Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Aizier - Chapelle Saint Thomas

par Juliette Dupré - publié le , mis à jour le

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Aizier - Chapelle Saint Thomas

Présentation du site (actualisation en cours)

Marie-Cécile Truc et Cécile Niel

Objet d’un programme de fouilles entrepris à partir de 1998 (sous la direction de Marie-Cécile Truc (INRAP-CRAHAM de 1998 à 2008), puis de Cécile Niel (CRAHAM – UMR 6273 CNRS-UCBN de 2009 à 2010), les investigations archéologiques menées dans la léproserie médiévale rurale de Saint-Thomas d’Aizier révèlent tout un ensemble de structures d’habitat, des voies et de zones funéraires attenantes à la chapelle.

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DAO (M.C. Truc)

Situation du site (Marie-Cécile Truc)
La chapelle Saint-Thomas est le dernier vestige de ce qui fut une léproserie (XIIIe ?-XVIe siècle) puis un prieuré (XVIe-XVIIIe siècle) dépendant de l’abbaye de Fécamp.
Les ruines de cette chapelle se dressent en lisière de la forêt de Brotonne, à quelques centaines de mètres à l’écart du village d’Aizier, sur la rive gauche de la Seine
Le site est installé sur la frange septentrionale du plateau du Roumois. Le substratum de ce plateau calcaire secondaire comporte un manteau d’argile résiduelle à silex. Le site occupant le versant nord du plateau, la couverture limoneuse n’est pas présente uniformément et laisse souvent place aux affleurements d’argile et de bief à silex.


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Première estimation des caractéristiques de la population
La majorité des sujets exhumés à Aizier sont des adultes (cent soixante-sept pour vingt-quatre enfants. La plupart d’entre eux sont jeunes (trente-sept individus) à matures (quarante-cinq ont entre vingt à quarante ans), et parmi eux, plusieurs peuvent être placés dans la classe d’âge des très jeunes adultes. Une douzaine d’individus sont âgés et, dans environ soixante-treize cas, si l’appartenance à la catégorie d’âge adulte a pu être déterminée, une estimation plus précise de l’âge n’a pu être attribuée sur le terrain, principalement en raison de la conservation osseuse trop partielle ou de la présence de sédiment empêchant toute observation de cet ordre. La détermination de l’âge de l’ensemble des individus est affinée lors de l’étude de laboratoire, en particulier pour les sujets possédant encore leurs dents qui bénéficient alors d’un examen histologique à partir duquel un âge très précis peut être déterminé.


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Répartition sexuelle des individus (identification de terrain et de laboratoire)

La diagnose sexuelle, basée sur la morphologie [1] et les dimensions [2] du bassin a pu être réalisée pour quatre-vingt-onze individus (dont deux grands adolescents). Le calcul de la sex-ratio d’une population ou rapport entre le nombre d’hommes et de femmes tend généralement vers 1 dans une population naturelle. À Aizier, soixante-six hommes sont présents pour cinquante femmes (taux de masculinité ou sexe-ratio = 1,32). La répartition spatiale des sépultures masculines et féminines (voir STA 15) récapitule l’ensemble des informations actuellement disponibles pour les sépultures fouillées entre 2004 et 2009, à partir de l’étude anthropologique en laboratoire et de la diagnose sexuelle préliminaire réalisée au moment de la fouille. Elle confirme une répartition équilibrée des sexes sur l’ensemble de la population inhumée dans le cimetière. La distribution spatiale de ces tombes ne semble pas montrer de concentrations particulièrement significatives en faveur d’un sexe ou de l’autre au nord et au sud de la chapelle. Toutefois, le nombre de sujets de sexe indéterminable (ossements trop médiocrement conservés ou trop partiels) ou encore non déterminé pour le moment interdisent d’en tirer déjà des conclusions. À l’inverse, une nette prédominance masculine est observée pour les sujets inhumés à l’intérieur de la chapelle : quatre femmes pour douze hommes. Cette prédominance dans le sanctuaire est courante et a déjà été observée sur plusieurs autres sites comme dans le cimetière de la Cour d’Albane à Rouen [3] ou dans le chœur de l’église Saint-Pierre de Thaon (Calvados) [4].

Rapports d’études

Les rapports sont du domaine public. Cependant, veillez à citer les travaux utilisés.
NOM P., année, titre, SRA Haute-Normandie, Rouen, numéro de pages

Exemple :
NIEL Cécile, TRUC Marie-Cécile et coll., 2009, Aizier (Eure) Chapelle Saint-Thomas. Fouille programmée d’une léproserie médiévale, rapport d’étude 2008, Document final de synthèse, SRA Haute-Normandie, Rouen, p.30.

Saint Thomas d’Aizier - Rapports annuels


[1Bruzek, 1991.

[2Murail, Bruzek, Houët, Cunha, 2005.

[3Le Maho, Niel, 2004 ; Niel, 2006 ; 2009.

[4Delahaye, Niel, Alduc-Le Bagousse, Blondiaux, 2007.