Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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alban gautier




CNRS

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Simonet, Caroline

✉caroline.simonet@wanadoo.fr

Membre associée du Craham
Agrégée d’histoire
Docteure en histoire médiévale
Co-rédactrice en chef de la Revue française d’héraldique et de sigillographie avec Jean-Luc Chassel (Université Paris X - Nanterre)
Enseignante à la cité scolaire Janson de Sailly (Paris)

Thèse de doctorat (2008) : Sceau et pouvoir à Laon et à Soissons, du XIe au XVe siècle., sous la direction de M.Parisse, Paris I.


Activités scientifiques et orientations de recherches


Sujet de thèse :

L’usage du sceau dans les diocèses de Laon et de Soissons est envisagé comme outil de pouvoir sur la durée (cinq siècles). C’est l’ensemble des sigillants de ces deux régions qui est abordé.
Dans un premier temps, l’angle purement sigillographique est abordé avec une série de comptages présentant de façon détaillée les caractéristiques d’un corpus de 1828 empreintes, correspondant à 710 matrices de sceaux et 445 sigillants.
Dans un deuxième temps, une analyse des usages des Grands (évêques, comtes de Valois, Roucy, Soissons, sires de Coucy, femmes de l’aristocratie - dont les abbesses) permet de saisir la place du sceau dans l’affirmation du rang, l’estime portée au lignage ou au siège épiscopal, la revendication de droits…
Suivent une présentation des deux principales juridictions (les officialités épiscopales et le bailliage royal de Vermandois) et de leurs rivalités exacerbées, dont le sceau est l’outil, voire l’arme.
Enfin le monde des petits sigillants, requis pour des arbitrages, l’administration royale ou communale, révèle des usages spécifiques où le service des Grands permet d’asseoir la valeur authentique d’un sceau théoriquement privé. Un second volume présente en annexe les fiches descriptives et illustrées des quelques 700 sceaux recensés.

Orientations de recherches :

Depuis 2013, nos recherches se concentrent sur le recensement des sceaux du Vexin, tant français que normand. Dans ce cadre, les usages sigillaires de petits personnages (chanoines, curés, écuyers, villageois…) nous intéressent plus particulièrement car moins connus que ceux des princes de l’Eglise ou des grands lignages. En parallèle, les références à l’Antiquité sur les sceaux du Moyen Âge sont également étudiées d’un point de vue iconographique (intailles, monnaies) et légendaire.
Ce recensement des sceaux du Vexin s’appuie principalement sur un dépouillement des actes originaux conservés aux Archives nationales ainsi qu’aux Archives départementales de l’Eure et de Seine-Maritime. Cette source est appréhendée dans son contexte d’utilisation et non à partir des seuls moulages et inventaires qui font la part belle à l’iconographie et à la légende, isolant le sceau de son acte. Modes de scellement, implication du sigillant, nature des actes sont analysés afin de préciser et parfois de nuancer les grands traits des usages sigillaires décrits dans les manuels de sigillographie.
Cette démarche permet d’apporter plus de cohérence dans l’étude de sceaux réunis parfois au bas du même acte mais recensés isolément dans les inventaires. Elle s’accompagne de la constitution d’une base de données organisée en quatre entrées : le sigillant, la matrice, les empreintes et les actes. Ce recensement s’accompagne également d’une campagne de photographies des originaux (actes, avers et revers des empreintes) et de prises de mesures des galettes de cire (notamment leur épaisseur).
Diplomatique, histoire de l’art, droit ou encore théologie et archéologie : la sigillographie est transdisciplinaire. Elle oblige le chercheur à tourner son regard vers d’autres spécialités et compétences afin d’éclairer des usages parfois éloignés des rares textes normatifs médiévaux.