Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Des pots dans la tombe (IXe au XVIIIe siècle). Regards croisés sur une pratique funéraire en Europe de l'Ouest




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Vincent, Jean-Baptiste

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Doctorant allocataire moniteur en histoire et archéologie médiévale, dirigé par A.-M. Flambard Héricher professeure émérite, Université de Rouen, laboratoire du GRHis

Bibliographie sur Hal


Synthèse de recherche doctorale


La Normandie est pourvue de vingt quatre abbayes cisterciennes médiévales marquant un paysage façonné pour l’implantation des édifices monastiques mais aussi pour tirer parti de toutes les ressources naturelles utiles à leur économie. Dans le cadre d’une thèse sur ces monastères de l’ordre de Cîteaux, une méthodologie globalisante étudie les phénomènes archéologiques variés narrant l’histoire de l’implantation. Ces sites riches en infrastructures sont remis en contexte d’utilisation et si possible en chronologie.
Trois catégories distinctes permettent de représenter l’état de conservation des abbayes en Normandie. La première concerne les sites dans lesquels au moins un bâtiment médiéval à l’intérieur du mur de clôture est encore en élévation (20,8% des sites). La deuxième catégorie prend en compte les abbayes conservant des ruines médiévales significatives (33,3% des sites). Enfin, la troisième correspond à des lieux où il ne reste peu, voire aucun élément ancien d’architecture (45,9% des sites). Ce catalogue est d’autant plus important qu’il est représentatif de la recherche actuelle concernant les monographies des abbayes normandes. En effet, les deux premières catégories citées ci-dessus ont déjà fait l’objet d’études plus ou moins récentes, essentiellement d’un point de vue historique, et pour certains sites majeurs, d’une étude architecturale. L’intérêt porté aux bâtiments seuls est parfois l’unique but recherché par les différents auteurs. Du fait d’un grand potentiel bâti mais disparate en fonction des sites, les études architecturales sont tout de même nécessaires dans l’optique d’organiser un répertoire détaillé incluant l’organisation spatiale, l’architecture de chaque édifice en prenant en considération leur fonction, le style employé et leur intégration dans le paysage le tout dans un cadre régional. Ce corpus détaillé aide à la confrontation et à la comparaison, apportant des clés de compréhension et d’essai de restitution sur des sites souvent ravagés par le temps. Le cas (fréquent) où une abbaye ne possède peu, voire pas de vestiges, est sans conteste un frein majeur pour une quelconque analyse générale du site en question. De ce fait, les édifices monastiques doivent être pensés comme un ensemble cohérent dans un vaste plan de construction sur un territoire donné, où l’aménagement du paysage est primordial afin d’allier toutes les contraintes, les bâtiments, la symbolique et les ressources naturelles. L’organisation spatiale est donc prédéfinie dès la conception, ainsi les aménagements fossoyés utiles aux installations hydrographiques, hydrauliques et les différentes terrasses servant à l’implantation des constructions, sont très souvent visibles dans le paysage, permettant de retrouver la place des différentes structures composant l’abbaye. Le relevé topographique est primordial pour une compréhension globale de l’environnement étudié, généralement couplé avec des prospections géophysiques permettant, selon des conditions optimales du sous-sol, de localiser les bâtiments monastiques disparus et d’en déterminer leurs plans.