Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
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Fête de la science 2018 : portes ouvertes au Craham

par Thierry Buquet - publié le , mis à jour le

Les samedi 6, dimanche 7 et mardi 9 octobre 2018, les archéologues et historiens du CRAHAM ouvrent les portes de leurs laboratoires à l’occasion de la Fête de la Science pour faire découvrir aux publics leurs métiers et leurs thématiques de recherche.

Accès au formulaire d’inscription : https://goo.gl/nnzm2u

Après le succès rencontré en 2016 et en 2017 (250 personnes accueillies au total), le Craham ouvre à nouveau ses portes au public pour la fête de la science 2018. Sur deux jours (6 et 7 octobre), 9 ateliers sont organisés pour faire partager notre passion pour l’archéologie et l’histoire antique et médiévale, tout en faisant découvrir les métiers de la recherche : archéologue, archéomaticien, céramologue, historien, philologue…

Le mardi 9 octobre est réservé à l’accueil de scolaires (une classe le matin, une autre l’après midi).

Ce sera l’occasion de découvrir les techniques mises en œuvre dans nos recherches : numérisation d’ouvrages anciens, bases de données, prospection archéomagnétique, analyses de laboratoire, édition et traductions de textes médiévaux, etc.

Ateliers

  • Histoire d’os, de la tombe au laboratoire (archéoanthropologie)
  • Vaisselle et toiture sortent de terre (céramologie - archéométrie)
  • Voir, lire et comprendre les pièces de monnaie. Qu’est-ce que le travail du numismate en laboratoire ?
  • Les pavés du Moyen Âge en Normandie et leur décoration (archéomatique)
  • Si tu veux savoir la profondeur de la mer et lire l’heure aux étoiles... d’après un manuscrit du Mont Saint-Michel du XIIe siècle (histoire)
  • Cuisine romaine, cuisine barbare (histoire et philologie)
  • La charte médiévale dans tous ses états, de l’original à la base de données (histoire et philologie)
  • Les Normands, conquérants de la Sicile (histoire et philologie)
  • La représentation des Barbares sur les monnaies romaines à la fin de l’Antiquité (histoire)

Chaque atelier durera une quarantaine de minutes, et sera couplé avec un autre atelier (le parcours alliera ainsi histoire et archéologie), pour une durée de moins de deux heures. Trois créneaux horaires seront organisés (deux le samedi, un le dimanche) permettant à ceux qui le souhaitent d’assister à d’autres parcours.

Parcours proposés

Samedi 6 octobre, matin (10-12h)

  • Monnaies + Représentation des Barbares
  • Vaisselle et toiture + Charte médiévale

Samedi 6 octobre, après-midi (14h30-16h30)

  • Histoire d’os + Si tu veux savoir la profondeur…
  • Vaisselle et toiture + Charte médiévale
  • Les pavés du Moyen Âge + Cuisine romaine, cuisine barbare

Dimanche 7 octobre, après midi (15h-17h)

  • Histoire d’os + Les Normands conquérants de la Sicile
  • Les pavés du Moyen Âge + Représentation des Barbares

L’inscription aux ateliers est obligatoire (nombre limité de places dans nos locaux).

Intervenants : 17 chercheurs, ingénieurs, doctorants, et techniciens membres du Craham (CNRS et Université de Caen)

Présentation des ateliers

Histoire d’os, de la tombe au laboratoire

Pour cette nouvelle édition de la Fête de la science, le laboratoire de paléoanthropologie a choisi de proposer au public un petit parcours en deux étapes pour lui permettre de découvrir les différentes facettes de ce métier via des exposés et des ateliers et petits jeux permettant à tous de manipuler des ossements.

La première étape concernera l’aspect terrain de ce métier, c’est-à-dire la fouille de sépulture. Une présentation des sites archéologiques en cours de fouilles (l’aître Saint-Maclou à Rouen) ou étudiés par les membres du laboratoire (la nécropole de Saint-Dizier en Champagne-Ardenne, la léproserie de Saint-Thomas d’Aizier dans l’Eure, la nécropole Michelet de Lisieux, la fouille de la vieille église de Thaon près de Caen, ou encore la récente fouille préventive du musée de la tapisserie de Bayeux) permettra au public de mieux connaître la recherche archéologique, telle qu’elle se pratique actuellement, en particulier dans la région normande. Une présentation des méthodologies de fouille et des outils nécessaires à la fouille de sépultures sera ainsi accompagnée de deux ateliers pratiques pour les petits et les grands. Le premier portera sur la différenciation des os humains et animaux et le second, sous forme de quizz, s’appuiera sur le matériel de terrain utilisé en anthropologie.

Lors de la seconde étape de ce parcours, nous présenterons les différentes méthodes de détermination du sexe et d’estimation de l’âge des individus notamment à l’aide de la cémentochronologie - ou analyse des anneaux du cément dentaire - (pratiquée par seulement quelques laboratoires en France). Nous montrerons comment ces méthodes, couplées à l’observation des pathologies osseuses et dentaires, nous permettent de mieux connaître nos ancêtres et d’appréhender davantage leurs conditions de vie, leur état de santé, leur origine ou encore leur alimentation. La présentation du travail de laboratoire s’accompagnera, pour les plus téméraires, d’ateliers proposant une manipulation du matériel osseux, un apprentissage à la reconnaissance des os et des dents humaines ainsi qu’un exemple de sexualisation d’un individu grâce à l’ostéométrie.

Page web du laboratoire de paléoanthropologie : http://www.unicaen.fr/craham/spip.php?rubrique100

Conférenciers : Cécile Chapelain De Sereville-Niel, archéoanthropologue, responsable du laboratoire de paléoanthropologie, Ingénieure de recherche CNRS, CRAHAM/UNICAEN ; Julia Pacory, doctorante au laboratoire de paléoanthropologie, CRAHAM/UNICAEN ; Solal Nkuka, étudiant de Master au laboratoire de paléoanthropologie, UNICAEN.

Archéométrie-céramologie : Vaisselle et toiture sortent de terre

Comprendre le travail des artisans potiers et tuiliers d’autrefois : Où se sont-ils installés ? Comment retrouver les lieux de productions ? Comment les terres cuites ont-elles été fabriquées ? À quoi ont-elles servi ? Quels sont les matériaux qui ont été utilisés ? Comment peut-on les reconnaître ? Autant de questions qui seront abordées par différentes techniques de prospections, d’observations et d’analyses.

Comment faire parler ces fragments de tessons en terre cuite : une présentation générale sera suivie du parcours du « tesson » au laboratoire ; des activités seront proposées pour les plus petits (puzzle 3D notamment) pendant que les plus passionnés pourront faire une « incartade » dans le domaine des matériaux et des analyses chimiques.

Nous proposons de présenter le travail au sein du service d’archéométrie-céramologie, à travers un projet de recherche pluridisciplinaire sur « les Tuileries médiévales et modernes de Barbery », dans le Calvados. Nous mettrons l’accent sur les différentes approches qui nous ont permis de localiser ce site de production exceptionnel, sur l’étude des produits façonnés et des matériaux utilisés par les tuiliers pour leur fabrication. Les différentes approches seront abordées depuis les recherches en archives, les prospections sur le terrain, pédestre, archéomagnétique et carottages, ainsi que la fouille. Les apports des analyses en laboratoire seront aussi présentés pour étudier les caractéristiques des matériaux argileux et l’origine des terres cuites dans les habitats.

Il sera alors également évoqué l’apport essentiel de la céramique comme « outil » de datation et d’identification des circuits d’échanges commerciaux.

Animation de 3 ateliers pratiques : présentation du métier de céramologue, « nettoyage » de céramique ; archéométrie.

Intervenants : Marie-Paule Bataillé, tecnicienne chimiste, UNICAEN, CRAHAM et LETG-Caen ; Adrien Dubois, historien, UNICAEN, CRAHAM ; Mathilde Leclerc, archéologue, étudiante master 2, UNICAEN ; Anne Bocquet-Liénard, archéomètre, ingénieur de recherche CNRS, CRAHAM ; Jean-Claude Fossey, dessinateur-photographe, technicien, université de Caen

Page web du laboratoire : http://www.unicaen.fr/craham/spip.php?rubrique104

Voir, lire et comprendre les pièces de monnaie. Qu’est-ce que le travail du numismate en laboratoire ?

L’on réduit souvent le numismate – celui qui étudie les monnaies anciennes (gauloises, romaines, médiévales) – à la caricature célèbre de La Bruyère : ce spécialiste qui « sait d’une médaille le frust, le flou et la fleur du coin », c’est-à-dire strictement obnubilé par l’état de conservation d’une monnaie. Pourtant, il y a bien plus depuis que l’archéologie a fait irruption dans la pratique du numismate. Si les idées reçues ont la vie dure, le numismate est celui qui s’interroge désormais sur toutes les étapes de la vie du numéraire, de sa production jusqu’à sa déposition, en passant par sa diffusion depuis l’atelier monétaire. Il ne se borne plus à la stricte étude individuelle des monnaies, qu’il serait chargé d’identifier, de classer, de dater, dont il devrait déterminer les techniques de fabrication. Le développement d’une numismatique plus archéologique donne à comprendre les usages monétaires du passé, manière de rappeler, en ces temps tournés vers les sciences économiques, que notre matière est d’abord faite d’hommes et de comportements. L’étude en laboratoire des monnaies permettra de découvrir le travail du numismate. En somme, c’est une « plongée » au cœur des activités du service de numismatique du Centre Michel de Boüard-CRAHAM que nous vous proposons.

Intervenants : Pierre-Marie Guihard (ingénieur, responsable du service de numismatique du Centre Michel de Boüard-CRAHAM) et Guillaume Blanchet (doctorant au service de numismatique du Centre Michel de Boüard-CRAHAM).

Page web du laboratoire de numismatique : http://www.unicaen.fr/crahm/spip.php?rubrique110

Les pavés du Moyen Âge en Normandie et leur décoration

En Normandie occidentale le travail de l’argile est particulièrement important au Moyen Âge. C’est au XIIIe et au XIVe siècle que l’artisanat céramique est florissant. Un relatif calme politique favorise, entre autres, le développement de la céramique et notamment de son expression artistique. Ainsi, les pavés bicolores, alternant les argiles claires et foncées, deviennent une mode. Des motifs d’une grande variété sont utilisés : figuratifs, géométriques, héraldiques (science des blasons)... Ils peuvent être réalisés à plusieurs échelles. À l’occasion de fouilles archéologiques, il n’est pas rare de mettre au jour des fragments de carreaux. L’attention du public sera attirée vers de petits fragments. Même s’ils paraissent insignifiants pour le néophyte, ils sont précieux aux yeux de l’archéologue. Seul un spécialiste est alors en mesure de reconnaître, d’identifier et d’interpréter ces maigres tessons. A l’aide d’outils informatiques, il lui est alors possible de se lancer dans un véritable challenge de restitution digne d’un puzzle. La virtualisation, comme par exemple la technique de la réalité augmentée, offre de nouvelles perspectives d’interprétation, de restitution et de valorisation. Les visiteurs pourront accéder à de véritables pièces archéologiques, les manipuler et peut-être essayer de reconstituer quelques décors.

Page web du service d’archéomatique : http://www.unicaen.fr/ufr/histoire/craham/spip.php?rubrique102

Intervenant : Éric Broine, CRAHAM - Université de Caen. Archéomaticien, ingénieur d’études

« Si tu veux savoir la profondeur de la mer et lire l’heure aux étoiles... » (d’après un manuscrit du Mont Saint-Michel du 12e siècle)

La bibliothèque patrimoniale d’Avranches conserve un manuscrit provenant de l’abbaye du Mont Saint-Michel qui est un témoin exemplaire des formes diverses que peut prendre la culture scientifique vers le milieu du 12e siècle. Il nous renseigne sur les sources diverses qui alimentent la curiosité des clercs médiévaux : héritage gréco-romain, tradition carolingienne, découverte de la science et de la technologie arabes. Mais surtout il nous montre des clercs attachés à l’expérimentation, soucieux de construire et d’utiliser des instruments de mesure capables de les aider dans leur compréhension du monde qui les entoure.

L’atelier présentera le manuscrit Avranches BM 235 et les travaux de recherche qu’il peut susciter en deux temps :

1) Présentation du manuscrit (à travers son fac-simile numérique consultable sur le site de la Bibliothèque virtuelle du Mont Saint-Michel) et de son contexte de rédaction

2) Lecture et interprétation de quelques extraits :

  • la mesure de la mer par un sondeur sans fil ;
  • lire l’heure aux étoiles avec « l’horloge » nocturne de Pacificus de Vérone ;
  • mesurer une hauteur avec un carré géométrique...

On lira les textes pas à pas en testant concrètement les procédures décrites pour construire les instruments indiqués ou effectuer les mesures proposées à l’imitation.

Intervenant : Catherine Jacquemard, CRAHAM et PEPHST, Professeur de langue et littérature latines, Université de Caen

Cuisine romaine, cuisine barbare

L’atelier proposera aux participants de suivre pas à pas le parcours d’un chercheur spécialiste d’histoire de l’alimentation. Le texte choisi pour ce parcours sera une recette tirée du De observatione ciborum d’Anthimus, un médecin et diététicien grec originaire de l’Empire romain d’Orient, qui, au début du VIe siècle, a offert son traité à Thierry Ier, fils de Clovis, roi des Francs de la dynastie mérovingienne. Cet atelier pourra être relié à l’exposition Vous avez dit barbares du Musée de Normandie. Le parcours se fera en quatre temps :

  • Présentation du contexte historique, politique et culturel, côté romain (d’Orient) et côté barbare (d’Occident). Présentation des deux personnages principaux, le médecin Anthimus et le roi Thierry. Supports : carte(s), monnaies.
  • Travail d’édition : on pourra expliquer ce qu’est l’établissement du texte à partir de plusieurs témoins. Supports : si possible, reproduction(s) d’un ou plusieurs manuscrits, en particulier St-Gall 762, fol. 217-260, qui a servi de base à l’édition de Valentin Rose en 1877 (avec la page concernée, disponible sur e-codices) ; reproduction du frontispice de l’édition et de la page de l’édition contenant la recette étudiée.
  • Traduction du texte en français moderne : on montrera les difficultés de traduction, le fait que certains termes peuvent avoir plusieurs sens, etc. Supports : traduction de la recette (selon la recette choisie, trad. originale à réaliser, ou reprise d’une traduction de Carl Deroux).
  • Adaptation de la recette. Supports : photographies tirées du livre d’Alain Dierkens et Liliane Plouvier, Festins mérovingiens. Les participants pourront repartir avec une reproduction de la recette.

Intervenant : Alban Gautier, CRAHAM, Professeur d’histoire du Moyen Âge, Université de Caen

La charte médiévale dans tous ses états, de l’original à la base de données

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Les chartes médiévales nous sont parvenues sous différentes formes (originaux, copies médiévales et modernes, éditions anciennes) conservées dans les archives ou les bibliothèques. L’atelier présente le travail d’édition des actes sur lesquels s’appuient les historiens pour leur recherche, les bases de données documentaires constituées et certains outils pour les explorer. Trois éléments constitueront cet atelier, réalisé pour la Fête de la science en lien avec le projet VEXICAEN cofinancé par l’Union Européenne et la Région Normandie, dans le cadre du programme FEDER.

En prenant l’exemple d’un acte cistercien (abbaye Notre-Dame de Barbery, Calvados), montrer comment on est passé de l’acte original écrit à son édition numérique, en prenant en compte les différents témoins (originaux et copies) existants. La charte (présentée au public sous forme de reproduction numérique) raconte un accord conclu entre l’abbaye de Barbery et celle de Saint-Étienne de Fontenay (Saint-André-sur-Orne) en 1186-1187 au sujet du bois de Cinglais dont les usages furent disputés entre les moines des deux abbayes depuis plusieurs années. Afin de maintenir cet accord, elles ont rédigé un document bipartite dont elles ont chacune conservé un exemplaire dans leur archive. Aujourd’hui, ces deux parchemins sont conservés aux Archives départementales du Calvados.

Il s’agira également de présenter l’apport historique des chartes pour notre connaissance des noms de lieux et de familles. Nous aborderons également les outils numériques permettant d’indexer ces documents.

Enfin, le public assistera à une démonstration de la base de données des chartes normandes SCRIPTA et pourra consulter un poster qui présentera les objectifs et les premiers résultats du projet VEXICAEN.

Liens web

Intervenants : Pierre Bauduin, Professeur d’histoire médiévale, Université de Caen Normandie, CRAHAM ; Tamiko Fournier-Fujimoto, Chercheur post-doc, CRAHAM

Les Normands, conquérants de la Sicile (XIe s.)

L’atelier présentera le travail de recherche pour éditer et traduire la chronique de Geoffroi Maleterra (vers 1100), qui relate la conquête de la Sicile par les Normands en 1091.

Les fils de Tancrède de Hauteville (dans le Cotentin), Robert Guiscard et le Grand Comte Roger, achèvent la conquête de la Sicile en 1091, après de nombreux combats relatés par Geoffroi Malaterra vers 1100. L’atelier présentera brièvement cette histoire et le travail de recherche pour éditer et traduire le texte.

Vers 1100, Roger de Hauteville, devenu le Grand Comte de Sicile, charge Geoffroi Malaterra de relater ses triomphes en Italie méridionale. L’œuvre est la source la plus importante de l’histoire de cette conquête normande, qui permit aux chevaliers de Hauteville d’accéder aux plus hauts honneurs en devenant les seigneurs du duché de Pouille, de Calabre et de Sicile. Elle compte 4 livres rédigés avec art, dans le souci de plaire au commanditaire et d’instruire les lecteurs sur le sens des événements.

L’atelier présentera l’œuvre et le travail de recherche selon les étapes suivantes :

  • Brève histoire de la conquête : pourquoi les Hauteville sont-ils partis en Italie méridionale et en Sicile ? Quelles sont les principales étapes de la conquête ?
  • Comment cette histoire est-elle racontée par le moine bénédictin, Geoffroi Malaterra (lectures de quelques extraits) ?
  • En quoi consiste l’édition d’une source littéraire : quelles sont les sources manuscrites qui donnent accès à l’œuvre et comment le chercheur exploite-t-il ces documents pour réaliser l’édition critique du texte ?
  • La réalisation de l’édition multi-modale en collaboration avec les ingénieurs des PUC et du pôle Document numérique de la MRSH
  • Présentation du livre et du site internet.

Édition en ligne de la chronique de Geiffroi Malaterra : https://www.unicaen.fr/puc/sources/malaterra/accueil

Intervenant : Marie-Agnès Lucas-Avenel, CRAHAM, Maître de conférences en langue et littérature latines (Université de Caen Normandie).

La représentation des Barbares sur les monnaies romaines à la fin de l’Antiquité (IVe-Ve siècles)

On a souvent comparé les monnaies romaines à des tracts contemporains. En effet, par les formules et les images inscrites sur les monnaies, les empereurs pouvaient divulguer des messages, tant dans les provinces à destination des populations romaines que dans le Barbaricum, les contrées à l’extérieur de l’empire, cette fois à destination des Barbares eux-mêmes. Une monnaie pouvait donc avoir des finalités doubles suivant la personne qui l’avait en possession et la regardait.

L’atelier proposera aux participants de suivre pas à pas le parcours d’une chercheuse spécialiste de l’histoire de la fin de l’Empire romain, de la période dite des Grandes Invasions. Cet atelier pourra être relié à l’exposition « Vous avez dit barbares » du Musée de Normandie à laquelle elle a contribué.

Le parcours se fera en quatre temps :

  • Présentation du contexte historique, politique et culturel. Supports : carte(s), sites archéologiques.
  • Présentation des monnaies
  • Quel était le message divulgué aux populations romaines ?
  • Quel était le message divulgué aux populations barbares et ses conséquences ?

Intervenant : Christine Delaplace, Professeur d’histoire romaine, Université de Caen, Directrice du Centre Michel de Boüard, CRAHAM

Mardi 9 octobre 2018 : Dans les coulisses de la recherche (archéologie et histoire, pour groupes scolaires)

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Le Craham ouvre à ses portes à des groupes scolaires pour la fête de la science 2018. Le mardi 9 octobre, plusieurs ateliers sont organisés pour faire partager notre passion pour l’archéologie et l’histoire antique et médiévale, tout en faisant découvrir les métiers de la recherche : archéologue, anthropologue, historien, philologue…
Ateliers

Parcours proposé : un atelier en anthropologie + un atelier en histoire

  • Histoire d’os, de la tombe au laboratoire (archéoanthropologie)
  • Si tu veux savoir la profondeur de la mer et lire l’heure aux étoiles... d’après un manuscrit du Mont Saint-Michel du 12e siècle (histoire)

Chaque atelier durera une quarantaine de minutes, et sera couplé avec l’autre atelier (le parcours alliera ainsi histoire et archéologie), pour une durée de moins de deux heures. Chaque classe est donc partagée en deux demi-groupes (2 x 14 maximum).

Possibilité d’accueillir deux classes, une le matin (10h-12h), l’autre l’après-midi (13h30-15h30).

Niveau : collège, à partir de la 6e.

Contact

Thierry Buquet (thierry.buquet@unicaen.fr) 02 31 56 59 19

Liens utiles

https://www.echosciences-normandie.fr/evenements/portes-ouvertes-au-craham-dans-les-coulisses-de-la-recherche-archeologie-et-histoire

https://fetedelascience.fr/

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