Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Des pots dans la tombe (IXe au XVIIIe siècle). Regards croisés sur une pratique funéraire en Europe de l'Ouest




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Baillif-Ducros, Christèle


Anthropologue-Chargée d’opération et de recherche (Inrap, Grand-Est Nord, Centre de recherches archéologiques de Saint-Martin sur le Pré, CDI) et Doctorante, Centre Michel de Boüard, UMR 6273 CRAHAM Université de Caen Basse-Normandie.

christele.baillif-ducros@inrap.fr
Tél. : 07 62 73 90 51

Directeur de thèse : Claude Lorren

Titre de la thèse : La pratique cavalière des élites mérovingiennes (Ve-VIIIe siècle) : identité sociale et identité biologique


Projet de thèse


Mon propos est d’aborder la question de la pratique cavalière, constatant l’absence de travaux de synthèse jusqu’alors sur cette activité, des populations archéologiques du monde occidental. A l’inverse des « peuples cavaliers », les cavaliers occidentaux ont fait l’objet de peu d’étude, notamment en Gaule. Le premier intérêt de ces travaux serait d’établir une première synthèse sur les différents champs inhérents à cette pratique.
Le cadre chronologique que j’ai choisi se situe entre le Ve et VIIIe siècle. La période mérovingienne est une époque propice pour la recherche sur cette activité en raison de la richesse et du type de matériel déposé au sein des sépultures. Le dépôt de pièce d’harnachement au sein de ces dernières évoque indiscutablement la pratique équestre. Toutefois, cet élément n’est pas la seule source pour désigner le défunt comme un probable cavalier. En anthropologie biologique, plusieurs marqueurs osseux de cette pratique (parfois regroupés sous l’intitulé du « syndrome du cavalier ») ont été reconnus.
Une meilleure connaissance de cette population cavalière contribuerait à élargir nos connaissances, d’un point de vue archéologique et anthropologique, à propos d’une activité physique souvent peu visible au sein des ensembles funéraires. En effet, le nombre d’individus désignés comme cavalier par le matériel funéraire associé est faible par nécropole. Comment peut-on expliquer cette invisibilité alors que cette pratique induit de nombreux facteurs sociaux et économiques et quelle contribuera à l’avènement des premiers chevaliers à partir du IXe siècle ?


Activités scientifiques et orientations de recherche


Collaboratrice scientifique au Projet d’Activité Scientifique : Espaces et pratiques funéraires aux époques mérovingienne et carolingienne en Alsace (Ve-Xe siècle)
Membre de la Société d’Anthropologie de Paris
Membre de la Société Suisse d’Anthropologie
Spécialiste des pratiques funéraires de l’Antiquité tardive et du haut Moyen-Âge
Spécialiste des Marqueurs Ostéo-articulaires liés à la pratique cavalière