Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Des pots dans la tombe (IXe au XVIIIe siècle). Regards croisés sur une pratique funéraire en Europe de l'Ouest




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De Bruyn, Gabriel

par Marie-Noëlle Leroy - publié le


Titre de la thèse : Imago principum, imago deorum. Recherches sur les statues impériales et divines dans les cités d’Afrique (Ier-Ve siècles).

La représentation de l’empereur et des dieux dans les cités provinciales de l’empire romain reste un thème encore peu abordé. Ce désintérêt est d’autant plus surprenant en Afrique du Nord qu’on dispose de sources épigraphiques et statuaires particulièrement abondantes dans cette région, entre le Ier et le début du Ve siècle. Les statues africaines, ne correspondant pas aux canons de l’art antique, ont été en grande partie dénigrées et négligées par les historiens. Il s’agit donc de réintégrer cette documentation délaissée dans son contexte historique et urbain.

L’épigraphie et la statuaire permettent d’envisager la continuité et le temps long. Ce travail propose ainsi d’appréhender les évolutions de ces représentations entre le Principat et le Dominat, entre l’empire païen et l’empire chrétien. L’association des empereurs et des dieux se justifie par la sacralisation constante du pouvoir impérial. A la fin du IIIe siècle, l’empereur Dioclétien s’associe étroitement aux dieux. Cette relation apparaît donc essentielle entre le Ier et le début du IVe siècle, mais elle est remise en cause à partir de Constantin, avec la progression et l’officialisation du christianisme dans l’Empire.

L’étude des bases de statues permet d’envisager les liens spatiaux et symboliques entre le pouvoir impérial et les dieux. Elle permet d’aborder la question des groupes statuaires, en particulier dynastiques. On s’interrogera également sur le processus de représentation de la famille impériale dans la cité, associant les directives du pouvoir et des spécificités régionales et locales. Enfin, ce travail abordera la question de la violence religieuse dans l’Antiquité tardive en essayant d’apporter des éléments de réponse au débat, opposant l’iconoclasme des populations chrétiennes et l’émergence d’une véritable conscience patrimoniale, attestée à la fin du IVe siècle par la législation impériale et l’épigraphie.

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