « Des pots dans la tombe. Chronologie, usage et fonction des vases déposés dans les tombes à la fin du Moyen Âge », organisée conjointement par le groupe de travail Inhumations en contexte religieux et le PCR Typochronologie de la céramique médiévale dans l’espace normand le 12 mars 2010, un réseau de réflexion pour l’analyse « standard » de ces problématiques est en cours de constitution. Un colloque international, élargi dans sa chronologie et faisant largement appel aux compétences d’autres disciplines, est prévu en mai 2012.
– Rejoignant la problématique des migrations et des transferts culturels, la thèse engagée par V. Hincker (CG14, CRAHAM) sur « Les pratiques funéraires dans le nord-ouest de l’Armorique, contribution à l’histoire de l’entre Seine et Loire (Ve-VIIIe s.) » permettra de renforcer la recherche fondamentale dans ce domaine et de renouveler les thématiques sur l’histoire politique et l’évolution des populations au nord de la Loire, plus particulièrement dans les territoires bordant la Manche au sud de la Seine. La démarche envisagée vise à déterminer les éléments répétitifs ou déviants et les confronter avec les pratiques observées dans d’autres régions afin de mieux cerner le processus et les étapes de l’intégration du nord-ouest de l’Armorique dans le royaume mérovingien. C’est dans cette perspective que se situe également le projet d’exploration programmée de la nécropole tardo-antique et altomédiévale de Colombiers-sur-Seulles (Calvados), envisagée dans le cadre d’un partenariat scientifique réunissant le CG14, le musée de Normandie et le CRAHAM.
– Les recherches de l’unité sur les identités pourront également bénéficier des approches paléoanthropologiques développées dans la thèse de Ch. Ducros sur « La pratique cavalière des élites mérovingiennes (Ve-VIIIe siècle) : identité sociale et identité biologique ».
– Des convergences thématiques entre ces recherches et celles à venir de P. Sineux sur le sacré, la guérison et la pratique médicale seront formalisées lors du quadriennal (voir « Sanctuaires, maladie et guérison »).

Enfin, des projets plus techniques, liés au fonctionnement spécifique du service de paléoanthropologie et aux impératifs de communication des résultats de la recherche, seront mis en place ou développés.
Le modèle de représentation cartographique initié par C. Chapelain de Seréville-Niel permet de traiter simultanément les données archéologiques et thanatologiques relevées sur le terrain comme celles résultant du traitement en laboratoire. Cet outil d’analyse, essentiel à la compréhension des modalités de recrutement et d’organisation des espaces funéraires, constitue désormais une importante base de données et sera appliqué notamment au site d’Aizier.
La valorisation de l’ensemble des collections ostéologiques gérées par le CRAHAM (plus de 10 000 individus) est indispensable pour répondre aux nombreuses demandes d’accueil ou d’accès documentaire des chercheurs et étudiants, français ou étrangers. Un cahier des charges, définissant les conditions (sélection des séries et des variables pertinentes, accès, formats de transfert…) et les échéances pour la mise en ligne sur Internet de tout ou partie des différentes bases de données existantes, sera mis en place.
La méthode d’estimation de l’âge par l’observation microscopique et le comptage des anneaux du cément dentaire, expérimentée avec le CEPN, se révèle très pertinente et sera appliquée systématiquement aux individus adultes des sites en cours d’étude afin d’obtenir une meilleure perception des structures démographiques et sanitaires des populations archéologiques et obtenir un corpus de référence régional.

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