Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Journée d’étude à destination des jeunes chercheurs

Vendredi 6 novembre 2015 9h30-17h30 - amphithéâtre Grignard (bât.M)

par Marie-Noëlle Leroy - publié le , mis à jour le

Approches historiennes des images.

L’analyse et l’exploitation des documents iconographiques en histoire ancienne

Programme en pdf ICI

Le regard que les historiens portent sur les images a considérablement évolué depuis un quart de siècle. Loin d’être le domaine réservé de l’histoire de l’art, les images sont devenues des objets privilégiés de l’historien dont l’analyse appelle une méthodologie spécifique, précisée notamment par Jérôme Baschet à propos de l’iconographie médiévale. Pour l’Antiquité, d’éminents savants ont contribué au renouvellement de la recherche en iconographie, dont les nouvelles orientations sont détaillées par Paul Zanker dans un article de 1994 publié dans la Revue archéologique.
Il insistait alors sur la nécessité de contextualiser précisément une image, tant d’un point de vue chronologique que spatial ; il soulevait également deux problèmes méthodologiques qui ont continué de faire l’objet de vifs débats au cours de ces dernières années, celui des contextes successifs des images et celui de la multiplicité des spectateurs.
Pour le domaine romain, les travaux de Paul Veyne ou ceux de Gilles Sauron constituent des jalons importants de la recherche en iconographie, soulevant en particulier la question de la lisibilité des images ou de leur niveau de lecture à propos d’illustres monuments tels que la colonne Trajane, l’Ara Pacis ou la fresque de la Villa des mystères à Pompéi. Pour le domaine grec, les travaux de Jean-Pierre Vernant, de Claude Bérard ou de François Lissarrague ont permis de prendre conscience d’un nouveau statut de l’image : prise comme monument plutôt que comme un document apportant une information historique directe, elle permet de comprendre comment une société a pu se penser et se représenter.

Dans le prolongement de ces acquis méthodologiques, cette journée d’étude a pour objectif de faire se rencontrer des jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs) afin de réfléchir aux méthodes d’analyse iconographique en histoire ancienne et aux problèmes qu’elles suscitent, quelle que soit la nature du document (fresque, céramique peinte, sculpture, orfèvrerie, mosaïque…). On accordera une attention toute particulière aux contextes spatial et chronologique, ainsi qu’aux apports de l’interdisciplinarité (archéologie, histoire de l’art, anthropologie, sémiologie, numismatique…). Des temps importants seront consacrés aux discussions après chaque communication pour que cet atelier puisse être surtout un lieu d’échange et de formation collective.

Plusieurs axes de réflexion – qui ne sont toutefois pas limitatifs – sont proposés :
– La complexité des relations entre images et textes (littéraires, épigraphiques…).
– L’interaction d’une image avec son support ou son environnement.
– La multiplicité des lectures d’une même image.
– L’intérêt d’une approche hyperthématique.
– L’analyse et l’interprétation d’un unicum.

L’ensemble des communications fera l’objet d’une proposition de dossier thématique à la revue Kentron (revue pluridisciplinaire du monde antique). Les articles seront soumis à expertise par le comité de lecture de la revue.

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[1Coupe laconienne 192 du Cabinet des Médailles de la BNF. Peintre de la Chasse, vers 550-530 av. J.-C. (cliché A. Delahaye)

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