Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Des pots dans la tombe (IXe au XVIIIe siècle). Regards croisés sur une pratique funéraire en Europe de l'Ouest




CNRS

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Van Torhoudt, Éric

✉evantorhoudt@wanadoo.fr
Tél. : 02 31 20 95 60
43, rue du Bosq
14170 Saint-Pierre sur Dives

Professeur agrégé d’Histoire

Sujet de thèse de doctorat (2008) : Centralité et marginalité en Neustrie et dans le duché de Normandie. Maîtrise du territoire et pouvoirs locaux dans l’Avranchin, le Bessin et le Cotentin (VIe-XIe siècles) , sous la direction de Mathieu Arnoux, Université Paris 7.


Activités scientifiques et orientations de recherches


La recherche se fonde sur la constitution d’un corpus de sources étendu le plus largement possible, incluant tous les types documentaires (historiographie, vitae, listes épiscopales, diplômes, cartulaires…), s’ouvrant largement sur les régions voisines (Bretagne, Maine, Pays de Loire) ou plus lointaines (Angleterre, Irlande, Austrasie) et embrassant une longue période, du VIIème au XIIème siècle. L’objectif est double : reconstituer une documentation réputée définitivement perdue par l’incendie des Archives départementales de la Manche lors du bombardement de Saint-Lô en 1944 et dépasser le cadre d’enquête strict de la Normandie du XIème siècle, pour tenter de mettre en évidence des orientations géopolitiques et socio-économiques pérennes jusqu’au milieu du XIème siècle. Changer le point d’observation sur la région offre la possibilité de ne plus la considérer uniquement, depuis Caen ou Rouen, comme un « Far West » marginalisé et rebelle ouvert à la colonisation orientale. C’est un espace disposant de logiques propres et qui ne s’intègre que progressivement à l’ensemble normand, rompant avec les axes traditionnels.

L’étude s’articule selon trois axes :

  • La place de la Normandie occidentale dans les marches militaires mérovingienne et carolingienne jusqu’à l’invasion normande : mise en évidence de la rupture du VIIIème siècle, essentielle pour l’histoire du monachisme dans les diocèses d’Avranches et de Coutances, mais aussi pour l’évolution de l’encadrement territorial et politique.
  • Les structures sociales et territoriales de la marche, pérennes jusqu’au milieu du XIème siècle : à partir de l’évolution des cadres religieux (limites et des structures sociales des paroisses, collégiales de clercs) et des circonscriptions militaires attestées jusqu’au premier quart du XIème siècle, ainsi que d’études onomastiques et prosopographiques, présenter une société originale et largement autonome par rapport aux centres des pouvoirs politiques et religieux de la principauté.
  • Les relations avec le nouveau pouvoir normand (911-1106) : étudier les modalités (douaire, épiscopat, mouvement bénédictin, familles aristocratiques, administration) de l’affirmation du pouvoir ducal dans une région qui de 1087 à 1100/1106 servira de base arrière continentale à la prise du pouvoir d’Henri Ier Beauclerc.