Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Des pots dans la tombe (IXe au XVIIIe siècle). Regards croisés sur une pratique funéraire en Europe de l'Ouest




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Berton Amélie

Archéologue médiéviste, spécialiste du petit mobilier et du verre (Eveha, Clermont-Ferrand, CDI), doctorante, Centre Michel de Boüard, UMR 6273 CRAHAM Université de Caen Basse-Normandie,

amelie.berthon03@yahoo.fr

amelie.berthon@eveha.fr

directeur de thèse : Luc Bourgeois

Titre de la thèse : Analyse socio-fonctionelle du petit mobilier et du verre issus du site des Chesnats, La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) : production et consommation des produits manufacturés dans un site rural à la période carolingienne

Archéologue spécialiste du petit mobilier médiéval pour le bureau d’études Éveha depuis 2008, je souhaite approfondir ma réflexion sur les méthodes d’analyses du mobilier archéologique. Le site des Chesnats, fouillé lors de campagnes d’archéologie préventive entre 2009 et 2012, est une occupation rurale occupée entre le VIe et le XIe siècle, avec une densité plus importante entre la fin du VIIe et le début du Xe siècle. Située 10 km à l’ouest d’Orléans, cette occupation prend la forme d’un village-rue, organisé autour d’une voirie et de parcelles, accueillant des bâtiments sur poteaux et des aires de travail et d’ensilage. La découverte d’un mobilier abondant et les nombreuses structures archéologiques phasées offrent une occasion d’analyser un corpus d’artefacts avec une approche fine, qui fait souvent défaut pour le haut Moyen Âge.
Il s’agira de replacer l’ensemble des données matérielles dans une perspective chronologique, environnementale, historique et matérielle, afin de mieux cerner la production et la consommation d’un site carolingienne en milieu rural. L’objectif est de comprendre la trajectoire de chaque objet, de sa production à son rejet, et d’évaluer l’information que peut fournir un assemblage de mobilier, replacé dans l’espace et la chronologie du site.
Ces approches amèneront à développer des questionnements et des outils permettant de proposer des lectures socio-économiques de la culture matérielle. La production domaniale, la rente, le devenir des surplus et l’appel au marché, le mode de vie, la richesse et le statut, les transferts culturels et technologiques sont des aspects qu’il sera possible d’aborder.
La diversité des objets et des matériaux autorise des analyses archéométriques, menées en partenariat avec l’IRAMAT/CNRS d’Orléans, sous la tutelle de Guillaume Sarah. Ces analyses se concentreront sur les alliages cuivreux, grâce à une méthode innovante pour ce matériau : la spectrométrie de masse associée à un plasma couplée par induction et prélèvement laser (LA-ICP-MS).
L’utilisation combinée de méthodes scientifiques, d’outils cartographiques et d’une base de données permettra une mise en perspective des résultats et sera l’occasion de comparer ce site avec d’autres occupations contemporaines. Cela nous amènera à évaluer la place du village des Chesnats et de ses habitants dans un cadre régional et extra-régional.

Partenariat scientifique

chercheur associé, Laboratoire ARAR, UMR 5138, Université de Lyon (projet www.artefacts.fr),
association Corpus, étude du mobilier métallique et de l’instrumentum,
comité de lecture du bulletin Instrumentum