Les six premiers mois du nouveau quinquennal (2017-2021) s’achèvent et nous pouvons nous réjouir de la tenue d’un certain nombre de manifestations majeures, organisées ou coorganisées par le Craham : le IIe Congrès de l’Association pour les études Nordiques, le colloque international de Cerisy-la-Salle sur les Animaux aquatiques et monstres des mers septentrionales, le colloque annuel du groupe des paléopathologistes de langue française. Le séminaire « Éditer une source en XML/TEI » s’est prolongé par une seconde séance en janvier et fait désormais partie de la maquette d’une École Universitaire de Recherche « Édition et Document numérique » en projet commun avec la MRSH, mettant en valeur le travail et l’expertise acquise par tous les chercheurs du Craham impliqués dans les Humanités numériques. Mais nombre d’autres séminaires et journées d’études ont eu beaucoup de succès et témoignent de la vitalité des membres des trois thèmes et des deux axes de notre nouveau programme.

Les mises en ligne de la Bibliothèque virtuelle du Mont Saint Michel (en partenariat avec le Pôle document numérique de la MRSH de Caen) et du Carnet de recherche les Échos du Craham, ainsi que le passage de la revue Tabularia sur revues.org, sont également de belles réalisations, aboutissement des fructueuses collaborations entre les historiens, les historiens des textes, les archéologues et notre service revues et communication. Enfin, saluons le beau résultat du projet de nos paléoanthropologues au concours Têtes chercheuses, arrivé second et qui sera représenté l’année prochaine. Je vous souhaite un bel été.

 

Christine Delaplace

Directrice du Craham

Par Adrien Dubois

 

Le workshop « Toitures et matériaux de couverture au Moyen Âge et à l’époque moderne dans l’Ouest de la France », organisé par le Craham (Jean-Baptiste Vincent et Anne Bocquet-Liénard) à l’université de Caen Normandie les 22 et 23 juin 2017, se proposait de favoriser le dialogue entre différents acteurs de la recherche et de la préservation de ce patrimoine encore trop négligé. L’objectif a été atteint : ont été au rendez-vous non seulement des chercheurs et acteurs de différentes disciplines et de différents horizons institutionnels, mais aussi des artisans confrontés eux aussi à des questionnements sur les pratiques de leurs prédécesseurs. En outre, le format du workshop a permis des échanges spontanés et nombreux sur les avancées récentes de la recherche, ainsi que sur les efforts qu’il conviendrait de poursuivre.

 

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Après l’inhumation, l’intégrité de la sépulture peut être perturbée de multiples manières et notamment par l’intervention des vivants. En dépit du fait que la gestion de l’espace funéraire puisse être parfois responsable de ces bouleversements, elle n’est pas la seule raison poussant les hommes à remanier les tombes. Selon les lieux, les périodes et les espaces d’inhumation, les motivations sont très diverses. Les professionnels de l’archéologie sont régulièrement confrontés à ces remaniements dont l’interprétation est souvent fortement dépendante des conditions de fouille, des méthodes appliquées à l’étude des sépultures ainsi que des connaissances apportées par d’autres types de sources (sources écrites, ethnographiques, etc.).

L’objectif de la 9e Rencontre du Gaaf était d’ouvrir les discussions sur les remaniements de sépultures en s’interrogeant sur les motivations des vivants et les moyens dont dispose l’archéologue pour parvenir à leur compréhension.

 

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Par Thierry Buquet

 

Le colloque « Animaux aquatiques et monstres des mers septentrionales » a rassemblé au Centre culturel de Cerisy-la-Salle, autour du thème des créatures marines, des spécialistes de disciplines variées, soucieux de voir compléter leur propre réflexion par les apports d’autres domaines. La réunion a largement répondu à cette attente tant lors des débats que pendant les nombreuses discussions en anglais et en français lors des repas et des pauses, sous le bienveillant soleil de Cerisy. Le colloque était organisé par le Craham (Marie-Agnès Avenel, Brigitte Gauvin, Catherine Jacquemard, Thierry Buquet), avec notamment le soutien du Muséum national d’histoire naturelle de Paris (UMR 7209, représentée dans le comité d’organisation par Benoît Clavel, archéozoologue) et du GDRI Zoomathia. Les autres partenaires furent l’OUEN, l’université de Caen et Caen-la-Mer.

 

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En ligne depuis 2013, Nummus fait aujourd’hui peau neuve, suite à d’importants travaux d’amélioration des conditions de circulation et d’interrogation de la base.

 

https://www.unicaen.fr/crahm/Nummus/

 

Nummus, nom d’une célèbre monnaie romaine, est un programme de signalement numérique des découvertes monétaires étudiées par le service de numismatique (resp. P.-M. Guihard) du Centre Michel de Boüard — Craham (Université de Caen Normandie). Il a pour but d’établir un inventaire des sources issues de chantiers archéologiques des périodes antique, médiévale et moderne, mises au jour dans un espace géographique centré sur l’actuelle Normandie, tout en s’ouvrant à d’autres régions du Nord de la France (Bretagne, Picardie, Champagne-Ardenne). La nature complexe de la documentation archéologique n’est en effet que l’un des défis qui s’offrent désormais à nous pour retracer l’histoire monétaire dans toute son épaisseur et sa variabilité. Le programme Nummus entend ainsi présenter la monnaie dans un environnement précis, celui de son contexte d’utilisation. Par delà la mise à disposition régulière et entièrement en open access d’un ensemble de découvertes monétaires, Nummus est un outil innovant, qui s’appuie à la fois sur un large réseau de partenaires (INRAP, services départementaux de l’archéologie, musées, etc.) et sur un dispositif technologique qui facilite le traitement, la conservation, l’accès et l’interopérabilité des données de la recherche, en reposant sur une structure XML EAD permettant l’encodage de chaque degré d’information. 

Mercredi 14 mars 2018

Université de Caen Normandie

Journée d'étude soutenue par le Craham et le Laslar,

organisée par Marco Borea, Raphaëlle Hérout et Rosana Orihuela

 

Pier Paolo Pasolini a livré à son époque une œuvre choquante, qui n’a pas manqué de perturber ses lecteurs, spectateurs, œuvre dont l’onde de résonance reste à interroger. Très ancrée dans la société dont elle fustige les travers, l’œuvre de Pasolini est moderne, et ce même lorsqu’elle fait jouer une intertextualité antique.

Parmi les sources antiques qui traversent son œuvre – Œdipe, Médée, Oreste – le Miles gloriosus de Plaute occupe une place à part. En 1959-60, à la demande de Vittorio Gassman et Luciano Lucignani, Pasolini traduit l’Orestie d’Eschyle, traduction aussitôt suivie, en 1961, de celle de la comédie de Plaute, sous le titre Il vantone. Gassman souhaite poursuivre la collaboration avec Pasolini pour faire perdurer le scandale suscité par l’Orestie et porter sur scène le texte de Plaute. On sait que Gassman avait lui-même commencé cette traduction et, qu’en demandant à Pasolini de prendre le relais, il ne lui laisse que trois semaines pour la mener à bien.

Restée inédite en français à ce jour, la version pasolinienne conserve les personnages de l’original latin tout en en simplifiant l’intrigue. La polymorphie de la langue de Plaute se traduit en pastiche linguistique où les dialectes, le romanesco et le frioulan notamment coexistent avec l’italien.

 

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Le mérite de la redécouverte du  De abbatibus – ou  Chronique des abbés du Mont Saint-Michel (dont la partie primitive est due à Robert de Torigni) – revient au Professeur Thomas Bisson : c’est lui qui, le premier, a vu l’intérêt de ce document considéré comme perdu depuis l’« édition princeps » de Philippe Labbe (Novae Bibliothecae manuscriptorum librorum, Paris, t. 1, 1657, p. 350-352). Cette dernière, bien que très imparfaite, a été reproduite à l’identique dans la Patrologia Latina de l’abbé Migne (t. 202, 1855, col. 1325-1328) et a ainsi servi de référence aux historiens pendant plus de trois siècles. Thomas Bisson, professeur à Harvard et spécialiste de la crise du XIIe siècle, a étudié les folios 178r-181v du manuscrit 213 de la Bibliothèque patrimoniale d’Avranches à l’occasion de ses séjours en France. Il s’est fait en quelque sorte « l’ambassadeur » de ce texte auprès de ses collègues de l’université de Caen Normandie qui travaillaient sur l’histoire des origines du Mont Saint-Michel, montrant qu’il contenait des informations capitales sur les abbés de ce monastère. Au terme de ses recherches, Thomas Bisson a publié en 2010 une édition et une traduction anglaise du De abbatibus, précédées d’une importante introduction destinée à fixer les premiers jalons indispensables à la compréhension des différentes phases d’élaboration du texte (Bisson, 2010, p. 163-192).

 

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Par Fabien Paquet

 

Les travaux sur l’abbaye du Bec ont récemment connu des avancées significatives en France et en Angleterre, en particulier pour les XIe-XIIe siècles. On peut songer, notamment, aux écrits de Jean-Hervé Foulon sur Herluin et les débuts de l’abbaye ou à la journée d’études organisée par Véronique Gazeau et Grégory Combalbert (Université de Caen Normandie, Craham), à l’abbaye même, les 22 et 23 avril 2016 (elle a notamment été l’occasion d’un bilan archéologique fort précieux, présenté par Gilles Deshayes). Ceux-ci seront complétés par plusieurs publications dans les mois qui viennent : ainsi, un Companion to history of Bec sera publié chez Brill ; Stéphane Lecouteux (Craham) proposera bientôt une mise au point sur la bibliothèque médiévale de l’abbaye ; nous travaillons aussi, avec Stéphane Lecouteux, à de nouvelles propositions sur les annales du Bec. Lors de la journée d’études de 2016, j’ai annoncé quelques travaux à venir, menés dans le cadre de ma thèse et en marge de celle-ci, dont je souhaiterais proposer un court bilan d’étape, centré sur la chronique du Bec.

On appelle traditionnellement « chronique du Bec » un texte qui raconte l’histoire de l’abbaye entre 1149 (mort de Létard, sixième abbé, et élection de Roger [I]) et 1476 (mort de Geoffroi d’Épaignes, trentième abbé). Néanmoins, elle n’a pas été écrite par un seul auteur à la fin du XVe siècle : une lecture attentive et des croisements avec d’autres sources montrent que plusieurs phases d’écriture se sont succédé, qui sont compilées par un ou plusieurs auteurs à la fin du Moyen Âge. La chronique fait suite aux six vies d’abbés, composées certainement au XIIe siècle, après les morts d’Herluin, Anselme, Guillaume, Boson, Thibaut et Létard. En adoptant une organisation par abbatiat, au moins pour la période allant du milieu du XIIe au milieu du XIVe siècles, les auteurs successifs de la chronique maintiennent, à une ou deux exceptions près, un continuum pendant tout le Moyen Âge, ce qui est un cas unique en Normandie (même si nous conservons des annales qui couvrent l’ensemble de l’époque médiévale pour Saint-Wandrille par exemple).

Tabularia est une revue électronique consacrée à l’étude et à la publication des sources écrites des mondes normands médiévaux.  Elle est diffusée sur le portail Revues.org.

 

Derniers articles publiés

 

 

Presses universitaires de Caen
25 €
ISSN : 0765-0590
ISBN : 978-2-84133-840-5

 

Avant-propos. Hommage à Pierre Sineux

 

Dossier thématique : Approches historiennes des images. L’analyse et l’exploitation des documents iconographiques en histoire ancienne (i) Christian Mazet : La Πότνια Θηρῶν ou les frontières de l’Autre. Réflexion archéologique sur la signification d’une image homérique en Grèce orientalisante

 

Adrien Delahaye : Les satyres laconiens à l’aune du modèle attique

Gabriel de Bruyn : À propos du groupe statuaire impérial du théâtre de Bulla Regia. L’apport de la documentation épigraphique à l’analyse iconographique

Marie-Sophie Caruel : L’attitude des artisans gallo-romains à l’égard du travail manuel. Étude de l’iconographie lapidaire funéraire

Varia

Nili Alon Amit : Xenophon’s Virtue Personified

Matteo Deroma : Rilettura ed esegesi omerica alla Scuola di Gaza : il caso del Patroclus di Coricio

Eugenio Amato : Spigolature coriciane (IV)

Inédit

Paola D’Alessio : Aspetti della tradizione manoscritta di Coricio di Gaza (IV)

Comptes rendus

Résumés et mots-clés

http://www.unicaen.fr/puc/html/article1a8d.html?id_article=1028

Grâce à l’obtention d’une chaire mobile en septembre 2016 délivrée par le CELAT, Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions, et l’Université Laval, J. Soulat a été accueilli au Québec du 11 au 31 mars 2017.

Recherches sur le mobilier non céramique outre-Atlantique d’époque coloniale

Membre associé au Craham depuis 2008 et chercheur associé au sein du laboratoire d’archéologie historique/GRAUL de l’Université Laval depuis 2016, J. Soulat mène depuis 2013 des recherches sur l’étude du petit mobilier dans les contextes outre-Atlantique. Ces dernières ont permis de constituer des référentiels de sites et des corpus d’objets qui servent à l’élaboration de parallèles systématiques entre la métropole et les colonies. Dans ce cadre, avec le partenariat de l’Université Laval et le Craham, en collaboration avec A. Gelé (doctorante à l’Université Laval) et A. Bonneau (post-doctorante à l’Université Laval), un projet de recherche sur ce thème et centré sur les contextes coloniaux d’ Amérique du Nord, des Antilles et de Guyane a été développé. À travers l’étude de collections, ce projet a pour but d’essayer de percevoir l’existence d’une culture matérielle française à part entière aux XVIe-XIXe siècles et ainsi de différencier ces corpus de ceux originaires des autres pays européens (Angleterre, Allemagne, Pays-Bas ou Espagne).

Outre la recherche de parallèles, c’est surtout la diffusion de ce mobilier originaire de métropole et les questions autour de sa production avec la mise en évidence de possibles marques de fabrique qui intéressent les participants au projet.

 

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5-7 octobre 2017, Caen, Amphithéâtre du Musée des Beaux-Arts de Caen

(resp. P. Bauduin et L. Bourgeois)

 

Les objets des transferts culturels sont innombrables et leur étude est particulièrement importante pour comprendre les mondes normands aux frontières de la Chrétienté, dans le monde scandinave, en Europe orientale et en Méditerranée. Il s’agira aussi de réfléchir à l’organisation possible de nos connaissances, en évaluant la pertinence de cadres d’analyse proposés selon les catégories d’objets (matériels et immatériels), leur capacité ou l’aptitude à subir des transformations ou leur mobilité. Le colloque examinera également le rôle et l’implication des acteurs des transferts culturels de par leur statut ou leur fonction, mais aussi selon leur aptitude à initier ou promouvoir un transfert.

Par Sébastien Pauly

 

Depuis 2014, le Projet collectif de recherche portant sur les céramiques de raffinage du sucre – de canne, puis de betterave à l’aube du XIXe s. – s’attache à retracer, par l’étude de la culture matérielle, l’émergence, dès la fin du XVIe siècle, de l’ industrie sucrière, puis son essor sur la façade atlantique métropolitaine comme aux Antilles. Coordonné par Sébastien Pauly, il réunit des chercheurs appartenant à différentes institutions, et travaillant sur des thématiques variées, relatives aussi bien à l’histoire des Antilles, au commerce transatlantique, qu’à la production céramique (notamment, au Craham, Anne Bocquet-Liénard et Fabienne Ravoire).

La première triennale a permis d’effectuer une caractérisation céramologique de l’ensemble des groupes techniques rencontrés à l’échelle de la métropole et de la majeure partie des Antilles françaises, ainsi que la constitution de plusieurs référentiels – tessonnier, inventaire des marques de potiers, bases analytiques pétrographique et chimique – sur la majorité des principaux centres de productions céramiques historiquement reconnus (Sadirac, Orléans, Marseille, Les Saintes, la Guadeloupe), bien que l’ensemble de ces secteurs ne témoignent pas encore d’éléments archéologiques de production potière.

 

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Par Julia Pacory

 

Le mercredi 22 décembre 2016, dans la salle Crozet du CESCM à Poitiers, Astrid A. Noterman a soutenu sa thèse de doctorat d’Histoire médiévale intitulée : « Violation, pillage, profanation : la perturbation des sépultures mérovingiennes au haut Moyen Âge (VIe-VIIIesiècle) dans la moitié nord de la France ».

Dans le cadre de sa thèse (vol. 1 : 571 p., vol. 2 : 260 p. + CD), A. Noterman s’est intéressée aux perturbations anthropiques communément nommées « pillages » et très régulièrement observées au sein des nécropoles mérovingiennes (entre le VIe et le VIIIesiècle, en France). Les études traitant ce sujet sont très anciennes, parfois même obsolètes, et ont principalement été menées par des chercheurs étrangers, bien que ce phénomène soit largement reconnu par tous les archéologues et les historiens des textes. En effet, les chercheurs français sont très peu nombreux à s’être penchés récemment sur le phénomène du pillage des sépultures. Ces études anciennes associent à la pratique des réouvertures de sépultures des phénomènes tels que la cupidité ou le vol du mobilier le plus précieux,  qui peuvent constituer des incitations, ou au contraire, la peur des morts, qui s’avère dissuasive ; elles ne s’accompagnent toutefois pas d’études critiques et statistiques. L’objectif principal de ce doctorat était donc de mener une réflexion nouvelle sur ce phénomène tout en s’appuyant sur des données archéologiques et ostéologiques récentes, mais également sur les sources textuelles.

 

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Originaire de Caen, Noémie est titulaire d’un bac économique et social obtenu au lycée Charles de Gaulle à Caen. Après une année de droit, elle se réoriente en arts du spectacle (option théâtre) à l’université de Caen, pour obtenir une licence au bout de trois ans.

En parallèle de ses études, elle travaille comme vacataire au théâtre de Caen. Elle poursuit son cursus par un Master professionnel « Édition, Mémoires des textes », toujours à l’université de Caen Normandie. Ce Master est aujourd’hui une référence dans le domaine de l’édition numérique et scientifique. Il forme à tous les outils de la chaîne éditoriale tels que la correction ortho-typographique, l’encodage en XML, la création de maquettes sur InDesign… Ce Master aborde tous les aspects du monde du livre (éditorial, esthétique, économique, juridique, etc.) de manière approfondie, ce qui permet aux étudiants de deuxième année de créer leur propre livre avec la collaboration de plusieurs enseignants.

 

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Par Grégory Combalbert

Vendredi 9 décembre 2016, Université de Caen Normandie

Devant une assistance nombreuse, Élodie Lecuppre-Desjardins, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lille III et présidente du jury, introduit la séance.

Laurence Jean-Marie entreprend d’abord de rendre compte rapidement de l’ensemble des principaux éléments de son dossier d’HDR, qui témoignent d’un parcours long.

Le dossier s’intitule « La Normandie, les villes et la mer (XIIe-début du XIVe siècle) ». Conformément aux exigences habituelles, il comprend trois éléments : un mémoire de synthèse (ego-histoire : « Un parcours d’enseignant-chercheur en histoire »), un recueil de publications témoignant de l’orientation des recherches de la candidate depuis 10 ans (« Entre Normandie et Angleterre : élites urbaines, ports et gens de mer »), et un mémoire inédit sur « Le prince, la Normandie et la mer (milieu du XIIe siècle-1204) ».

Évoquant d’abord son mémoire de synthèse, LJM rappelle qu’elle a veillé, depuis qu’elle est devenue maître de conférences en 1998, à ne négliger aucun aspect de son activité : l’enseignement, la recherche et les tâches collectives parfois chronophages. Son mémoire de synthèse met en connexion, pour ce qui concerne la recherche, l’ensemble des travaux réalisés (en particulier le recueil de publications et le mémoire inédit), en tenant compte des inflexions que ceux-ci ont connues depuis dix ans. À l’origine, LJM est en effet spécialiste des sociétés urbaines et des dominations sociales. Elle s’est particulièrement intéressée aux « élites secondes » par comparaison avec la grande aristocratie. Les inflexions des dernières années sont liées à la volonté de donner corps à ces élites, au-delà des éléments caractérisants et normatifs. LJM a cherché à accéder aux activités de ces élites. Il est pour cela possible de suivre deux pistes : les rapports avec les niveaux supérieurs de la société et les activités économiques. LJM a porté une attention soutenue à l’espace, au sens de territoire économique et administratif, où vivent ces élites. Elle a pour cela mobilisé des sources riches mais complexes, comme les coutumiers. C’est sur ce chemin intellectuel qu’elle a rencontré la mer, qu’elle a fini par traverser pour mener des recherches en archives sur l’autre rive de la Manche. La mer s’est retrouvée au cœur de ses recherches.

 

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Cécile Lagane, Les meubles et l’ameublement du VIe au XIIIe s. en Europe occidentale : archéologie, iconographie, textes, thèse de doctorat, dir. Luc Bourgeois (Craham), soutenue à Caen le 12 décembre 2016

 

Mon travail de thèse est une étude croisée du mobilier meublant à partir de tous les types de sources disponibles pour le chercheur en sciences historiques. Trois corpus de données ont été rassemblés à cette fin, constitués de 253 objets bien datés, plus de 1000 images sur des supports variés et environ 450 citations issues de la littérature narrative vernaculaire et latine, ainsi que des actes de la pratique et sources normatives. Cette approche pluridisciplinaire permet d’établir un portrait le plus complet possible de ces objets du quotidien. Il s’agit en effet de dépasser les simples descriptions stylistiques dont les meubles médiévaux ont jusqu’ici fait l’objet et de les considérer dans leur intégralité. J’ai opéré, d’une part, une approche morphologique et technique des méthodes de fabrication des meubles, en particulier concernant les assemblages et les matériaux employés. D’autre part, j’ai voulu replacer l’objet dans son contexte d’utilisation, en mettant en avant les diverses manières d’employer les meubles et leurs variations géographiques, chronologiques et sociales.

Au commencement de ce travail, il a fallu prendre soin d’éviter les écueils dus à un projet à la géographie et à la chronologie ambitieuses et à des types de sources variées ayant chacune leurs spécificités. Les disparités entre les corpus, et au sein même de chaque corpus, rendent ainsi souvent difficile une étude pluridisciplinaire croisée, puisque les sources elles-mêmes ne sont pas toujours concomitantes. Toutefois, ce travail a mis en avant de nombreux éléments et a donné des résultats qui pourront être approfondis par la suite.

 

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Par Thierry Buquet

 

Dyrin n’est pas un acronyme : c’est un mot issu des langues scandinaves, le pluriel de dyr, qui signifie « animal ». Le projet Dyrin vise à la constitution d’un corpus de textes relatifs à la connaissance de la faune arctique et subarctique de l’Antiquité tardive jusqu’à 1600. L’axe principal sera la transmission des savoirs zoologiques sur cette faune encore mal connue avant les explorations de l’époque moderne.

En contrepoint des recherches menées sur l’histoire de la faune exotique africaine et asiatique, le travail sur la faune du Grand Nord permettra de mieux connaître un exotismezoologique venu du froid, pour des animaux encore plus mal connus que la faune du sud, la zoologie antique n’ayant transmis que très peu d’informations à leur sujet.

 

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Jeudi 20 juillet

« Le Cotentin des Vikings »

Le phénomène des diasporas scandinaves en Cotentin à la lumière des recherches actuelles

è Valognes, Hôtel Dieu

 

Jeudi 3 août

« Lessay et l’art roman du Clos du Cotentin »

L’essor de l’architecture religieuse romane et la question de la circulation des ateliers de bâtisseurs dans le Cotentin du XIIe siècle

è Valognes, Hôtel Dieu

 

Jeudi 31 août

« La statuaire de la Renaissance en Cotentin »

Une période critique de la production et de la consommation d’images à l’aube de la crise iconoclaste des années 1560.

è Valognes, Hôtel Dieu

 

Tarifs des visites :

Plein tarif : 4,00 €

Demi-tarif : 2,00 € (étudiant et pers. sans emploi)

Moins de 18 ans (sauf chasses au trésor) : gratuit

 

Renseignements :

Pays d’art et d’histoire « le Clos du Cotentin »

21, rue du Grand Moulin

50 700 VALOGNES

tél. 02.33.95.01.26

Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

Blog : http://closducotentin.over-blog.fr

 

Directeur de la publication

  • Christine Delaplace, directeur du Craham

Rédacteur en chef

Comité de rédaction

  • Cécile Allinne, maître de conférences en archéologie métropolitaine
  • Thierry Buquet, ingénieur de recherche en analyse de sources
  • Adrien Dubois, membre associé du Craham, chercheur indépendant
  • Juliette Dupré, technicienne de laboratoire
  • Brigitte Gauvin, maître de conférences en langue et littérature latines
  • Julia Pacory, doctorante

Crédits photographiques

Sauf mention contraire © Craham, Centre Michel de Boüard, UMR 6273 (CNRS – Université de Caen Normandie)

 

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