Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales
UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie)





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Identifier et décrire les animaux aquatiques au Moyen Âge

par Thierry Buquet - publié le , mis à jour le

Albertus Magnus, De animalibus, livre XXIV. Paris, BnF, Latin 16169

Identifier et décrire les animaux aquatiques au Moyen Âge
25 mars 2016, 9h30-16h.
Université de Caen, Campus 1, MRSH, Salle des actes.
Responsable : Catherine Jacquemard

Dans le cadre du programme de recherche Ichtya, le CRAHAM organise le 25 mars 2016 à l’Université de Caen Normandie une journée d’études intitulée « Identifier et décrire les animaux aquatiques au Moyen Âge ». Dans le domaine de l’ichtyologie, les sources médiévales textuelles donnent parfois des informations confuses, voire contradictoires et bien éloignées de nos classifications zoologiques modernes. En s’appuyant sur des sources de nature variée (littéraires et encyclopédiques, documentaires et archéologiques), il s’agira d’étudier les problèmes d’identification, de dénomination et de classification des espèces aquatiques. La journée d’étude confrontera les points de vue d’historiens, d’historiens de l’art, de philologues, d’archéologues et archéozoologues.

Programme

9h30 : accueil

10h00 : Marie Bisson (univ. Caen) : « Indexer le corpus Ichtya et constituer des thesauri partagés : expérimentation sur les textes de Peter Artedi »
L’indexation des auteurs, œuvres et noms de poissons au sein des textes du corpus Ichtya est un moyen indispensable de lecture transversale du corpus. Le contexte numérique dans lequel s’inscrit le programme de recherche Ichtya permet d’y associer la constitution de thesauri. La communication présentera des expérimentations d’index et de thesauri réalisés à partir des textes de Peter Artedi (1705-1735), auteur de la Bibliotheca ichtyologica.

10h30 : Discussion

10h40 : Cécile Allinne (univ. Caen) : « Les coquillages à pourpre. L’animal et son usage à l’époque romaine, des textes à l’archéologie »
Les coquillages à pourpre (Murex, Nucella Lapillus) sont essentiellement connus pour leurs qualités tinctoriales. Textes et archéologie se recoupent pour donner toutefois de ces animaux et des formes de leur exploitation un portrait plus complexe, dont un tableau peut être brossé ici.

11h10 : Discussion

11h20 : Jacqueline Leclercq (univ. Bruxelles) : « Les contreparties marines d’animaux terrestres, avant Thomas de Cantimpré. Traditions textuelles et iconographiques »
Comme on sait, Thomas de Cantimpré accorda une place relativement importante aux quadrupèdes et même aux « humanoïdes » (moines et chevaliers marins…) se terminant en poisson, dans le chapitre du Liber de natura rerum consacré aux Monstra marina, après avoir évoqué la célèbre assertion de Pline évoquant des contreparties marines d’animaux terrestres. Nous nous proposons à cet égard de faire l’historique de cette croyance et de la suivre au travers de ses expressions littéraires et iconographiques jusqu’à la fin du XIIe siècle.

11h50 : Discussion

12h-14h : Repas

14 h : Benoit Clavel (Muséum national d’histoire naturelle) : « Archéozoologie du poisson au Moyen Âge : derrière l’os une espèce peut en cacher une autre »
La détermination spécifique est souvent conduite à l’aide d’une collection de référence, par comparaison visuelle. Toutefois cette méthode, dont le bien-fondé n’est plus à établir, peut parfois être complétée par des investigations supplémentaires au rang desquelles figurent l’approche ostéométrique, la morphométrie-géométrique voire l’ADN. Cette communication visera à illustrer comment, avec quelles limites, les restes osseux de poissons peuvent contribuer à l’histoire de la pêche.
14h30 : Discussion

14h40 : Fabrice Guizard (univ. Valenciennes) : « Les “poissons” consommés du haut Moyen Âge »
Les sources écrites du haut Moyen Âge ne font pas l’inventaire du biotope. Que montre la sélection des espèces citées ? Ce sont avant tout des espèces consommées. Qu’est-ce qu’un « poisson » (sachant que ce n’est pas non plus une catégorie zoologique pertinente aujourd’hui) ? Quels sont les apports de l’archéozoologie et de la biologie moderne dans l’identification des espèces lues dans les textes ?

15h10 : Discussion

15h20 : Laurence Jean-Marie (univ. Caen) : « La désignation des poissons dans les chartes et les textes de coutumes normands »
Les poissons sont fréquemment mentionnés dans les chartes normandes des XIe-XIIIe siècles, notamment à l’occasion de cessions de rentes en poissons ou de la répartition des fruits de la pêche. Les tarifs de coutumes des ports (XIIIe-XVe siècles) ou d’autres villes contiennent généralement des clauses concernant les taxes prélevées sur l’arrivée et le commerce du poisson. Le vocabulaire employé, s’il est relativement peu varié, permet d’identifier les espèces qui sont l’objet de la pêche et du commerce. La conservation de certains textes de coutumes en versions différentes contribue en outre à l’étude de l’évolution du vocabulaire du latin à l’ancien ou moyen français.

15h50 : Discussion

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