Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





Rechercher

 


 

 

Vient de paraître

 

Des pots dans la tombe (IXe au XVIIIe siècle). Regards croisés sur une pratique funéraire en Europe de l'Ouest




CNRS

Accueil > Manifestations > Archives > Colloques

Les historiographies des mondes normands, XVIIe-XXIe siècle : construction, influence, evolution

par Micael Allainguillaume - publié le , mis à jour le


Les historiographies des mondes normands, XVIIe-XXIe siècle :
construction, influence, évolution

Colloque international organisé à Ariano Irpino 9-10 mai 2016


The historiography of the Norman worlds (17th-21st centuries) :
construction, influence, evolution

International colloquium at Ariano Irpino, 9-10 May 2016


Le storiografie dei mondi normanni, XVII-XXI secolo :
costruzione, influenze, evoluzione

Convegno internazionale organizzato in Ariano Irpino 9-10 maggio 2016


(resp. : P. Bauduin, E. D’Angelo)


Le colloque se propose d’examiner les « modèles historiographiques », élaborés pour l’étude des mondes normands médiévaux. On entendra par-là, les grilles d’interprétation du passé qui orientent durablement notre lecture et notre compréhension des faits historiques dans chacun des pays ou régions concernés par l’expansion des Normands.
Concernant la période viking et l’installation des Scandinaves dans différentes régions de l’Europe, les questionnements ont été différents et les réponses pour tenter de les résoudre ont fortement influencé chacune des historiographies . L’historiographie scandinave a longtemps mis en avant l’homogénéité culturelle de la Scandinavie pendant la période viking et l’histoire de celle-ci a souvent été vue comme celle des Danois, des Norvégiens et des Suédois et de leur pays . Pour la France, les questions ont concerné longtemps l’impact des attaques vikings sur l’évolution interne du monde franc. L’histoire des débuts de la principauté normande a été construite sur deux grands paradigmes historiographiques : l’opposition continuité/discontinuité par rapport à la Neustrie carolingienne et le modèle centre/périphérie dans la construction de l’Etat et de la société normandes. En Angleterre, le débat a été très intense sur la taille des armées vikings, sur la densité de l’implantation des migrants et sur les structures sociales qu’ils avaient pu amener ou consolider. Pour l’Irlande, l’attention a longtemps été centrée sur les profondes transformations connues par l’île du fait des invasions vikings. Concernant l’Ecosse, des questions récurrentes portent sur les modalités, pacifiques ou non, par lesquelles les Vikings se sont appropriés les archipels écossais et sur le sort des populations pictes. La Russie a connu depuis le XVIIIe siècle des débats intenses autour de deux systèmes (qu’on qualifia plus tard de « normannisme » et d’« antinormannisme »), avec d’une part une « théorie normande » qui attribuait l’essentiel du développement social et politique de la Russie au facteur scandinave et de l’autre le tenants d’une genèse autochtone (et d’abord slave) de la Rous.
L’ « aventure des Normands » aux XIe-XIIe siècles (F. Neveux) suscita l’admiration et la fierté en France et en Italie, où on a pu louer la combativité, le sens de l’Etat des conquérants puis, à la faveur des critiques du colonialisme, la cohabitation culturelle des communautés dont la Sicile aurait été le lieu unique . La réflexion sur l’historiographie de la conquête normande a rappelé l’importance accordée, par le passé, à l’héritage légal de la période normande et à son inscription dans l’agenda politique de l’Angleterre, notamment par le biais de la théorie du « joug normand » développée au XVIIe siècle. L’évolution des problématiques de recherche dans la seconde moitié du XXe siècle, les usages des concepts d’ « empire » – l’expression The Norman Empire due à Charles Homer Haskins fut le titre d’un ouvrage de John Le Patourel (1976) – et de « colonisation » et les débats qu’ils ont suscités ont profondément marqué les historiographies britannique et américaine et connaissent aujourd’hui de nouveaux développements . La place et le positionnement de ces traditions historiographiques est un des chantiers importants pour définir clairement la position des observateurs et afin de comprendre les images qui ont pu être construites ou la fascination qu’elles produisent .
Evidemment, sur beaucoup de points les modèles élaborés ont été déconstruits et de nouveaux questionnements ont vu le jour, autour de thèmes qui s’affranchissent du cadre régional ou national : on songe par exemples à ceux qui ont été élaborés autours de sujets tels que les identités, la « diaspora » (viking et/ou normande), l’ « européanisation de l’Europe », les frontières, centres et périphéries, les transferts culturels… Certaines de ces questions reflètent tout à la fois l’influence de courants ou d’écoles historiographiques contemporains (Cultural history, Postcolonial history…) et les préoccupations de nos sociétés (globalisation, construction européenne…).
La rencontre organisée à Ariano Irpino s’attachera notamment à examiner les constructions historiographiques élaborées depuis le XVIIe siècle, en voyant la place des « Normands » dans le « roman national » élaboré dans chaque pays. Il s’agira également d’évaluer leur influence sur notre connaissance de l’histoire des mondes normands. Quels axiomes ont influencé les débats historiographiques ? Au-delà de leur identification et de leur inventaire, il est nécessaire d’en comprendre la généalogie, les implications, la prégnance, le rejet ou la déconstruction. Le colloque cherchera à explorer les orientations d’une histoire des mondes normands élaborée à partir de questionnements qui dépassent les cadres nationaux, les écoles ou les traditions académiques.
Comité scientifique/ Scientific committee/ Comitato scientifico : Pierre Bauduin (Caen), Edoardo D’Angelo (Napoli), Daniel Power (Swansea), Jón Viðar Sigurðsson (Oslo), Elisabeth Van Houts (Cambridge), Ortensio Zecchino (CESN)
Les propositions de communication sont à envoyer, avec un court résumé, pour le 15 octobre 2015 à l’adresse suivante : pierre.bauduin@unicaen.fr ; edoardo.dangelo@unisob.na.it
CESN : http://www.cesn.it/
CRAHAM : http://www.unicaen.fr/craham/



This colloquium aims to examine the « historiographical models » used to study the Norman worlds of the Middle Ages. This is understood to mean the interpretative frameworks of the past that have had a lasting impact on our reading and understanding of the history of each of the countries or regions affected by Norman expansion.
With regards to the Viking period and the settlement of Scandinavians in various parts of Europe, the questions that have been posed are different and the responses given have strongly influenced each of the historiographies . Scandinavian historiography has for a long time highlighted above all else the cultural homogeneity of Scandinavia during the Viking period, and its history has often been seen as that of the Danes, the Norwegians and the Swedes, as well as of their respective countries . As for France, the questions have for a long time concerned the impact of Viking raids on the internal evolution of the Frankish world. The history of the beginnings of the Norman principality has been built on two historiographical paradigms : the opposition/discontinuity in relation to Carolingian Neustria and the centre/periphery model in the construction of the state and of Norman society. In England, there has been intense debate regarding the size of the Viking armies, the density of Viking settlement and the nature of the social structures imported or consolidated. With regards to Ireland, scholarly attention had for a long time focused on the profound transformations experienced as a result of Viking invasions. In Scotland, questions have focused repeatedly on the means, peaceful or otherwise, by which the Vikings took over the Scottish islands and on the fate of the Pictish population. Russia has known intense debates since the 18th century concerning two systems (later qualified as « Normannism » and « anti-Normannism »), with one group attributing the social and political development of Russia to Scandinavian factors, and the other stressing the indigenous origins (above all Slav) of the Rus.
The « Norman adventure » of the 11th and 12th centuries (F. Neveux) aroused admiration and pride in France and Italy, where historians praised the fighting spirit of the conquerors as well as their sense of nation and then, amid criticism of colonialism, the cultural cohabitation of communities, for which Sicily had been unique. Examination of the historiography of the Norman Conquest recalled the importance given by the past to the legal legacy of the Norman period and to its place in the political agenda of England, notably in the bias of the « Norman yoke » theory developed in the 17th century. The evolution of research issues in the second half of the 20th century, as well as the use of concepts such as « empire » – the expression The Norman Empire coined by Charles Homer Haskins was the title of John Le Patourel’s famous work (1976) – and « colonisation », and the debates that these have inspired , have profoundly shaped both British and American historiography and continue to witness new developments to this day . The place and positioning of these historiographical traditions is one of the most important aspects for clearly defining the position of observers , and for understanding the images created and the fascination they have produced .
Of course, in many respects these models have been discarded and new questions brought to light, in particular with regards to themes that are not tied down by local or national concerns : take, for example, those that have been developed concerning questions of identity, diasporas (Viking and/or Noman), the « Europeanization of Europe », frontiers, centres and peripheries, cultural transfers, etc. Some of these questions reflect the influence of particular movements or contemporary historiographical schools (cultural history, postcolonial history...), as well as the preoccupations of our societies (globalisation, European construction...).
The gathering organised at Ariano Irpino will examine in particular the historiographical constructions developed since the 17th century by looking at the place of the « Normans » in the « national story » of each country. It will also evaluate their influence on our knowledge of the history of the Norman worlds. What axioms have influenced the historiographical debates ? Beyond their identification and classification, it is also important to understand their genealogy, their implications, their pervasiveness, their rejection and their deconstruction. The colloquium will also look to explore the orientation of a history of the Norman worlds developed from questions that go beyond national boundaries, schools and academic traditions.
Comité scientifique/ Scientific committee/ Comitato scientifico : Pierre Bauduin (Caen), Edoardo D’Angelo (Napoli), Daniel Power (Swansea), Jón Viðar Sigurðsson (Oslo), Elisabeth Van Houts (Cambridge), Ortensio Zecchino (CESN)


Proposals for papers should be sent by the 15th October 2015 to the following address : pierre.bauduin@unicaen.fr ; edoardo.dangelo@unisob.na.it


CESN : http://www.cesn.it/
CRAHAM : http://www.unicaen.fr/craham/


 



Il convegno di propone di esaminare i « modelli storiografici » elaborati dallo studio dei mondi normanni medievali. Con tale espressione si intendono le griglie interpretative del passato che orientano doppiamente la nostra lettura e la nostra comprensione dei fatti storici, in ciascuno dei Paesi o regioni che hanno avuto a che fare con l’espansione dei Normanni.


Per quanto riguarda il periodo vichingo e l’istallazione degli Scandinavi in diverse regioni dell’Europa, le domande sono state differenti e le risposte a soluzione hanno influenzato fortemente ciascuna delle storiografie . La storiografia scandinava ha per lungo tempo sostenuto l’omogeneità culturale della Scandinavia durante il periodo vichingo, la cui storia è stata spesso vista come quella dei Danesi, dei Norvegesi e degli Svedesi e dei loro Paesi . Per la Francia, le questioni hanno riguardato a lungo l’impatto degli attacchi vichinghi sull’evoluzione interna del mondo franco. La storia degli inizi del principato normanno è stata costruita su due grandi paradigmi storiografici : l’opposizione continuità/discontinuità in rapporto alla Neustria carolingia, e il modello centro/periferia nella costruzione dello Stato e della società normanni. In Inghilterra, il dibattito è stato intenso sulla densità dello stanziamento dei migranti e sulle strutture sociali che essi potettero portare con loro o consolidare. Per l’Irlanda, l’attenzione è stata a lungo concentrata sulle trasformazioni profonde conosciute dall’isola in conseguenza delle invasioni vichinghe. Per quel che riguarda la Scozia, problematiche ricorrenti sono relative alle modalità, pacifiche e non, secondo le quali i Vichinghi si sono impossessati degli arcipelaghi scozzesi e sul destino delle popolazioni pitte. La Russia dopo il sec. XVIII ha vissuto intensi dibattiti sui due sistemi (più tardi qualificati come « normannismo » e « antinormannismo »), con da una parte una « teoria normanna » che attribuiva il grosso dell’evoluzione sociale e politica russa al fattore scandinavo, e dall’altra i sostenitori di una genesi autuctona (innanzitutto slava) della Rous.
L’ « avventura dei Normanni » nei secoli XI-XII (F. Neveux) ha suscitato l’ammirazione e l’orgoglio in Francia e in Italia, dove si è potuta lodate la combattività, il senso dello Stato dei conquistatori e dopo, sulla scia delle critiche al colonialismo, la coabitazione culturale delle comunità di cui la Sicilia sarebbe stato l’unico luogo . La riflessione sulla storiografia della conquista normanna ha ricordato l’importanza accordata, in passato, all’eredità legale del periodo normanno e alla sua iscrizione nell’agenda politica dell’Inghilterra, cioè nell’angolazione della teoria del « giogo normanno » nel XVII secolo. L’evoluzione delle problematiche della ricerca nella seconda metà del sec. XX, l’uso dei concetti di « impero » -l’espressione The Norman Empire dovuta a Charles Homer Haskins fu il titolo d’un opera di John Le Patourel (1976)– e di « colonizzazione » e i dibattiti suscitati hanno caratterizzato profondamente le storiografie britannica e americana e oggi conoscono nuovi sviluppi . Il posto e la posizione di queste tradizioni storiografiche sono cantieri importanti per definire chiaramente la posizione degli osservatori , e per comprendere le immagini che hanno potuto essere costruite o il fascino prodotto .
Evidentemente, su molti punti i modelli elaborati sono stati smontati e nuove questioni sono nate, intorno a temi che escono dal quadro regionale o nazionale : basti pensare a quanto prodotto intorno a concetti come le identità, la « diaspora » (vichinga e/o normanna), l’ « europeizzazione dell’Europa », le frontiere, centri e periferie, trasferimenti culturali… Alcune di tali questioni riflettono l’influenza delle scuole storiografiche contemporanee (Cultural history, Postcolonial history…) e le preoccupazioni delle nostre società (globalizzazione, costruzione europea…).
L’incontro organizzato ad Ariano Irpino andrà dunque a esaminare le costruzioni storiografiche elaborate a partire dal XVII secolo, guardando il posto dei « Normanni » nel « romanzo nazionale » elaborato in ciascun Paese. Si tratterà di valutare anche la loro influenza sulla nostra conoscenza della storia dei mondi normanni. Quali assiomi hanno influenzato i dibattiti storiografici ? Al di là della loro identificazione e della loro catalogazione, è necessario comprendere la genealogia, le implicazioni, la pregnanza, il rigetto o la decostruzione. Il convegno cercherà di esplorare gli orientamenti di una storia dei mondi normanni elaborata a partire da domande che vanno al di là dei quadri nazionali, le scuole o le tradizioni accademiche.
Comité scientifique/ Scientific committee/ Comitato scientifico : Pierre Bauduin (Caen), Edoardo D’Angelo (Napoli), Daniel Power (Swansea), Jón Viðar Sigurðsson (Oslo), Elisabeth Van Houts (Cambridge), Ortensio Zecchino (CESN)


Le proposte devono essere inviate con un breve riassunto entro il 15 ottobre 2015 al seguente indirizzo : pierre.bauduin@unicaen.fr ; edoardo.dangelo@unisob.na.it
CESN : http://www.cesn.it/
CRAHAM : http://www.unicaen.fr/craham/