Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





Rechercher

 


 

 

Vient de paraître

 

alban gautier




CNRS

Accueil > Recherche et activités > Fouilles

Fouille d’une léproserie médiévale

par Micael Allainguillaume - publié le , mis à jour le

Saint-Thomas d’Aizier (Eure)

Marie-Cécile Truc et Cécile Niel

Objet d’un programme de fouilles entrepris à partir de 1998 (sous la direction de Marie-Cécile Truc (INRAP-CRAHAM de 1998 à 2008), puis de Cécile Niel (CRAHAM – UMR 6273 CNRS-UCBN de 2009 à 2010), les investigations archéologiques menées dans la léproserie médiévale rurale de Saint-Thomas d’Aizier révèlent tout un ensemble de structures d’habitat, des voies et de zones funéraires attenantes à la chapelle.

JPEG - 143.3 ko

[|(Fig. 1 : cliché CRAHAM, 2008).|]

Le chantier, ouvert à une quinzaine d’étudiants en Histoire et en Archéologie, mais également à des bénévoles provenant d’horizons et de zones géographiques très divers, s’est chaque année déroulé pendant tout le mois d’Août.

[|(Fig. 2-1 à 3 : clichés CRAHAM, 2006-2009).|]

Avec l’importance grandissante des stages pratiques en archéologie dans le cadre des cursus universitaires ou professionnels, une attention toute particulière a été portée à la pédagogie et à la présentation des méthodes et des techniques de fouilles fines d’une sépulture sur le terrain. Une initiation aux méthodes d’enregistrement de l’anthropologie de terrain a été réalisée auprès des novices afin de leur faire découvrir toutes les étapes du dégagement d’une sépulture. Dans la plupart des cas, les fouilleurs ont suivi toutes les étapes de la fouille d’une sépulture : localisation des bords de fosses et fouille des sépultures, couverture photographique complète et vues de détails, mesures d’altimétries dans la tombe, sur et sous les ossements, enregistrement du mobilier, des observations taphonomiques, démontage des os et, enfin, décapage et tamisage de la terre du fond de fosse pour récupérer les éventuels petits ossements (phalanges, os du carpe, du tarse ou dents) non perçus à la fouille.

[|(Fig. 3-1 et 2 : clichés CRAHAM, 2006-2010)|]

[|(Fig. 3-3 : DAO : C. Niel, G. Marie)|]

[|(Fig. 3-4 : dessin : C. Zielinski, DAO : U. Le Moigne, C. Niel). |]

Situation du site (Marie-Cécile Truc)

La chapelle Saint-Thomas est le dernier vestige de ce qui fut une léproserie (XIIIe ?-XVIe siècle) puis un prieuré (XVIe-XVIIIe siècle) dépendant de l’abbaye de Fécamp.

Les ruines de cette chapelle se dressent en lisière de la forêt de Brotonne, à quelques centaines de mètres à l’écart du village d’Aizier, sur la rive gauche de la Seine

[|(Fig. 4 : DAO : M.-C. Truc). |]

Le site est installé sur la frange septentrionale du plateau du Roumois. Le substratum de ce plateau calcaire secondaire comporte un manteau d’argile résiduelle à silex. Le site occupant le versant nord du plateau, la couverture limoneuse n’est pas présente uniformément et laisse souvent place aux affleurements d’argile et de bief à silex.

Résumé des investigations archéologiques depuis 1998 (Marie-Cécile Truc et Cécile Niel)

Le site s’inscrit dans un vaste enclos de forme complexe, qui apparaît sur tous les plans de la baronnie d’Aizier

[|(Fig. 5 : Topographie : T. Guérin ; DAO : T. Guérin, M.-C. Truc).|]

Il est toujours visible dans la forêt et se matérialise sous la forme d’un talus extérieur et d’un fossé. Il est traversé d’est en ouest par la route qui relie Pont-Audemer à Aizier, et du sud vers le nord par le chemin dit de Saint-Thomas. Au sud-ouest de la chapelle, de l’autre côté de ce dernier chemin, se trouve une petite mare pavée de silex.

De 1999 à 2003, les fouilles ont permis de comprendre l’organisation et l’évolution de la zone bâtie au cours du Moyen Âge. Dans une première phase (XIIIe-XVe siècles), un grand bâtiment en dur comportant vraisemblablement un étage a dû faire office de lieu de vie collectif. Il est ensuite abandonné au cours du XVe siècle au profit de deux maisons à pans de bois plus petites qui s’implantent sur ses ruines. Comportant respectivement deux et trois pièces, avec four et cheminée, ces maisonnettes seraient plutôt indicatrices d’un mode de vie individuel. Elles sont abandonnées au cours du XVIe siècle, date à partir de laquelle la léproserie semble être désaffectée.

De 2004 à 2006, toute la zone située au sud de la chapelle et les quelques sépultures qui s’y trouvaient ont pu être dégagées. Parallèlement, plusieurs sondages ont été réalisés aux abords de la chapelle pour étudier les enclos (talus et fossés) et les axes de circulation structurant le site. Des études micro-topographiques et documentaires ont permis de proposer un phasage des différents éléments constitutifs du paysage et de l’organisation de la léproserie (enclos, chemins, voie)

[|(Fig. 6 : Topographie : T. Guérin ; DAO : T. Guérin, M.-C. Truc).|]

Depuis 2007, le décapage des abords sud et est de la chapelle et la fouille complète de cette dernière ont été achevés. Les structures découvertes, (fossés, palissade, murs, foyers) semblent attester que la zone méridionale était vouée à une fonction domestique et utilitaire, plutôt qu’à celle d’habitat. Les sépultures y sont peu nombreuses, la plupart d’entre elles se concentrant plutôt dans le secteur au nord de la chapelle. Vers la fin du Moyen Âge, le chœur et sans doute une partie de la nef de la chapelle sont ravagés par un incendie à la suite duquel est construit – ou reconstruit – l’emmarchement du chœur. Dans la nef, un peu plus d’une vingtaine de sépultures ont pu être dégagées. La zone située entre la zone bâtie et la mare a livré plusieurs fosses d’extraction.

La fouille du cimetière, au nord et au nord-est de la chapelle, s’est également poursuivie en 2009 et en 2010. De très nombreuses tombes installées à proximité ou les unes au-dessus des autres ont ainsi pu être dégagées : au moins six à sept niveaux d’inhumations ont été reconnus et une trentaine de fosses ont pu être mises au jour lors de l’ultime campagne (août 2010). En fait, depuis 2004, c’est un peu plus de 220 sépultures qui ont été découvertes sur ce site.

JPEG - 94.3 ko
JPEG - 73.4 ko

[|(Fig. 7-1 et 2 : clichés CRAHAM, 2008-2009). |]

Tous les sujets exhumés sont ensuite transférés au laboratoire de Paléoanthropologie du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales de l’université de Caen (CRAHAM – UMR 6273 CNRS-UCBN) pour être analysés, mesurés, photographiés… La population inhumée à Aizier est en effet particulièrement intéressante pour l’étude de la lèpre au Moyen Âge, pour connaître la perception de cette maladie et mieux appréhender ses implications sociales (parmi la centaine de squelettes d’ores et déjà étudiés, presque la totalité des individus correspond à des lépreux).
Outre une étude typo-chronologique des modes d’inhumation identifiés sur ce site et l’analyse de la répartition des tombes (sélection sur critères d’âges, de sexe ou selon le statut social des défunts), l’analyse anthropologique des os apporte une foule d’indications sur la vie des défunts (modes de vie, traumatismes, problèmes de santé divers notamment à partir de l’étude de la région bucco-dentaire...).

À l’issue de la campagne 2009, un rebouchage partiel avait déjà été réalisé dans la nef et sur une partie du cimetière nord et, une fois la fouille totalement achevée à la fin de l’été 2010, le comblement complet du site a été effectué dans le cadre de la remise en valeur du site. Cette opération devrait générer de nouvelles plantations, l’aménagement de cheminements piétonniers et la consolidation des murs de la chapelle.

Tous ces projets, déjà commencés pour certains ou encore en cours de réflexion, sont entrepris sous l’égide de l’association Prieuré Saint-Thomas Sauvegarde et Renouveau. Un parcours, sous forme de panneaux explicatifs, a ainsi été réalisé tout autour de la chapelle en 2007. Par ailleurs, un dépliant d’aide à la visite est mis à disposition dans les offices de tourisme alentours.

JPEG - 98.6 ko

[|(Fig. 8 : cliché L. Bonnin, Agence Scarabée).|]

Contexte archéologique (Marie-Cécile Truc)

Les territoires des communes avoisinantes ont livré de nombreux vestiges archéologiques [1]. À l’exception d’une dalle percée provenant d’une sépulture collective du Néolithique, découverte à hauteur du cimetière de l’église paroissiale d’Aizier, la plupart d’entre eux appartiennent à l’Antiquité. La découverte la plus connue est celle d’un quai maçonné en bordure de Seine interprété comme des vestiges de quais gallo-romains [2].

Contexte historique (Marie-Cécile Truc et Françoise Yvernault)

Les origines (fin XIIe siècle)

La chapelle est communément datée de la fin du XIIe siècle. Cette hypothèse repose sur des critères architecturaux ainsi que sur la date de canonisation de Thomas Becket (1173), auquel elle est dédiée. D’autre part, un acte de vente de juillet 1227 [3] concernant Vieux-Port comporte l’obligation pour l’acquéreur d’entretenir chaque année une lampe allumée sur l’autel de Saint-Thomas.

Si une fourchette de datation large d’une cinquantaine d’années est possible pour la construction (1173-1227), l’analyse architecturale et la précocité des dédicaces à saint Thomas conduisent à privilégier une hypothèse haute autour des années 1173-1180.

La léproserie (XIIIe-XVe siècles)

Les mentions concernant la léproserie restent rares et tardives, chose courante pour ce genre d’édifice. Jusqu’à présent, les historiens se contentaient d’une mention du chemin des Malades, dans un texte relatif aux domaines de pêche en Seine de 1449, et de lettres de collation de 1594 et 1602 [4]. La consultation des terriers de 1744 [5] et de 1760 [6] a cependant permis de combler quelques lacunes : l’article consacré à la chapelle stipule que le 13 février 1514, les malades de St Thomas avouent de même. Cette formule ne peut être, dans un terrier et concernant un aveu, une simple clause de style : elle signifie que la chapelle est bien une maladrerie, et que des malades l’occupent encore au début du XVIe siècle.

Le prieuré (XVIe-XVIIIe siècles)

Les documents se multiplient dans le chartrier de Fécamp dès lors que Saint-Thomas d’Aizier devient un prieuré dépendant de l’abbaye. Le terrier de 1744 mentionne que le 7 may 1575, ledit (titulaire) avoue aussy de meme. C’est au cours du XVIe siècle, entre 1514 et 1575 précisément, que Saint-Thomas perd son statut de maladrerie pour ne plus être qu’un prieuré commendataire à la nomination de l’abbé de Fécamp.

Au XVIIe siècle, de nombreuses réparations sont recensées. En 1641, l’introduction dans le monastère de Fécamp de bénédictins réformés relevant de la Congrégation de Saint-Maur conduit à un partage des biens de l’abbaye. Le bénéfice de Saint-Thomas passe alors à ces derniers.

Les mentions des visites effectuées tout au long du XVIIIe siècle montrent que la chapelle est dans un tel état de délabrement qu’elle est frappée d’interdit en 1717.

À la Révolution, la chapelle et les terres qui en dépendent sont vendues comme bien national. L’édifice religieux est alors complètement abandonné et peu à peu recouvert par la végétation.

Importance du site et problématique (Marie-Cécile Truc et Cécile Niel)

L’étude des léproseries est une thématique de recherche encore récente et les premiers travaux remarquables sur le sujet ont été principalement l’œuvre d’historiens [7] ou d’anthropologues s’intéressant à la paléopathologie [8]. Depuis quelques années, des fouilles ont cependant permis de renouveler la problématique, en abordant notamment la lèpre sous un angle à la fois historique, anthropologique et archéologique. Ces fouilles demeurent parfois incomplètes car il s’agit le plus souvent d’opérations de sauvetage effectuées uniquement sur l’emprise des travaux et dans des zones urbaines où le site a connu de multiples remaniements et perturbations [9].

En Basse-Normandie, plusieurs études ont été réalisées sur le sujet grâce à la fouille de diverses léproseries comme celle de Putot en Bessin [10], celles de Bayeux [11] et grâce au travail de prospection inventaire [12] mené par Damien Jeanne (CRAHAM).

Un inventaire avait été effectué par Bruno Tabuteau [13] pour la Seine-Maritime. Dans le cadre du programme Lazari [14], ce premier travail est repris et approfondi sur toute la région, en vue de la publication d’un atlas des léproseries normandes. L’étude du site de la chapelle Saint-Thomas, prévue évidemment pour être menée en collaboration avec les acteurs de ce programme, permettra de contribuer au renouvellement des connaissances sur les léproseries en Haute-Normandie. Il s’agit surtout d’une des premières fouilles de ce type d’établissement dans notre région.

La léproserie d’Aizier présente l’avantage d’avoir connu un abandon précoce puisqu’elle a échappé à l’ordonnance de 1693 par laquelle Louis XIV donne les léproseries aux hôpitaux : à cette époque, elle ne comptait donc plus de malades depuis longtemps et était devenue - ou redevenue - un simple prieuré de l’abbaye de Fécamp. De plus, il semble que les prieurs n’y aient que peu ou même pas résidé puisque les archives mentionnent l’état avancé d’abandon et de dégradation de la chapelle aux XVIIe-XVIIIe siècles.

La parcelle, aujourd’hui boisée, n’a donc connu aucune occupation régulière depuis au moins trois cent ans et n’a pas suivi le destin habituel des léproseries qui, après leur désaffection, subissent généralement de nombreuses réutilisations et réaménagements. Au contraire, le couvert forestier a permis une fossilisation de l’enclos et la sauvegarde des vestiges. C’est donc un site « entier », dont l’étendue et les limites sont connues, et qui possède tous les caractères généraux reconnus pour constituer une léproserie [15] :

  • situation à l’extérieur de la zone habitée, mais proche d’une voie de communication (trouvée en 1998) ;
  • clôture (talus fossoyé toujours visible) ;
  • point d’eau, mare ou puits (mare toujours conservée) ;
  • chapelle (toujours debout) ;
  • cimetière (découvert en 1998) ;
  • ensemble de bâtiments (dont un découvert en 1998).

Principaux résultats des campagnes de fouilles (1998-2010) (Marie-Cécile Truc et Cécile Niel)

En 1998, une série de sondages a révélé la présence d’un cimetière, d’une voie et de bâtiments.

De 1999 à 2003, les fouilles ont permis de comprendre l’organisation et l’évolution de la zone bâtie au cours du Moyen Âge. Durant une première phase (XIIIe-XVe siècles), un grand bâtiment en dur comportant vraisemblablement un étage a dû faire office de lieu de vie collectif. Au cours du XVe siècle, il est abandonné au profit de deux maisons à pans de bois, plus petites, qui s’implantent sur ses ruines. Comportant respectivement deux et trois pièces, avec four et cheminée, elles attesteraient plutôt d’un mode de vie individuel. Elles sont abandonnées durant le XVIe siècle, date de désaffection de la léproserie d’après les sources écrites.

Les campagnes 2004 à 2006 ont été consacrées à l’étude de la zone située au sud de la chapelle ainsi qu’à la fouille du cimetière. Parallèlement, le site a été émaillé de sondages afin de cerner le potentiel archéologique restant à fouiller et d’étudier les enclos (talus et fossés) et axes de circulation qui structurent le site. La reprise de la microtopographie et de l’étude documentaire a permis de proposer un phasage des différents éléments constitutifs du paysage et de l’organisation de la léproserie (enclos, chemins, voie).

En 2007, le décapage et la fouilles des abords sud et est de la chapelle ont été achevés. Les structures découvertes (fossés, palissade, murs, foyers) semblent attester que cette zone était vouée à une fonction domestique et utilitaire, plutôt qu’à celle d’habitat. Les sépultures y sont peu nombreuses, la plupart se concentrant au nord de la chapelle. Cette dernière a été fouillée la même année

JPEG - 119.5 ko

[|(Fig. 9 : cliché : CRAHAM, 2007) |]

vers la fin du Moyen Âge, le chœur et sans doute une partie de la nef, sont ravagés par un incendie, à la suite duquel est construit – ou reconstruit – l’emmarchement du chœur. Ces travaux perturbent les niveaux antérieurs. Dans la nef, la puissance sédimentaire est peu importante (une trentaine de centimètres) et essentiellement constituée de remblais de démolition. À part de rares lambeaux correspondant au niveau d’incendie du chœur, aucun niveau de sol n’est conservé. Une trentaine de sépulture y a été repérée alors que le chœur n’en a livré aucune.

En 2008, la fouille des sépultures de la chapelle et des secteurs non funéraires du site a été achevée. Le secteur situé entre la zone bâtie et la mare a notamment livré ce qui semble correspondre à des fosses d’extraction. Par ailleurs, la fouille du cimetière, au nord de la chapelle, s’est poursuivie.
En 2009 et 2010, l’objectif était d’achever la fouille du cimetière nord. Tout l’espace sépulcral situé au nord de la chapelle a donc été fouillé exhaustivement avec la mise au jour d’une centaine de tombes.

[|(Fig. 10 : Topographie : T. Guérin ; DAO : T. Guérin, G. Marie, C. Niel, M.-C. Truc).|]

Implantées en rangées bien organisées, celles-ci sont installées sur deux à sept niveaux d’inhumations et montrent l’existence de fréquents recoupements de fosses. La stratigraphie de la zone septentrionale s’est avérée plus complexe que ce qui avait été envisagé au départ, révélant une utilisation intensive du cimetière nord, notamment dans sa partie centrale et indiquant une probable persistance d’un marquage au sol des tombes. De plus, quelques nouveaux cas d’individus déposés dans leur tombe dans des positions atypiques ont pu être mis en évidence. À l’issue de ces deux dernières campagnes, la fouille du cimetière s’est achevée. Un décapage mécanique profond de toute la surface sépulcrale a été réalisé en fin de campagne permettant de vérifier toute présence de fosses supplémentaires non perçues auparavant. Le rebouchage du cimetière nord a ensuite pu être effectué et a ainsi constitué l’ultime étape de la fouille de cette léproserie.

JPEG - 111.4 ko

[|(Fig. 11 : cliché : CRAHAM, 2010).|]

Gestion des espaces funéraires et modes d’inhumation (Cécile Niel)

La chapelle

L’intérieur de l’édifice a totalement été décapé et fouillé en 2007 et 2008. Aucune inhumation n’a été découverte dans le chœur. La nef, malgré sa petitesse, comporte un nombre important de sépultures (39 tombes). Plusieurs sépultures de ce secteur présentent des parois en négatif ou des os en réduction, disposés au-dessus ou sur les côtés des individus en place et matérialisant ainsi les limites des tombes. Plusieurs fosses vides ou ayant été vidangées de leur occupant y ont également été identifiées.

Presque toutes les tombes sont orientées tête à l’ouest, pieds à l’est, en correspondance avec l’orientation générale de la chapelle. Quelques variations ont pu être notées, mais cette diversité relève sans doute davantage de problèmes liés aux calages du coffrage ou du cercueil par le fossoyeur lors de la descente du défunt dans sa dernière demeure qu’à une volonté de différencier les individus par une orientation particulière. Les profondeurs d’apparition des vestiges osseux varient de -0,15 m à -1,20 m et paraissent suivre le pendage sud-ouest / nord-est du remblayage de sol opéré dans la chapelle pour asseoir les fondations de cette dernière.

La conservation osseuse des individus inhumés dans la chapelle est assez variable.

JPEG - 77.7 ko
JPEG - 93.6 ko

[|(Fig 12 et 13 : clichés : CRAHAM, 2008).|]

Parmi toutes les sépultures dégagées dans la nef, neuf correspondent à des inhumations masculines et quatre à des tombes féminines. Trois adultes n’ont pu être discriminés sexuellement sur le terrain, leur conservation osseuse étant particulièrement mauvaise et cinq individus correspondent à des adolescents ou à des immatures. Les répartitions par âges et par sexes des individus ne semblent pas montrer de sectorisations préférentielles.

/ [|(Fig. 14 et 15 : Topographie : T. Guérin ; DAO : DAO : T. Guérin, G. Marie, C. Niel, M.-C. Truc)|]

La majorité des inhumations identifiées dans la chapelle correspondent à des coffrages de bois attestés par un comblement partiel de la sépulture, la subsistance de traces de bois en négatif, d’effets de parois ou par des calages de silex.

[|(Fig. 16 : Topographie : T. Guérin, DAO : T. Guérin, G. Marie, C. Niel, M.-C. Truc). |]

La présence de linceuls ou d’éléments vestimentaires ont parfois pu leur être associés. L’espace sépulcral s’organise en rangées régulières avec une matérialisation probable au sol des sépultures. Les recoupements et les réductions observées démontrent une utilisation funéraire intensive de la chapelle et traduisent sans doute l’attrait du sanctuaire et la volonté de la part des défunts ou de leurs famille de se faire inhumer ad sanctos.

Plusieurs des sujets dégagés dans la nef comportent des atteintes pathologiques très évocatrices de la lèpre. Les malades avaient donc aussi accès à cet espace sépulcral privilégié. La présence de quelques caractères osseux particuliers rares (caractères discrets), possibles indicateurs de regroupements familiaux, a d’ores et déjà été observée sur plusieurs des squelettes [16].

Le secteur à l’ouest de la chapelle

Dans la zone occidentale de l’édifice religieux, seule la sépulture très étroite d’une femme (1,57 m de long pour une largeur de 0,24 m aux épaules et 0,20 m aux pieds) a été mise au jour, contre le mur occidental de la chapelle. Aucune autre fosse sépulcrale n’a été trouvée dans l’espace intermédiaire entre le bâtiment 1 et la chapelle, la fouille ayant été atteint le niveau du sol géologique.

JPEG - 58.9 ko

[|(Fig. 17 : cliché : CRAHAM, 2008). |]

La limite occidentale du cimetière semble être constituée par la présence du bâtiment 1. Si la localisation de cette sépulture isolée par rapport aux autres inhumations pose question, plusieurs hypothèses ont pu être avancées pour expliquer sa présence à cet endroit : la défunte (ou sa famille) a pu vouloir se démarquer dans la mort en s’isolant des inhumations des lépreux parce qu’elle était exempte de la maladie ou pour montrer une certaine humilité en plaçant son dernier lieu de repos sur une zone de passage.

Le cimetière sud

Toute la zone au sud de la chapelle a fait l’objet d’un décapage mécanique puis d’un nettoyage manuel qui ont permis la mise au jour d’une quinzaine de sépultures. Six hommes, quatre femmes, deux adultes de sexe indéterminable ainsi qu’un adolescent de 10-14 ans et un immature de 5-9 ans constituent l’échantillon populationnel de cette zone sépulcrale.

Toutes les sépultures de ce secteur suivent une orientation tête à l’ouest, pieds à l’est.

JPEG - 76.2 ko

[|(Fig. 18 : cliché : CRAHAM, 2005). |]

Les modes d’inhumation observés sont semblables à ceux déjà identifiés à Aizier avec une prédominance nette des coffrages de bois (douze cas sur quatorze sépultures) avec, néanmoins, des variations propres à chacune comme un aménagement constitué d’une tuile, des calages à l’aide de silex retrouvés sur et sous le corps du défunt et sur les côtés de ce dernier. Les recoupements reconnus entre plusieurs de ces tombes, peu nombreux, posent la question de la gestion et de l’organisation de cet espace sépulcral : y avait-il absence ou présence de signalisation des tombes au sol et/ou la répartition de ces sépultures marque-t-elle la volonté d’un regroupement spécifique à un clan familial ou à un groupe social ? Si l’idée d’une répartition différentielle entre malades et non malades avait pu au départ être évoquée, l’analyse anthropologique menée sur ces sujets la contredit fortement : parmi ces inhumés, au moins cinq seraient des lépreux, quatre autres sont porteurs de maladies dégénératives ou congénitales importantes. De plus, la présence de deux immatures parmi les inhumés ne plaide pas non plus pour cette hypothèse.

Par rapport à ce qui peut être observé dans le cimetière nord, la densité d’occupation à des fins funéraires de ce secteur est assez faible et toutes les fosses ont été installées sur un seul niveau. La différence d’occupation existant entre les deux aires funéraires, nord et sud, soulève des interrogations sur leur chronologie. L’utilisation à des fins funéraires de la zone sud est-elle contemporaine de celle du cimetière nord ou le début des ensevelissements dans le cimetière sud est-il lié à une saturation de l’espace sépulcral nord, très exploité ? Malgré la petitesse de l’échantillon funéraire du secteur sud, l’apparente similitude des modes d’inhumations (coffrages de bois calés par des silex, utilisation de contenants trop petits contraignants les corps…) ainsi que la présence de deux immatures appuient cette hypothèse. En raison de la faiblesse du matériel associé aux sépultures, voire de sa quasi absence, seules quelques datations C14 effectuées sur plusieurs individus des secteurs nord et sud permettront la mise en évidence des liens ou des différences chronologiques existant entre ces deux zones.

Le cimetière nord

Les sondages effectués depuis 2004 dans cette zone ont permis de délimiter la zone sépulcrale, notamment au nord, et de jauger précisément la densité des inhumations.

La plupart des sépultures mises au jour dans le cimetière nord sont placées directement le long de la chapelle ou se dispersent progressivement en douze à treize rangées de tombes, plus ou moins bien alignées du sud vers le nord.

Une profondeur d’ensevelissement importante a pu être observée pour certaines des inhumations, notamment celles situées au nord-est du cimetière. Le niveau d’installation des fosses est légèrement moindre pour les sujets enterrés à proximité du mur nord de l’édifice (de –0,80 m à –1,50 m environ au maximum) tandis que les niveaux de creusements des sépultures plus éloignées sont plus profonds (de -1,40 m à -1,70 m) et suivent le pendage naturel du site. Les profondeurs les plus marquées se comptent parmi les sépultures les plus septentrionales du cimetière nord, ces dernières se répartissant également de manière plus distincte dans l’aire sépulcrale avec des recoupements de fosses moins fréquents.

Une plus forte densité de sépultures est notée à proximité de la chapelle.

JPEG - 90.2 ko

[|(Fig. 19 : cliché : CRAHAM, 2009).|]

Jusqu’à six niveaux d’inhumations successifs minimum ont d’ailleurs pu y être reconnus, les relations stratigraphiques sont complexes et semblent appuyer l’idée d’une gestion rigoureuse du cimetière nord. Des datations C14 sont prévues à l’issue de la fouille pour affiner le phasage des sépultures et permettre de caler chronologiquement les tombes les unes par rapport aux autres.

Cette densité des tombes est probablement à mettre en relation avec la volonté d’être inhumé ad sanctos, mais peut-être aussi de se faire inhumer à un emplacement bien précis. En effet, nous avons pu remarquer que plusieurs sépultures sont exactement situées au-dessus de tombes antérieures, et ce phénomène répétitif (une vingtaine de cas) ne semble pas lié uniquement au hasard à Aizier, mais pourrait indiquer une certaine pérennité du marquage de surface des tombes.

[| (Fig. 20 : clichés et DAO : Cécile Niel, CRAHAM, 2009).|]

Ce phénomène répétitif permet d’avancer plusieurs hypothèses pour le site d’Aizier : une première interprétation pourrait être liée à la gestion du cimetière qui semble très rigoureuse. Les tombes sont en effet placées selon des alignements relativement réguliers et, lorsque des recoupements de fosses sont observés, les os des défunts antérieurs sont visiblement soigneusement ramassés et placés en réduction. Les analyses menées en laboratoire permettent également d’appuyer cette hypothèse, certains individus partiels ont été complétés de manière parfois importante à l’aide des ossements trouvés en réduction dans les tombes adjacentes ou postérieures. Ces observations semblent témoigner d’un certain respect de la mémoire des défunts et pourraient indiquer une connaissance pérenne des secteurs d’inhumation au sein du cimetière, peut-être en fonction de critères sociaux ou en liaison avec des groupes familiaux. Plusieurs caractères osseux discrets communs aux individus inhumés à proximité les uns des autres ont d’ailleurs aussi pu être relevés tant sur le terrain qu’en laboratoire et appuient également cette première interprétation. Cette dernière hypothèse est également renforcée par la présence de plusieurs sépultures de jeunes sujets (voire de bébés) placés au plus près et le long du mur nord de la chapelle, mais aussi parmi plusieurs sépultures se détachant des autres, dans le secteur nord-est en particulier.

Des positions inhabituelles de dépôt en sépulture

Si, parmi toutes les sépultures exhumées à Aizier, la position de dépôt en sépulture des corps est le plus fréquemment simple et correspond aux positions généralement observées dans d’autres cimetières médiévaux (sur le dos avec les bras placés le long du corps, avant-bras fléchis sur l’abdomen, le thorax ou le pubis, membre inférieurs en parallèle dans l’axe du corps…), des positions singulières de dépôt ont à plusieurs reprises pu être observées dans ce cimetière.

[| (Fig. 21-1 à 4 : clichés : CRAHAM, 2004-2010).|]

Pour ces divers cas, l’hypothèse de l’utilisation de coffres-meubles ou de huches à des fins funéraires peut être proposée, la taille de ces contenants particuliers étant difficilement compatible avec celles des sépultures en cercueil ou en coffrages de bois identifiés par ailleurs à Aizier.

Analyse préliminaire de la population inhumée à Aizier (Cécile Niel et Armelle Alduc-Le Bagousse)

Premiers résultats de l’analyse anthropologique de laboratoire

La majorité des sujets exhumés à Aizier sont des adultes (cent soixante-sept pour vingt-quatre enfants. La plupart d’entre eux sont jeunes (trente-sept individus) à matures (quarante-cinq ont entre vingt à quarante ans), et parmi eux, plusieurs peuvent être placés dans la classe d’âge des très jeunes adultes. Une douzaine d’individus sont âgés et, dans environ soixante-treize cas, si l’appartenance à la catégorie d’âge adulte a pu être déterminée, une estimation plus précise de l’âge n’a pu être attribuée sur le terrain, principalement en raison de la conservation osseuse trop partielle ou de la présence de sédiment empêchant toute observation de cet ordre. La détermination de l’âge de l’ensemble des individus est affinée lors de l’étude de laboratoire, en particulier pour les sujets possédant encore leurs dents qui bénéficient alors d’un examen histologique à partir duquel un âge très précis peut être déterminé.

JPEG - 82.1 ko

[| (Fig. 22 : cliché : CRAHAM, 2004).|]

Seulement vingt-cinq enfants ont été identifiés en place ou en réduction : huit sont dans la nef même de la chapelle, quinze dans le cimetière nord, deux dans le secteur sud et un adolescent dans une sépulture isolée située au chevet de l’édifice (voir STA 14). Il est à noter que les sépultures des plus jeunes sont regroupées à proximité immédiate, le long du mur nord de la nef ou sous les gouttières (sub stillicidio) sans doute pour bénéficier d’une implantation privilégiée dans le cimetière [17] et d’une inhumation ad sanctos pour être au plus près du sanctuaire alors que celles des enfants plus âgés sont plutôt localisées dans le secteur le plus nord-oriental, et semblent plus dispersées parmi les inhumations adultes.

Des anomalies ou des retards de croissance ont été constatés chez plusieurs de ces enfants. De même, des distorsions importantes entre l’âge dentaire et l’âge osseux ont pu être constatées sur plusieurs squelettes d’adolescents et semblent se confirmer pour les cas en cours d’analyse.

La diagnose sexuelle, basée sur la morphologie [18] et les dimensions [19] du bassin a pu être réalisée pour quatre-vingt-onze individus (dont deux grands adolescents). Le calcul de la sex-ratio d’une population ou rapport entre le nombre d’hommes et de femmes tend généralement vers 1 dans une population naturelle. À Aizier, soixante-six hommes sont présents pour cinquante femmes (taux de masculinité ou sexe-ratio = 1,32). La répartition spatiale des sépultures masculines et féminines (voir STA 15) récapitule l’ensemble des informations actuellement disponibles pour les sépultures fouillées entre 2004 et 2009, à partir de l’étude anthropologique en laboratoire et de la diagnose sexuelle préliminaire réalisée au moment de la fouille. Elle confirme une répartition équilibrée des sexes sur l’ensemble de la population inhumée dans le cimetière. La distribution spatiale de ces tombes ne semble pas montrer de concentrations particulièrement significatives en faveur d’un sexe ou de l’autre au nord et au sud de la chapelle. Toutefois, le nombre de sujets de sexe indéterminable (ossements trop médiocrement conservés ou trop partiels) ou encore non déterminé pour le moment interdisent d’en tirer déjà des conclusions. À l’inverse, une nette prédominance masculine est observée pour les sujets inhumés à l’intérieur de la chapelle : quatre femmes pour douze hommes. Cette prédominance dans le sanctuaire est courante et a déjà été observée sur plusieurs autres sites comme dans le cimetière de la Cour d’Albane à Rouen [20] ou dans le chœur de l’église Saint-Pierre de Thaon (Calvados) [21].

L’étude macroscopique des ossements a permis la détection, dans les diverses aires funéraires, de plusieurs cas présentant des atteintes caractéristiques de la lèpre lépromateuse.

[|(Fig. 23 : Topographie : T. Guérin ; DAO : T. Guérin, G. Marie, C. Niel, M.-C. Truc).|]

Ces atteintes touchent aussi bien les hommes que les femmes et, pour certains cas, sont visibles dès le terrain au vu des déformations importantes et d’érosions mutilantes des os du crâne, des mains ou des pieds. Lors de l’examen des ossements en laboratoire, il a été observé que tous ces sujets ou presque présentent, à des degrés divers, des lésions faciales de la région rhino-maxillaire, des appositions périostées et des stries longitudinales visibles sur les extrémités distales des diaphyses tibiales et fibulaires.

[| (Fig. 24-1 à 7 : clichés : CRAHAM, 2004-2010)|]

La majorité des malades recensés actuellement (vingt-sept) sont localisés dans le cimetière nord où la densité des inhumations est particulièrement importante avec des rapprochements ou des recoupements de fosses qui ne semblent pas toujours fortuits. Les autres secteurs funéraires ne sont pas pour autant exempts de malades : quelques cas avérés ou probables ont été décelés dans le cimetière sud (cinq cas). D’autres squelettes présentent également des lésions évocatrices d’une maladie infectieuse, mais ces atteintes sont trop isolées ou insuffisamment discriminantes par rapport à d’autres étiologies possibles pour être retenues parmi les suspicions de lèpre.

Plusieurs cas de traumatismes divers des membres supérieurs, des mains et des membres inférieurs ont aussi été notés, de même que la présence d’atteintes dégénératives importantes, parfois en association avec la lèpre.
Plusieurs individus fortement handicapés de leur vivant par des malformations congénitales sont également présents parmi les défunts.

JPEG - 83.6 ko

[|(fig. 24-8, cliché : CRAHAM, 2004-2010). |]

L’étude paléopathologique approfondie de tous ces individus est en cours au Centre d’études paléopathologiques du Nord, sous la responsabilité de Joël Blondiaux (jblondiaux@nordnet.fr) qui tente d’établir si ces manifestations atypiques sont en rapport avec l’affection lépromateuse ou si d’autres maladies concurrentes, comme la tuberculose, sont aussi représentées.

La plupart des individus examinés en laboratoire, y compris ceux dont le squelette paraît indemne de toute autre atteinte, ont un état bucco-dentaire extrêmement médiocre, caractérisé par de volumineux dépôts tartriques, une résorption parodontale très accentuée, de multiples caries occasionnant parfois la destruction partielle ou totale des couronnes et associées le plus souvent à des lésions kystiques.

JPEG - 56.9 ko
JPEG - 77.6 ko

[| (Fig. 24-9 et 10 : clichés : CRAHAM, 2004-2010).|]

La fréquence élevée des hypoplasies (anomalies de développement de l’émail lors de la formation dentaire), observées sur plus de la moitié des dentures adultes, confirme l’état sanitaire précaire de cette population hospitalière, certainement largement favorisé par de mauvaises conditions alimentaires durant la petite enfance.

Sans anticiper sur la suite de l’étude, il ressort clairement que bon nombre des individus les plus gravement touchés présentent les indices macroscopiques caractéristiques de la lèpre lépromateuse, confirmant ainsi une spécialisation de l’aire funéraire en rapport avec la vocation hospitalière de l’établissement, mais des ressemblances morphologiques ont également pu être constatées entre les occupants de tombes géographiquement très proches et suggèrent un recrutement plus complexe.

La richesse des informations obtenues à l’issue de ces premiers travaux et les larges perspectives ouvertes, tant pour l’identification des pathologies anciennes, leur taux de prévalence et leur développement que pour l’histoire des malades et de leur environnement social et économique, confirment le potentiel exceptionnel du site de la chapelle Saint-Thomas d’Aizier comparé aux rares cimetières de léproserie récemment abordés par l’archéologie.

Références des ouvrages cités

ANDERSEN J. G., 1969, « Studies in the Medieval Diagnosis of Leprosy in Denmark : An Osteoarchaeological, Historical, and Clinical Study », in Danish Medical Bulletin, 16, Supplement 9, p. 1-142.

ANDERSON S., 1998, « Leprosy in a Medieval Churchyard in Norwich », in Current and Recent Research in Osteoarchaeology. Proceedings of the Third Meeting of the Osteoarchaeological Research Group, Anderson S. ed., Oxford, Oxbow Books, p. 31-37.

ARCINI C., 1999, « Health and Disease in Early Lund : Osteo-Pathologic Studies of 3,305 Individuals Buried in the First Cemetery Area of Lund, 990-1536 », Archaeologica Lundensia VIII. Lund : Medical Faculty of Lund University. 208 p.

ARTHUIS R., GUITTON D., MONTEIL M., MOUCHARD J. PERETTI O., 2010, « Archéologie portuaire estuarienne entre Loire et Seine : principaux résultats et questions d’ordre méthodologique. L’exemple des sites antiques d’Aizier (Eure) et de Rezé (Loire-Atlantique) », Journée d’étude Les structures portuaires de l’arc Atlantique dans l’antiquité, bilan et perspectives de recherche, janvier 2008, université de La Rochelle, CRHIA La Rochelle, PUR, à paraître.

BENNIKE P., 1998, « Leprosy in Denmark », in Papers on Paleopathology Presented at the Twenty Fifth Annual Meeting of the Paleopathology Association, Salt Lake City, Utah, 31 March and 1 April 1998, Cockburn E. ed., p. 3.

BÉRIAC F., 1988, Histoire des lépreux au Moyen Age, une société d’exclus, Paris.

BERNARD A., 1933, « La sépulture en droit canonique du décret de Gratien au Concile de Trente », Paris, Domat-Montchrestien, p. 63 et suivantes.
Bruzek J., 1991, Fiabilité des procédés de détermination du sexe à partir de l’os coxal. Implications à l’étude du dimorphisme sexuel de l’Homme fossile, Thèse de Doctorat du Museum National d’Histoire Naturelle, Institut de Paléontologie Humaine, Paris, 1991, 431 p.

CANEL A., 1834, Essai historique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, tome II.
coll., 1988, 12 ans de recherches en forêt de Brotonne, 1976-1988, Groupe Archéologique du Val de Seine, ouvrage multigraphié.

COUTIL L., 1925, Archéologie gauloise, gallo-romaine, franque et carolingienne ; tome 5, Arrondissement de Pont-Audemer, Evreux.

DELAHAYE F., NIEL C., ALDUC-LE BAGOUSSE A., BLONDIAUX J., 2007, « L’église Saint-Pierre de Thaon (Calvados) : premières approches archéologiques et anthropologiques », dans La paroisse en Normandie au Moyen Âge, La vie paroissiale, l’église et le cimetière, Histoire - art – archéologie, Notices, mémoires et documents de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Manche, t. 24, p. 330-352

DUVAL P. C., 1980, Le réseau routier antique en Haute Normandie, mémoire de maîtrise, GAVS.

GRANDIN J., 1974, « Recherches sur les maladreries de l’Orne au Moyen Âge »,
in Lèpre, peste et sorcellerie au Moyen Âge, Cahiers Léopold Delisle, t XXIII, fasc 1-2.

GUILLON M., GRÉGOIRE V., JEANNE D., 2004, « Histoire, archéologie et anthropologie d’une léproserie et de ses morts : Putot en Bessin », Archéologie et architectures hospitalières de l’Antiquités tardive à l’aube des temps modernes, François-Olivier Touati (dir.), Paris, La Boutique de l’histoire, Langres-St-Geosmes, 2004, p. 45-101.

JEANNE D., 1997a, « Les lépreux et léproseries en Normandie moyenne et occidentale au Moyen Âge », in Lèpre et lépreux en Normandie, Cahiers Léopold Delisle, T XLVI, fasc. 1-2, p. 16-48.

JEANNE D., 1997b « Quelle problématique pour la mort du lépreux ? », in Annales de Normandie, n°1, p. 69-90.

LECOMTE ABBÉ, 1844, « La maladrerie de Saint-Cathald », in Notice historique sur Berneval le Grand, Dieppe.

LE MAHO J., NIEL C., 2004, « Observations sur la topographie funéraire de la cathédrale de Rouen », dans Inhumations et édifices religieux au Moyen Âge entre Loire et Seine, ALDUC-LE BAGOUSSE A. (dir.), Tables rondes du CRAHM 1, Publications du CRAHM, p. 93-119.

LEQUOY M. C., 1995, Forêt de Brotonne, Aizier (Eure), notices 62-63, De la Gaule à la Normandie, Musées départementaux de la Seine-Maritime, p. 113-115.

LEISTIKOW D., 1986, « Bauformen der Leproserie im Abendland », Aussatz ; Lepra ; Hansen-Krankheit, Ein Menschheitsproblem im Wandel, Teil II : Aufsätze, Würzburg, p. 103-149.

LIGOU D., 1975, « L’évolution des cimetières », Archives des sciences sociales des religions, vol. 39, p. 61-77, p. 63-64 ;

MØLLER-CHRISTENSEN, M.D., 1961, Bone Changes in Leprosy, Translated from the Danish by Anita Engelbreth-Holm, Copenhagen, Denmark, Munksgaard, 51 p.

MØLLER-CHRISTENSEN, V., 1978, Leprosy changes of the skull, University Press, Odense.

MURAIL P., BRUZEK J., HOUËT F., CUNHA E., 2005, « DSP : a Tool for Probabilistic Sex Diagnosis Using Worldwide Variability in Hip Bone Measurements », Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris, n. s., t. 17, 3-4, p.167-176.

NIEL C., 2006, « Le recrutement des cimetières du groupe épiscopal de Rouen (XIe-XIVe siècles) », dans La paroisse en Normandie au Moyen Âge, La vie paroissiale, l’église et le cimetière, Histoire - art – archéologie, Actes du colloque de Saint-Lô (28-30 novembre 2002), Notices, mémoires et documents de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Manche, t. 24, p. 296-329.

NIEL C., 2009, Analyse historique et paléoanthropologique des cimetières du groupe épiscopal de Rouen : la Cour d’Albane et la Cour des Maçons (Xe - XIVe siècle), Thèse de doctorat en Histoire et Archéologie des mondes anciens et médiévaux, université de Caen Basse-Normandie, 3 vol., 473, 257 et 356 p., p. 249-252.

PICKERT V., 1993, Lepramuseum und ehemaligen Leprosenanlage in Münster-Kinderhaus, Studienbeleitende Arbeit zum Baugeschichteseminar ss 1993, Dozent : Professor Schönderling, F.H. Münster, F. B. Architektur. Rapport multigraphié communiqué par Dr. Kay Peter Jankrift.

RABIOT J. C., GAUTHIER B., 1987, Rapport du sondage effectué du 9 août au 2 novembre 1987 sur la propriété de Monsieur Henri Laurent à Aizier, rapport de fouille multigraphié déposé au SRA Haute-Normandie.

RAFI A., SPIGELMAN M., STANFORD J., LEMMA E., DONOGHUE H., ZIAS J., 1994, « DNA of Mycobacterium leprae Detected by PCR in Ancient Bone », in International Journal of Osteoarchaeology, 4 (4), p. 287-290.

ROBERTS C. A. 1984, « Leprosy and the Distribution of Leprosy Hospitals in Britain from the 11th to the 16th Centuries A.D. », in Proceedings of the Fifth European Meeting of the Paleopathology Association, Capecchi V., Rabino Massa E. eds., Siena University, Siena, Italy, 3-4 September 1984, Siena, Italy, Tipografia Senese, p. 301-312.

SCHULTZ, M., ROBERTS A. C., 2001. « Diagnosis of Leprosy in Skeletons from an English Later Medieval Hospital Using Histological Analysis », in Proceedings of the Third International Congress on the Evolution and Palaeoepidemiology of Infectious Diseases, Proceedings 3rd ICEPID, The Past and Present of Leprosy. Roberts C. A., Lewis Manchester K. eds., Oxford, England, Archaeo-Press.

TABUTEAU B., 1982, Les léproseries de la Seine-Maritime du XIIe au XVe siècle, mémoire de maîtrise dactylographié, université de Rouen.

TABUTEAU B., 1996, Une léproserie normande au Moyen Âge : le prieuré Saint-Nicolas d’Evreux du XIIe au XVIe siècle, histoire et corpus des sources, thèse de doctorat multigraphiée, université de Rouen, 5 vol.

TOUATI F. O., 1992, Maladie et société au Moyen Âge, Lèpre, lépreux et léproseries de la province ecclésiastique de Sens jusqu’au milieu XIVe, Paris.

TOUATI F. O., 1996, Archives de la lèpre, atlas des léproseries entre Loire et Marne au Moyen Âge, Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, Paris.

TOUATI F. O., 1999, « Problèmes d’histoire, d’architecture et d’archéologie hospitalières dans l’Europe médiévale », communication faite au colloque Archéologie et architecture hospitalière de l’antiquité tardive à l’aube des temps modernes, Paris XII, Créteil, 7-8 octobre 1998.

TREFFORT C., 1997, « Archéologie funéraire et histoire de la petite enfance : quelques remarques à propos du haut Moyen Âge », La petite enfance dans l’Europe médiévale et moderne, Actes des XVIe Journées internationales de l’abbaye de Flaran, sept. 1994, Études réunies par R. Fossier, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, p. 93-107

UHRMACHER M., 2000, Leprosorien in Mittelalter und früher Zeit, Geschichtlicher Atlas der Rheinlande, Beiheft VIII/5, Köln.

LEGROS R., 1984, Rapport du sondage effectué du 7 au 15 juillet 1984 à la chapelle Saint-Thomas d’Aizier, rapport multigraphié déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., PENNA B., 1998, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, sondages : 29 juin - 5 juillet 1998, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., PENNA B., et al., 1999, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, opération programmée, rapport 1999, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., 2000, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2000, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., avec la coll. de LE ROUX F., 2001, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2001, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., avec la coll. de CARDON T., 2002, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2002, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., avec la coll. de CARDON T., 2003, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2003, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., NIEL C. avec la coll. de YVERNAULT F., 2004, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2004, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., GUÉRIN T., MOUCHARD J., NIEL C., YVERNAULT F., avec la coll. de ALDUC-LE BAGOUSSE A., BLONDIAUX J., CARDON T., LE MOIGNE U., 2005, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2005, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C. NIEL C., LE ROUX F., GUÉRIN T., avec la coll. de CARDON T., LECAT M., LE MOIGNE U., MARIE G., 2006, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2006, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

TRUC M. C., ALDUC-LE BAGOUSSE A., LE ROUX F., CARDON T., LEFEBVRE R., MARIE G., avec la coll. de ALEXIS S., GODART C., GUÉRIN T., LE MOIGNE U., LECAT M., LEFIEUX E., NIEL C., ZIELINSKI C., 2007, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2007, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

NIEL C., TRUC M. C., avec la coll. de ALEXIS S., CARDON Th., GODART C., GUÉRIN T., LE MOIGNE U., NIVEZ E., 2008, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2008, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

NIEL C., TRUC M. C., avec la coll. de ALEXIS S., BLONDIAUX J., DEUDON C., NIVEZ E., SALJOGHI R., 2009, Aizier, Chapelle Saint-Thomas, fouille programmée d’une léproserie, rapport 2009, Document final de synthèse 2009, rapport déposé au SRA Haute-Normandie.

Communications orales

19 novembre 2004 : NIEL C., « Premières interventions dans le cimetière de la léproserie de Saint-Thomas d’Aizier, Eure » Groupe de Travail Inhumations en édifices religieux, CRAHAM, université de Caen-Basse-Normandie..

9 avril 2005 : TRUC M.-C., YVERNAULT F., NIEL C., 2005 : « Le site de la chapelle Saint-Thomas à Aizier : bilan de six années de fouille programmée », Journée d’étude Archéologie et patrimoine des maladreries médiévales en Normandie-Beauvaisis et dans le nord de la France, programme collectif de recherche LAZARI, Aizier,

25 novembre 2005 : TRUC M.-C., NIEL C., « La chapelle Saint-Thomas d’Aizier (Eure) : fouille d’une léproserie médiévale », Journée actualités de l’archéologie médiévale en Normandie, université de Caen Basse-Normandie.

19 juin 2009 : NIEL C., « Présentation des résultats des campagnes de fouilles programmées 2008 dans l’église Saint-Pierre de Thaon (Calvados) et sur le site du cimetière de la léproserie médiévale Saint-Thomas à Aizier (Eure) », Groupe de Travail Inhumations en édifices religieux, CRAHAM, université de Caen-Basse-Normandie.

29 avril 2010 : TRUC M.-C., NIEL C., « Archéologie d’une léproserie : la chapelle Saint-Thomas d’Aizier », Séminaires pluridisciplinaires d’archéologie et d’histoire médiévales, Université de Picardie-Jules Verne, Amiens.

Journées du patrimoine/valorisation

20 août 2009 : NIEL C., visite – conférence du site de la chapelle Saint-Thomas d’Aizier qui visait non seulement le public des fouilleurs, mais aussi les habitants d’Aizier, les membres du GAVS, les touristes présents sur le site, des membres de la Direction Régionale d’Archéologie de Haute-Normandie et de fouilleurs d’autres sites venus en visite.

19 août 2010 : NIEL C., visite – conférence du site de la chapelle Saint-Thomas d’Aizier auprès des membres de la SPEPF et de visiteurs divers (touristes, fouilleurs d’autres sites archéologiques).

Bibliographie indicative sur le site

TRUC Marie-Cécile, NIEL Cécile, PENNA Bruno, « La chapelle Saint-Thomas d’Aizier, premiers résultats de six années de fouille programmée », dans Tabuteau B. (dir.), Études des lépreux et léproseries au Moyen Âge dans le nord de la France, Histoire, Archéologie, patrimoine, Histoire Médiévale et Archéologie, vol. 20, CAHMER, Laboratoire d’Archéologie et d’Histoire de l’Université de Picardie-Jules Verne, 2007, p. 47-109.

TRUC Marie-Cécile, PENNA Bruno, 2000, « Aizier, chapelle de léproserie », dans l’Archéologue, Carnets de Fouilles, n° 49, août-septembre 2000, p. 77-79.

DFS :

NIEL Cécile (dir.), TRUC Marie-Cécile et coll., (Rapport d’étude), 2009, Aizier (Eure) Chapelle Saint-Thomas. Fouille programmée d’une léproserie médiévale, rapport 2008, Document final de synthèse, SRA Haute-Normandie, Rouen, 2 vol., 68 p. + 231 planches et annexes.

TRUC Marie-Cécile (dir.), NIEL Cécile, (dir.), LE ROUX Fabien, GUÉRIN Thomas et coll., (Rapport d’étude), 2008, Aizier (Eure) Chapelle Saint-Thomas. Fouille programmée d’une léproserie médiévale, rapport 2008, Document final de synthèse, SRA Haute-Normandie, Rouen, 2 vol., 64 p. + annexes.

TRUC Marie-Cécile (dir.), NIEL Cécile, LE ROUX Fabien, GUÉRIN Thomas et coll., (Rapport d’étude), Aizier (Eure) Chapelle Saint-Thomas. Fouille programmée d’une léproserie médiévale, rapport 2006 , Document final de synthèse, SRA Haute-Normandie, Rouen, 2 vol., 130 p. + pl.

TRUC Marie-Cécile (dir.), NIEL Cécile, MOUCHARD Jimmy, YVERNAULT Françoise et coll., (Rapport d’étude), Aizier (27) Chapelle Saint-Thomas. Fouille programmée d’une léproserie médiévale, rapport intermédiaire 2005, Document final de synthèse, SRA Haute-Normandie, Rouen, 2 vol., 117 p. + pl.

TRUC M.-C. (resp.), NIEL C. avec la collaboration de YVERNAULT F., Aizier, chapelle Saint-Thomas, Fouille programmée d’une léproserie médiévale, Rapport 2004, Groupe Archéologique du Val de Seine, 92 p.


[1Canel, 1834, p. 91-92 ; Coutil, 1925, tome 5.

[2Rabiot, Gauthier, 1987, p. 5 ; Lequoy, 1990, p. 115 ; Arthuis, Guitton, Monteil, Mouchard, Peretti, 2010 (à paraître).

[3ADSM 9H1275.

[4ADSM 7H977.

[5ADSM terrier 296.

[6ADSM terrier 296.

[7Bériac, 1988 ; Tabuteau, 1996 ; Touati, 1992, entre autres…

[8Andersen, 1969 ; Anderson S., 1998 ; Arcini C., 1999 ; Bennike, 1998 ; Leistikow D., 1986 ; Roberts C. A. 1984 ; Uhrmacher, 2000, etc.

[9Touati, 1999.

[10Guillon, Grégoire, Jeanne, 2004.

[11Jeanne, 1997a.

[12Jeanne, 1997b.

[13Tabuteau, 1982.

[14Rattachement scientifique : CAHMER-LAHM/TRAME EA 4284

[15Touati, 1992, p. 884.

[16Étude morphoscopique et morphométrique des défunts de la chapelle réalisée en 2009 dans le cadre d’un Master 2, par É. Lagy, étudiante de Bordeaux III et encadrée par les membres du laboratoire de Paléoanthropologie du CRAHAM.

[17L’espace sous les gouttières semble particulièrement recherché dans les cimetières médiévaux pour les enfants ou les personnalités de haut rang en signe d’humilité. Le premier témoignage écrit date du VIe siècle par Grégoire de Tours qui décrit l’inhumation d’un fils de Chilpéric sous les gouttières et diverses autres mentions plus tardives signalent également cette localisation comme une zone privilégiée d’inhumation (Bernard, 1933, cité par Ligou, 1975, p. 63-64 ; Treffort, 1997).

[18Bruzek, 1991.

[19Murail, Bruzek, Houët, Cunha, 2005.

[20Le Maho, Niel, 2004 ; Niel, 2006 ; 2009.

[21Delahaye, Niel, Alduc-Le Bagousse, Blondiaux, 2007.